DEUX ESPÈCES D'ÉLECTRICITÉ
uni oji observe attentivement les phénomènes (F attraction des
ps par un corps électrisé, on ne larde pas à être frappé
d*u u-i un i particulière. Si l'on prend un gros bâton de ré-
joureesement frottée! qu'on lui présente de la sciure de b<
il l'attire aussitôt; mais on constate bientôt que des grains de sciure
al violemment jejetés loin du bâton qui tout à l'heure les attirail;
leur trajectoire e si normale à la surface qu'ils quittent. Le contael
donc suivi d\ine répulsion ; ce fait fut observé par Otto de Gue-
rîcke, bourgmestre de Magdebourg.
Pour mieux étudier ces attractions et répulsions, nous prendrons un onducteur très léger, une balle de moelle de sureau sus*
pendue â un support très léger lui-même et isolant : un lit de cocon; petit appareil s'appelle éledroscope. Dansées conditions, si BOUS prochons de la balle de sureau un bâton de verre, la balle est attirée; touche le verre, mais est au>sitoi repoussée. La balle, étant ûductrice, a pris, par contael avec le verre, une partie de son électricité. Il faut donc admettre que deux corps chargés d'électricité ayant la même origine se repoussent,
M. ils celte balle, éleclrisée par du verre, nous constaterons aussi
qu'elle est attirée par un bâton de résine. L'électricité de la résine
-t donc pas de même nature que celle du verre. L'expérience
inverse le prouve d'ailleurs 1res bien. Les anciens électriciens avaient
déjà enregistré ce fait et admettaient l1 existence d'une électricité i itrée
l'une électricité résineuse. Tout corps qui ne présentait de l)
ni de l'une, ni de l'autre, était appelé par eux corps a Vétat neutre,
Lie distinction de il eux électricités est due à du Fay3 physicien
s, qui a énoncé la loi qualitative suivante : Les électricités de
noms se repoussent; les électricités de noms contraires
Mirent.
jourd'hui, on a substitué aux mois vitrée ei résineuse les noms d'électricité positive et d'électricité négative.