‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 81 sur 308 · EXPÉRIENCES DE VOLTA · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE VOLTA

Volta n'admit pas la théorie proposée par Galvani, et, remarquant que Texpérience ne réussit bien que quand l'arc est formé de deux métaux, il pensa que la cause première du phénomène était le contact de ces deux métaux.

Il fallait prouver que le contact de deux métaux tendait à faire naître une force électromotrice. Volta imagina alors Télectroscope condensateur, plus sensible que l'électroscope ordinaire à feuilles d'or, et voici quelques-unes des expériences qu'il réalisa :

I** Il prit une double lame, zinc-cuivre (yî^. 86); tenant le zinc d'une main, il toucha avec le cuivre l'un des plateaux de

l'électroscope, en faisant communiquer l'autre avec le sol par l'autre main. Supprimant alors la communication, il constata que le plateau touché par le cuivre était électrisé négativement.

2" Faisant la même expérience, mais en tenant, cette fois, le cuivre dans la main et en touchant avec le zinc le plateau de l'électroscope, il ne constata la présence d'aucune charge. Dans l'hypothèse où le contact de deux métaux suffisait à établir entre eux une différence de potentiels, il était facile d'interpréter ces deux expériences.

En effet, s'il y avait une différence de potentiels au contact du zinc et du cuivre, le potentiel du zinc tenu à la main étant zéro, on pouvait conclure de la première expérience que le potentiel du cuivre était dû à une charge d'électricité négative.

La seconde expérience s'interprétait aussi facilement : la différence de potentiels au contact du zinc et du cuivre tenu à la main était la même que celle du zinc et du cuivre du plateau. Le cuivre tenu à la main étant au potentiel zéro, le cuivre qui forme le pla-

GOURANTS ÉLECTRIQUES. iSq

teau devait être aussi à un potentiel nul, et Ton n'observait pas de charge.

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