‹ Leçons de physique généraleChapitre 345 sur 383 · EXPÉRIENCES DE M. PELLAT · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE M. PELLAT

(appelons d'abord le principe sur lequel reposent toutes ces

: es.

Prenons un condensateur hétérogène [Jig* 3^4) formé de deux plateaux, Fuu de zine, l'autre de cuivre, réunis par deux fils, aussi de fcinc et de cuivre, dont le contact est en M . Dans ces conditions, le condensateur Zn

Ï charge; c'est l'expérience de \ olto, Pour mettre cette charge en éviînce, coupons le circuit en M et Oignons les deux plateaux l'un de l'autre; leur capacité, qui e>l ni raison inverse de leur distance, ira en diminuant, et comme, en livrai, le potentiel est le rapport de la charge à la capacité, celle-ci 1 mi en diminuant, la différence de leurs potentiels pourra devenîi

considérable pour être ac« usée par un électroroèti On ne mesure ainsi que la Jorce étectromutri* <■ de CQTUaçtappa* nie entre le zinc et le cuivre.

Eu effet, les plateaux <le cuivre et de sine sont séparés par une ouche d'air formant diélectrique et don' lous n'a vo ils pas le droit 1 B. - U. 3a

$92 i IMUlQCe ET MAGXrraBS.

de faire abstraction, Consid< reste l'air comme fermant k

circuit : te contact du zinc et du i

Ions la force éleclromolriec de contact entre deux métaux symbole RJ | M\ nous aurons un circuit qui sera le siège de trob forces électrorootrices de contact : la force Cu|Zo en M, la Co | Air au premier plateau, et la force Air | 7a\ au second plateau La force éleclronvotrice totale sera donc la somme algébrique de tous ces tenu

Vir^Air.Zii.

nous interposons dans le circuit des Gis métalliques à la même température, ils ne causeront, d'après la loi de Voila, aucune modification BOX extrémités, et la forée résultante sera toujours FJ;.* Comme nous ne savons pas si Ton a

Cu | \ir — Air Zn,

cl que rÎ0H n'indique, a priori, que celte relation ait lieu, on voit Ijûe l'on aura

Zn ; Cu.

Voici maintenant la description des expériences de M. Peilai ;

Le principe de la méthode de mesure consiste i opposer i la force éteclromotricc étudiée une force électromotrice susceptible de (Tune manière continue et toujours connue exactement, jusû .piM y ait compensation exacte. On se sert pour cela d'un corde : entre l'extrémité du (il correspondant au *éro de I tnm et le curseur existe une différence de potentiels proportion a la distance qui les sépare, et qu'une simple lecture sur la la il connaître immédiatement.

Soit (a) la, différence de potentiel au contact que l'on veut supposons le ftl de jonction coupé eu un point et introduis les <leu\ extrémités du CI ainsi coupé une force électrom à l'aide du rhéostat compensateur; la différence de potenl les deux métaux deviendra [a e\\ faisons varier e jusq it f h, un aura a . el comme e est connu par une lecl

« sera connu avee la même précision relative.

La 5 représente le dispositif Je l'expérience. I' el l"

les deux plateaux; D esL une pile de deux éléments, 11 un mètre de Hankel, dont la pile de charge est représentée en -n

Lie pile esta la Terre). Les communications soni établie comme l'indique la ligure; m est une lame vibrante servant i

GHAP. Vfcl. — MESURES. 4<)3

ou à couper la communication au point où elle se trouve. Le rhéostat R sert à régler l'intensité de courant, de façon que, si le curseur C avance de imm, la force électromotrice augmente de 70W de latimer-clark entre K. et C, et, par conséquent, entre les deux plateaux.

Fig. 375.

„ Soi

^iiji|i|i|i|i|i|i|i|i|ik ^

Compensateur*

Rhéostat

D'après l'équation (1), la force électromotrice apparente doit dépendre de l'état des surfaces en contact avec l'air : c'est ce qu'a constaté M. Pellat.

Ce physicien a pris comme terme de comparaison un plateau de laiton doré : pour définir l'état de la surface d'or, il Ta lavée à l'alcool et frottée avec du coton jusqu'à ce que ce coton restât absolument net : il l'abandonnait ensuite pendant trente minutes pour permettre à l'effet produit par l'alcool de disparaître.

Résultats. — Toute altération, même faible, de la surface de contact du métal et de l'air altère le résultat, c'est-à-dire la valeur de (a).

L'écrouissage a une influence considérable. La présence, même à courte distance, d'un autre métal, modifie assez la surface primitive pour qu'elle donne une autre valeur de (a).

La nature du gaz interposé, sa pression ont une influence sensible sur la valeur (a), mais le rapport — de l'écart produit à la valeur totale est toujours faible : il ne dépasse jamais ~.

Voici la courbe qui représente les variations avec la pression.

l-.lh» r*ICI i IISHE,

gène, où le rapport — est un peu pi»; qifai

l'uni- donner une idée de l'influence de l'étal de la surface, dirons que la valeur de | 0 I, en volts, pour le sysfc exemple, égale à o>ij pour une surface ;■ peine écrouie, pas! valeur 0,-22 quand la surface est écrouie par le frottement d'un papier d'émeri.

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