LOI DU CONTACT OU DE VOLTA
Volta, du reste, a mis en évidence par d'autres expériences encore l'existence des forces électromotrices de contact :
Il prit deux plateaux, l'un de zinc, l'autre de cuivre, tenus par des manches isolants, et à l'état neutre; il les mit ensuite en contact l'un avec l'autre, après quoi il les sépara {fig- 88). II constata que le zinc était électrisé positivement, le cuivre négativement. Cette expérience est le point de départ de recherches plus précises qui ont été exécutées depuis, surtout dans ces dernières années^ nous décrirons plus tard ■r celles de M. Pellal.
1 I Nous représenterons toujours par le sym-
! bole A I B la différence de potentiels que l'on
rencontre en allant de A vers B ; par B | A celle que l'on rencontre en allant de B vers A. Le principe de la conservation de l'énergie exige que l'on ait
^ a^piigp^irag^M.iiL-i'" '"l'P^
AIB = -B I A.
COURANTS ÉLECTRIQUES. l4l
En effet, imaginons un circuit fermé, formé de deux arcs, l'un en zinc, l'autre en cuivre. A l'un des points de contact, il y a la force électromotrice A | B. Si, en parcourant le circuit, on ne rencontrait pas, à l'autre point de contact, la force électromotrice — A I B, la somme des forces électromotrices n'étant pas nulle, il y aurait mouvement continu d'électricité dans le circuit; donc il y aurait production de travail sans dépense d'énergie, ce qui est contraire au principe de la conservation de l'énergie.
Nous pouvons donc considérer comme vérifiée expérimentalement la loi de Volta ou loi du contact :
Au contact de deux corps hétérogènes quelconques il existe une différence de potentiels, qui ne dépend que de leur nature et de leur température et qui est indépendante de la forme, des dimensions des corps, de V étendue des surfaces en contact et aussi de la valeur initiale du potentiel sur chacune déciles.