INSUFFISANCE DES NOTIONS PRÉCÉDENTES
Les notions de quantité eL de densité électriques que nous v< d'acquérir sont-elles suffisantes pour que nous puissions notisn * ■ a < 1 1 - ■ compte «le tous les faits d'expérience que présente l'électrici équilibre? S'il en était ainsi, l'élude de l'électricité statique se nerait aux considérations précédentes; mais il est facîh* de ^ < ■ î r de nombreux phénomènes, et des phi s simples, nécessitent déminent rinirodm tion d*un nouvel élément
Supposons une grande sphère électrisée el Louchons-la, en ni point quelconque, avec un plan d'épreuve forint" d'une peiild sphère que nous portons ensuite dans la balance de Coulomb dont l'aiguille mobile soutient une sphère pareille; notons, après la torsion nécessaire pour maintenir les boules a une distant
Djiis une deuxième expérience, nous établirons une communication lointaine par un fil long et Gn entre on poinl quelconque de la grande sphère, possédant par hypothèse la même char) ta sphère d'épreuve placée d'avance dans la balance; à celle grandi disl iMci'. il o \ aura pas de phénomène d'influence, La boule tuohils est maintenue éloignée pendant la communication, puis on couptf le til conducteur; les deux sphères de la balance sont amenées au contact et I on mesure la répulsion à la même distance &■
L"s d.'iiv résultats obtenus dans ces mesures faites, l'un* contact direct, l'autre par communication lointaine, sont absolu ment différents.
Cependant, dans les deux ea^, ta torsion est indépendante du point touché ; <-lle reste constante.
Remplaçons, dans ces essais, la grande sphère par un ellipsoïde; la méthode de la sphère d'épreuve nous donnera des angles de tor-
i variables avec le point touché, plus grands pour les extr^rai An grand a\o, plus faibles but l'équateur, parce qu'en ces points les densités sont différentes; la seconde méthode donnera au contra résultats absolument invariables, quel que ^<ul le point de la surface touché par le Jïl de communication; tout se passe comme si la tJi>iri billion était uniforme sur l'ellipsoïde aussi bien que sur la sphère.
CHAP. II!. — DISTBIBUTION. DÉPEBDITIOX. ÉTUDE EXPÉRIMENTALE. ><J
Si nous considérons enfin un cylindre isolé soumis à l'influence d'un corps électrisé et présentant une plage chargée d'électricité positive et une plage chargée d'électricité négative, la méthode de la communication lointaine ne nous permettra pas de les distinguer; la déviation restera encore constante, quel que soit le point louché, même s'il est placé sur la ligne neutre, et elle sera toujours produite par de l'électricité de même signe que celle du corps influençant.
Ces exemples montrent que ni la quantité totale d'électricité répartie sur un corps, ni la densité de ce fluide au point touché ne sont exclusivement les causes de l'écoulement de l'électricité dans la petite sphère; dans le premier cas, en effet, la charge totale, la densité restent identiques, et, dans le mode de charge de la sphère d'épreuve, sa distance à la source change seule; dans les deux derniers cas, la densité sur l'ellipsoïde ou le cylindre varie en chaque point, et la charge de la petite sphère reste identique quel que soit le point touché.
La loi de partage ne dépend donc pas seulement de la valeur des masses électriques, mais aussi de leurs distances mutuelles : on voit ainsi clairement la nécessité d'introduire un élément nouveau fonction à la fois des quantités et des distances. Cette notion nouvelle, qui joue le rôle principal dans les partages des masses électriques, est celle de potentiel électrique des conducteurs.
Sa définition résultera de l'étude des propriétés dynamiques du champ électrique. Nous montrerons toutefois que cette notion du {K>lenlicl, basée sur des considérations analytiques, n'est pas une pure conception abstraite, mais qu'elle est susceptible d'interprétation physique.
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