ÉLECTRO-AIMANTS
Ce Cul Aragoqui découvrît, en i8aOj l'aimantation par les i m\ Il remarqua qu'un fil de cuivre traversé par un courant attirail la limaille de fer doux comme l'eût fait un véritable aimant; le lil, ploi dans la liinaîlle, s'en chargeait tout autour et acquérait, par* addition, un diamètre conaidétuMe.
11 fil alors passer un rourant dans un lil placé perpendiculaire à une aiguille d'acier, qui se trouva aimantée; enfin, avec \m] il imagina d'enrouler le (il en Indice et de placer l'aiguille d l'intérieur,
Ampère adonne la règle qualitative de cette aimantation en disant que le pèle ttonl f%\ à l 'extrémité de l'hélice, devant laquelle on voil le courant eirculci' en sens inverse des aiguilles d'une monti esl donc à la gauctlé du courant.
En changeant le sens delà rotation {Jig* a5l), on détermine à
volonté des pôles con- "**' 2Jt* séquents, en \1
m^,£mA= clx,',n,,l;■• ,<",;n"; '"j-
cliqua \rago d, - [.• début de Bi
Si le barreau esl ai
fer doux, son aimantation cesse avec le courant; elle persisb
Fi g. 232.
contraire s'il est d'acier : c'est le meilleur et le plus énergique pmcédé d'aimantation
CIIAP. VI. — ÉLECTROMAGNÉTISME. 337
En plaçant un barreau de fer doux dans Taxe d'une bobine parcourue par un courant intense, on constitue des électro-aimants, soit droits, soit en fer à cheval (Jig- 25**).
Dans ce dernier cas, l'enroulement F,g* 253,
du fil autour des deux nojaux est représenté par \% fig. 253, qui rappelle que, f n / fsl
lorsqu'on regarde le pôle nord, le courant paraît circuler en sens inverse des aiguilles d'une montre.
Mous allons introduire, dans le cas actuel, les constantes dont nous avons donné la définition lors de l'étude du magnétisme.
Cas d'une bobine longue. — Prenons une bobine longue, de section intérieure S, comprenant /*, tours de fil par unité de longueur el parcourue par un courant d'intensité I. Le champ, à l'intérieur, sera uniforme et aura pour valeur
,TC = 4irn,I.
Plaçons à l'intérieur' et concentriquement un barreau de fer doux Je sections S, il aura une intensité d'aimantation «5
A z-= JtJC = 4ic/t,£I,
t élant sa susceptibilité magnétique. L'induction magnétique V\> sera exprimée parla formule
lJbr= fl3e ^ (1-4-4 1eA-)3C,
tJi> = 4^"i[aI -- 4ir/li0 -- 4w^)ï»
L le flux de force 0 qui traverse la section totale S sera
4> — . 4ll/ï| fJLÏS.
Ce Lie formule est très importante, car le flux de force $ est une uanlité dont la mesure expérimentale est réalisable ; on pourra donc insi mesurer le coefficient d'aimantation jjl. Connaissant 4u, on en éduira
'est le principe d'une méthode de mesure de la perméabilité ma- 'nétique.
Le flux développé dans la bobine droite s'échappe latéralement
comme celui qui sort d'un aimant; il sort en majeure partie par l'extrémité nord pour rentrer par la face négative après s'être épanoui à travers l'air.
Au moment où le courant est admis dans les spires d'un électroaimant (ou d'un solénoïde) le champ magnétique est créé, il y a donc une dépense d'énergie, mais une fois cet effet produit le champ persiste sans qu'il y ait de dépense de la part du courant autre que celle qui correspond à l'effet Joule dans les résistances qu'il Ira- ' verse.