MESURE DES FORCES ÉLECTROMOTRICES DE CONTACT VRAIES
M. Kl lai a réussi à mesurer la différence vraie des potentiels de deux métaux au contact de la façon suivante :
Considérons l'appareil a écoulement par lequel M. Lippu a montré la réversibilité des phénomènes électrocapitlaires courant \ prend naissance tant que le mercure coule* On aoonk ce courant en introduisant dans le circuit une force électromolrice qui polarise la petite surface de mercure sans polariser la moins d'une façon appréciable; on trouve que L force i
mut esl égale à o*<lïl,Q7 (nombre sensiblement égal ï trouvé par M. Lippmann pour la force électromolrice qui rend Q muni la constante capillaire
Dans ces conditions, la couche double enlre la petite stirfac* mercure et F eau acidulée est nulle. Donc ces deux substai aux mêmes potentiels* La différence de potentiels de la gr face C de mercure non polarisée et de l'eau acidulée est o
I hi remplace ensuite le mercure par 1 quide,etron trouve ainsi que la force électromolrice \ amalgame et Peau acidulée esl presque nulle mVu1 to *
On construit enfin une pile di>ni les électrodes sont le mercure el
l'amalgame de zinc séparés par l'eau acidulée, avec pôles de platine : celte pile a comme force électromotrice i volt, 44- Or, on a la relation
E = Pt ] Amalg. -f- Amalg. | Eau -+- Eau | Hg -» • Hg | Ht.
On a trouvé auparavant
E = i,44, Eau | Hg = o,97, Amalg. | Eau = — 0,02; on en déduit
Pt | Amalg. — Pt | Hg = ovoU,4o
ou, d'après la loi de Vol ta,
Hg| Amalg. = o™8f 495 donc le mercure présente sur l'amalgame de zinc une différence de potentiel égale à ovol,,49«
Ainsi, dans cette pile, la différence de potentiels entre le liquide el le métal attaqué esta peu près nulle, tandis qu'elle est considérable entre les deux métaux.
Cas d'un métal et d'un liquide; cas de deux liquides. — Pour obtenir la force électromolrice de contact, entre un mêlai et un liquide, M. Hankel a repris la méthode du condensateur hétérogène, en prenant comme plateau inférieur la surface libre d'un liquide contenu dans un large récipient, et comme plateau supérieur un plateau de cuivre. Mais ces mesures sont très incertaines, car il est impossible de tenir compte de la vapeur émise par le liquide, qui entraîne une cause d'erreur considérable.
Pour mesurer les forces électromotriecs vraies de contact entre deux liquides, MM. Blondlot et Bichat ont utilisé la propriété du maximum de la constante capillaire.
Ils ont formé une pile à l'aide de deux masses de mercure surmontées par les deux liquides étudiés. Soient L et L' ces deux liquides, la force électromolrice de la pile ainsi étudiée est c - Hgi L-.-L| IJ-t-I: | IIî:.
On détermine séparément, comme nous l'avons vu plus haut, les Forces Hg | L et L' | Hg, et l'on obtient ainsi la force électromolrice vraie L | L'.
Ces physiciens ont trouvé ainsi que la force électromolrice vraie entre l'eau acidulée et le sulfate de soude au p„ est oroll,'22fi (NaO, SO3 positif .