DÉPERDITION DE L'ÉLECTRICITÉ
Les GOTps i Lectriség suspendus dans l'air par un isolant perdent .t\rr le temps une partir de leur charge; cette déperdition a observée et étudiée par Coulomb : elle constituait, en effet, la plus grave difficulté de ses méthodes expérimentales de mesure; elle s'effectue par l'isolant* qui serl de support, et par Pair.
i " Parte par l'air- — Coulomb étudie d'abord la perle par l'air, et, pour ceUj il SCU lient la balle lixe de sa balance avec 1111 isolanl aussi parfait que possible, De Louchant la sphère que par la p petite surface possible, de façon que la déperdition puisse enti» iin ni être attribuée à Pair environnant.
Les deux balleségales. étant chargées par contact, se repoussent sous l'effet d'une torsion totale de 1600; on diminue alors la tors de 3o'\ «I l'un compte exactement au bout de combien de temps les balles se trouvent de nouveau à ao°; ce temps était dans celte expérience de trots minutes, au bout desquelles la torsion toLale n'élai] plus, pai conséquent, que de l3oaJ la force répulsive moyenne él dé 1 4-V'j la diminution de la force répulsive était de ro° par minute. On renouvelle cette même expérience i*t 11 1 que la charge des balles est suffisante, el Ton rem arque que le rapport de la force électrique perdue à la forée totale est représentée, pour une même série, parle même nombre. Ainsi la perte de Péiectricité par unité de temps esl proportionnelle à la charge électrique; si l'on appelle Q la charge, f/l la variation de temps pendant laquelle sTelïeclue la perle «le
charge dii, on a
dQ
ou
~ 1ÏÏ
m dt
iraQ,
ce qui exprime que la vitesse de la déperdition est proportionnelle à Ja charge; d'où enfin
♦ .nu* m — DiSTnuu tm\ niM hi.iTiuN. BTtTBB EXPi-:ni.\iEN T \i i 17
que les charges varient en | quand les temps varient en progression arithmétique.
Les répulsives < lr par suite, les angles de torsion T, I ,,
M ls soni donc liés aussi par une relation analogue
I \„e-nt.
Il est facile «le voir que
1. 1 esl proportionnel a Q*, Tf à QJ, puisque les balles gales el chargées au contact et puisque T ci T0 soni mesurés J» distance constante; on a Jonc
Perte par les supports. — &.yanl suspendu dans sa balance
fortement chargée d'électricité et soutenue par on long
. Coulomb observa que la perle de charge, d'abord beaucoup
plus prompte, lorsque la densité est considérable, qu'elle ne devint
~ï elle était uniquement produite par le contact de l'air, par*
Di, lorsque la densité électrique île la balle est réduite, a être pré-
f la même que lorsque la perle 'ksi totalement due à l'air. \ ce moment) il dît que l'isoloir isole parfaite méat,
m p port isolant, qui ne peut isoler une forte charge, en isoler une plus faible; 011 peut, par suite, essayer de déun support de longueur donnée, quelle est la chai m moment où il commence à isoler parfaitement.
de Coulomb sur ce sujet Pont conduit à admettre
♦ jue tes quantités d'électricité quun même fil peut isoler soni
rtion nettes à la racine carrée de sa longueur*
nparant ensuite les charges qui peuvent être isolées par des
fils I' gomme laque et par des Dis de soie de même longueur et de
mètre, il a trouvé que la gomme laque isolait dix fpis
que Ja soie.
Malheureusement, ces expériences n'ont pas la généralité que leur attribuait Coulomb; les coefficients de déperdition varient non lement avec la forme des corps, maïs aussi avec la nature et la n des corps voisins; la balance ne peut donc servira déterminer le coefficient de déperdition d'un corps qui serait soustrait a lie influence extérieure, puisque les charges induites sm la bail une influence dans la détermination de ce nombre.
ié en
KLKCTRIC-ITK STATIQUE
I >\niu es physiciens oui étudié ces questions complexes, mets le> réstiIlaU auxquels ils sont arrivés ne présentent pas uu accord son t, el nous bornerons l'élude de ce phénomène & l'analyse rap&dj »l ne nous venons de faire du Mémoire classique de Coulomb*