MÉTHODE DE M. LIPPMANN
Cela posé, voici le principe de la méthode imaginée, en 1876, par M: Lippmann.
Le liquide dont on veut étudier la résistance est contenu (fig* 357) dans un large tube cylindrique AB et le courant lui est amené d'une pile P par deux électrodes de platine A et B.
Fig. 357
Quelle que soil la polarisation électrodes, les surla
équi potentiel les dans l'intérieur de AB sont des plans parallèl bases A et B, Donc il suffira de prendre le potentiel en de n h de la surface latérale : on sera sûr qu'il serti lé n LOS to
lion passant par ces points.
Plaçons en a et h les extrémités de deux fils de platine commuai
quant aux deux bornes d'ui sensible; l<* circuit entre ces fils m n'étant jamais fermé, ils n'éprouveront, M a et 6, aucune polarisation et la d de leurs potentiels sera proportions la résistance liquide x comj et é. On aura donc, en appelant i I iutt-u site du courant,
d'autre part, le circuit de la pile contii une résistance connut CD. Soil R leur; prenons la différence de potenti à ses deux extrémités, à l'aide et I
tromrti r Nu us avons
r'=Ri\
d'où nous tirons, en divisant | i et a) membre à membre.
Dans la pratique, M. Lippmann supprime les iils de platini cl les remplace {fig* 358 ) par deux trous capillaire
l omm un iq tient avec deux tubulures a, [3, remplies du même liquida En plaçant dans ces tubulures les tubes de deux élecli fW
rUation, on peut prendre les potentiels en a et />, sans craindre un
CIUP. vin. — MEScnRS. 46g
polarisation qui pourrait se produire si, par hasard, le fil m se trouvait réuni au fil n,
5t la méthode de M. Lippmann qui a permis à M, lïouty de
es résistances liquides une élude dont nous parlons [dus loin
avec détails; voici la furine sous laquelle elle a été appliquée par lui.
Le liquide à étudier est enfermé {fig* 35g) dans un tube enroulé
Fïg. 35*
en spirale, plongeant dans un bain à température constante. Ce tu luest terminé par deux entonnoirs À, B.
A l'aide de deux siphons gros et courts, les entonnoirs communiquent avec deux vases poreux, pleins du même éleclrolvle, et ces vases poreux, dont un seul est visible à droite, sur la figure, sont plongés eux-mêmes dans des auges C contenant une solution concentrée de sulfate de zinc. On amène le courant à ce sulfate de zinc par des électrodes de zinc amalgame plongeant en C, et Ton prend le potentiel de chacune des auges par des électrodes sans polarisation; le tube capillaire de Tune d'elles est figuré à droite. La résistance des vases poreux et des gros siphons est si faible* relativement à la résistance du liquide contenu dans le serpentin, que l'erreur qu'on < omrnel en négligeant ces résistances faibles n'atteint pas 1 millième. L'électromètre employé est rélectromèlre capillaire de NI. Lippmann accusant une différence de potentiels de -t- *00 de voit.
De plus, 81. Bouty ramène chaque fols l'élcctroniche au zéro en m pensant la force éiectromotrice , qu'il mesure à laide d'une )éri\alioii prise sur le circuit de 1 danîell et variable à volonté, Il emploie à cet effel une disposition spéciale.
Kl « 'M M V«,
Le danicll auxiliaire D ïg) comprend dans s< hi -
première boite île résistance*. H, Je iouoo ohms, et à la su seconde batte identique \IV Les communications rang
de l'armi que. le ila nie II l> su il m opposition avec Il
matrice E que l'on étudie] sur l'électroatètre capillaire L,
Supposons qu'on ail enlevé toutes les clefs de la botte M. el contraire toutes I. le \1\ soient en place; La rés
do G in ii il principal est de IOOO& ohms, et la force électrom prise en dérivation esl nulle. Si mois enlevons de la botte M\ Il clef marquée 5o, pour la porter dans le trou 5o de la botte II, U résistance toute restera bien la même, puisque nous retranches d'un coté ce que nous ajoutons de l'autre; seulement ta (<•«
IromoLricc prise en dérivation sera -,-,T<T7rïr l'e danïell. On irai ainsi des clefs de MN en H jusqu'à C€ que I eleetromèlr. i zéro, ïl suffit alors de lire le nombre d'ohm 8 repi sur H par
les clefs <jue Ton a plantées, ou lur MN par les clefs qui inaiiqoenl |H>uraviM!\ en dix-millièmes de daniell, la valeur de la fori molrice chercliée.
Remarquons, en passant, combien cette méthode el ce di>| expérimenta] réalise ni la conception théorique d'une m équilibrée : la force électro motrice, estimée par la lecture <!• Es b résistances, donne le |<^)|l> de daniell» c'est-i-din j prèS|
le — M'MHt de volt; c'est justemenl cette fraction qui exprima lui i ié de l' électrom être employé : si donc l'équilibre <si étal déplacement d'un ohm d'une boîte à l'autre correspondra i un cemanl d'une division dans l'instrument*
De plus, non seulement la résistance totale des deux bol la même, mais encore le nombre de fiches enfoncées dao* trous est constant. Toutes les conditions se I nouent donc réalisée le mieux possible pour assurer l'invariabilité de résistance lolale.