MESURE DES CAPACITÉS
Dfap que nous avons vu, la capacité (Tune sphère dam l'air
est , dans le système électrostatique, par le même nombre
qu* on.
De là résulte* un moyen co ni mode employé par Çaveudîeh en 17- 1 3ur comparer entre elles les capacités de deux conducteurs,
conducteurs était une sphère de 1% pouces ~> lignes,
au milieu de sou laboratoire; la capacité C était donc nuflft •-
Rquei le au ravon exprimé en centimôtr
Cela posé, prenons un condensateur de capacité inconnue x\
la sphère à un potentiel connu \ , le condensateur à uu
we potentiel connu V, en mettant son armature externe en corn-
n,Ur»i' ce la terre; puis faisons communiquer la sphère avec
nie interne <lu condensateur; il s'établit un potentiel Huai U
*°***é par la relation
^ GV *\
d'où
KL» l itï: STATIQLE.
On connaît donc la capacité x, si Ton sait mesurer l , el Pon a OUI méthode générale pour comparer à la capacité C une capai conque.
Caveudish construisit d'abord deux condensateurs plans de mémi capacité que celle de I;* sphère; il gratta les armatures de I Un deux jusqu'à ce que l'on cul .r = Cf et fit de niême pour l'autre, II construisit ensuite un troisième condensateur de capacité à aC en employant la même méthode de comparaison; puis un condensateur de capacité 5C, puis un de 10C, deux de suivant le même ordre que celui de l'étalonnage des boîtes de poids.
Il pouvait dès lors réaliser à volonté une capacité quelconqu connaître, par la méthode précédente, la valeur d'une capacité donnée en fonction de la capacité C qu'il avait choisie et posée arbitrairement égale à l'unité.
Par exemple, soit un condensateur quelconque A V ( // - . --
Fig. 77.
nous voulons savoir si sa capacité est supérieure ou inférieure à celle d'un des condensateurs étalonnés, le condensateur BB'. On met les deux armatures externes A ri 11 au sol, et les deux armatures internes en communication avec la même source d'électricité posi live; les deux appareils sont ainsi chargés au même potentiel.
l'ig. :s.
Cela fait, on supprime les communications de À' avec B' et le sol, de A el de H entre eux, et l'on réunit A a B el I» • A 1 fig. -
CI1A1». IV, — ItKSl rft08TATIQl B8.
capacités sont égales, les deux condensateurs sont complète-
i» ut déchargés; si (AA') a une capacité supérieure à celle de (BIV),
saieur (AU') conservera de l'électricité positive; ou s*en
assurera à 1 aide d'un électromètre. Ce sérail l'inverse si la capacité
BB1 tait la plus grande.
Étalons de capacité» — On a besoin, pour toutes ces mesures, réaliser d'une faenu courante des condensateurs étalonnés comme i\ qu'employait Caveodish.
Pour avoir des condensateurs théoriquement parfaits, On devrait
prendre des condensateurs a lames d'&ir; mais leur capacité n'est pas
assez grande, et Ton emploie, pour avoir de grandes capacités élec-
sta tiques sous de petits volumes, des condensateurs formés de
aes de mica sur chaque face desquelles sont collées des feuilles de
pîer d'élain. Toutes les armatures externes sont réunies entre elles
i une borne marquée terre. Les armatures internes communiquent
►eut à des blocs de cuivre portant gravée la capacité du
ideosateur correspondant (Jtg* 79 . Une barre ÀB, à laquelle
fS**+fSSSr fSSfSSL+WSA *SffJArfJWS*ï*r*Sf**?Sf*SA IM/ft
-hJ
AU
►util, par un fil fin, la source d'électricité positive qui sert à diarl'appareil, peut communiquer avec ceux des condensateurs que à l'aide de clefs coniques. Par exemple, pour réali par l.i ii capacité 8, je mettrai une clef entre (AB) et [ Vi, une
clef entre \JB) et l'un des bines (2), uae clef entre (AB) et le marqué 4erre étant relié aux conduites dY au. La manipulation <h^ condensateurs de mica se complique du ph< it.iiii'M «les charges, M. Boutj a étudié longuede charge et de décharge de condensateurs de mica. I) a conclu que la charge absorbée entre le temps 6 et 0 -f- / par un ur qui s'est longuement reposé est identique au résidu
Il6 ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
rendu libre entre 9 et 8 -4- t sur le même condensateur chargé pea-. dant un temps très long, et que cette charge résiduelle est proportionnelle à la force électromotricc de la pile de charge sans l'élreàlt capacité.
On ne peut donc considérer les subdivisions d'un condensateur de mica comme proportionnelles à leur valeur nominale que pour une seule durée de charge ou de décharge, et l'emploi d'un condensateur étalonné doit, par suite, être précédé d'une étude minutieuse de l'instrument.