‹ Leçons de physique généraleChapitre 51 sur 383 · CONDENSATEURS · texte numérisé non relu

CONDENSATEURS

Nous venons d'acquérir la notion de capacité électrostatique; dous avons vu, à l'aide de cette notion, que, si nous électrisons un corps isolé au moyen d'une source au potentiel V, la charge atteindra une limite Q donnée par la relation

Q = GV,

C étant la capacité électrostatique du corps considéré.

Mais si, pendant que nous électrisons le conducteur isolé, nous en approchons un autre, les phénomènes changent, la limite de charge est reculée. Nous pouvons d'abord, d'une façon tout élémentaire, nous rendre compte de ce phénomène.

Considérons deux plateaux iso-

^Mt/fc- 40-

Prenons l'un d'entre eux seulement, A par exemple, et chargeons-le à l'aide d'une machine, le plateau B étant placé très loin. Le ^ potentiel, pour un point intérieur de A, est

Les choses étant ainsi, supprimons la communication du plateau A avec la machine et approchons le plateau B isolé. Il se produira des phénomènes d'influence. La charge positive placée sur A décompo- C. et B. 5

sera le fluide neutre de B, attirera vers elle le fluide négatif et repoussera sur l'autre face le fluide positif.

Le potentiel au môme point prendra donc une nouvelle valeur

Les termes négatifs l'emportent sur les positifs, parce que r est plus petit que r" \ donc on a V< V. Le potentiel a donc diminué. Mettons maintenant le plateau B en communication avec le sol: l'électricité positive va s'y écouler; tous les r* vont devenir extrêmement grands ; le terme ^.^r sera donc négligeable, et nous aurons pour expression du potentiel

Donc V" est encore plus petit que V7; a fortiori est-il inférieur | à V. Or, on a Q = CV; la charge est restée constante, le potentiel a diminué; donc tout se passe comme si la capacité avait augmenté.

Dès lors, si nous remettons le plateau A en communication avec I* machine, il pourra recevoir une nouvelle charge d'électricité positive qui le portera du potentiel V" au potentiel V.

Le système de deux plateaux que nous venons de considérer c§l réalisé dans la pratique sous la forme classique du condensâtes1' d'OEpinus, et l'on appelle condensateur, en général, un systèrne de deux conducteurs en présence dont l'un communique avec u**e source et l'autre avec le sol ; celui qui communique avec la sour^* se nomme le collecteur y l'autre le condensateur.

Le calcul direct de la modification apportée à la capacité d'**1 corps conducteur par le voisinage d'un autre conducteur, compliq** dans le cas de corps de forme quelconque, est beaucoup plus simp ' quand on se place dans certains cas particuliers. Nous allons traita d'abord le cas de deux sphères concentriques.

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