‹ Leçons de physique généraleChapitre 327 sur 383 · ÉLECTRODES SANS POLARISATION · texte numérisé non relu

ÉLECTRODES SANS POLARISATION

En 1870, Paalzow indiqua ce fait qu'une électrode de zinc amalgamé n'éprouve, dans une solution d'un sel de zinc, aucune polarisation sensible. De là résulta un dispositif d'électrodes sans polarisation.

Une semblable électrode consiste en un flacon E à trois tubulures (fig. 356) rempli d'une solution concentrée de sulfate de zinc. Dans

Fig. 356.

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l'une des tubulures plonge un bâton de zinc amalgamé Z; dans la deuxième, une baguette de verre; dans la troisième, un siphon S terminé par une portion capillaire recourbée.

Pour amener le courant à l'extrémité d'une colonne liquide, on plongera celte extrémité dans une auge A remplie du même liquide. Un vase poreux P plonge également dans cette auge : il est rempli de sulfate de zinc en solution concentrée et reçoit l'extrémité S du siphon d'une électrode impolarisable de Paalzow, E, dont le zinc Z sera relié à l'un des pôles d'une pile.

La propriété signalée par Paalzow pour le zinc amalgamé a été généralisée par M. Lippmann qui a énoncé le principe suivant : un métal quelconque ne se polarise pas dans une solution d'un de ses sels; on pourra donc, par exemple, intercaler dans un circuit une résistance liquide, sans avoir à redouter la force électromotrice de polarisation, une colonne de sulfate de cuivre dissous, par exemple, pourvu qu'on ait soin d'amener le courant par des électrodes en cuivre : c'est le principe d'un appareil ingénieux, le rhéostat à liquide.

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