CHAPITRE X
MACHINES ELECTROSTATIQUES.
68, - MACHINES k FROTTEMENT.
i° Machine de Ramsden. — Les machines éleciriques appartiennent à deux types : les machines à frottement et les machines à influence
Au xyiiT siècle, les machines à frottement étaient les seules employées] très riidimcntaîrcs an début, comme la première imaginée par Otto de Guéri cke, elles se composaient d'une sphère ou d'un cylindre de matière isolante, soufre, résine ou, plus tard, verre, que l'on faisait tourner- on j exerçait un frottement a 1rs mains ou avec des coussins de cuir. On les perfectionna par l'adjonction d'un collecteur formé d'un cylindre métallique d'où parlait une chaîne métallique qui venait se terminer tri de li* surface Crottée et recueillait i*électricîté,
Ramsden construisit, dès cette époque (1766), une machin» parfaite pour qu'on ait pu la conserver jusqu'à nos jours comme lypr di> machines à frottement sans y apporter *\r modification sensible*
La machine de Ramsden {Jig. 84) consiste en un plateau circulaire en verre, aussi peu hygrométrique que possible, que Ton petit faire tourner autour d'un axe horizontal à l'aide d'une manivelle* Ce plateau frotte entre deux paires de coussins de cuir soutenus aux extrémités du diamètre vertical et mis par des bandes dé tain et des chaînes métalliques en relation avec le soi ; coussins sont recouverts de différentes substances qui constitua en réalité le corps frottant et dont la plus employée est le bisulfure d'élaiu ou or massif; on peut faire usage également de amalgames pulvérulents d'étain ou de zinc; dans tous les cas, <>/r fixe ces corps sur le cuir à l'aide d'un peu de suif»
Si Ton fait tourner le plateau, le verre prend une charge d'élsfr-
CHAI». X. — UUHIMS tCLECTftOSTATIC"
litire, ei l'électricité négative développée simultanément sui coule dans le sol. Celte partie de l'appareil «
stiiue le producteur, Les antres pièces qui formcni la machine ont r l»ul de recueillir l'électricit Oppée mit le plateau.
A cel effet, aux deux extrémités du diamètre boriaontaJ se trouvent deux doubles peignes formés de poioi.es métalliques tours vers le plateau et qu'os appelle 'os mâchoires; elles sont reliées
Fig. 8j,
talliquement à de grands cylindres de enivre terminés par des
spli tièces, qui forment le collecteur, sont soutenues par
- cylindres de verre. Quand le plateau chargé positive ni eut
dans son mouvement de rotation, entre les mâchoires, le
de celles-ci élanl décomposé, l'électricité négative
aie par les pointes et ramène la surface du plateau à l'état
neutre; le Quîde positif est au contraire repoussé dans les rollec-
teur*. |j > mêmes. effets se reproduisent incessamment pendant I;»
•n du plateau; cependant la charge que l'on pourra obtenir
boutée au moment où l'action de l'électricité positive du col-
Ilj ftL» TOI Fit STVTIVJI •!■:.
lecteur contrebalancera exactement l'action du Baide positif du plateau sur le lîuide neutre «1rs point
fi
2r> Machines diverses. — Les machines de Van Marum {fig. 85 » ei de Nairne {fig* 80) sont des machines qui permettent de re-
Fig. 86.
cueillir les deux électricités. Ou conçoit que si, au Heu de relier les coussins d'une machine de Itamsden au sol, on les reliait à des cv-
CHJU». X< — MAMIIMS II H TUn>ÎYN> 1^3
lindres hergertienl d'électricité négative. Lo
machine de Van Marum est une machine à plateau qui réalise conditions; la machine «le Nairne e>l une machine a cylindre. On i construit des machines de ces divers types de dimensions
coïi les. Le plateau de celle du Conservatoire des Vrts et
Pïf, 88,
Métiers a lw,85 de diamètre; le plateau d'une machine analogue,
appartenant à l'Institut polytechnique de Londres, a 2mt2fj. Ces
ni donner des étincelles de près de om,7 de Ion-
nr produisant de véritables détonations.
Le frottement de la vapeur d'eau produite dans une chaudière à
peur contre uu ajutage étroit de sortie produit, comme Ta montré
Armsirong, de l'électricité; Faraday a fait voir que L'électricité était
nîte particulièrement par le frottement des gouttelettes d'eau
dnées par la vape or Contre les parois des aju chicane, par lesquels elles s'échappent {fîg> 87). La Serve l'électricité négative, la vapeur en Irai ne la positive, recueilli' sur un peigne relié à un collecteur; 1ns machines construites d'après ces principes ne donnent pas des étincelles pin* longues que les précédentes, niais elles peuvent en fournir un coup plus grand nombre dans le même temps. Toutefois, leur lunettOMtement cesse rapidement d'être satisfaisant, à cause de lagi quantité de vapeur que ces appareils lancent sans cesse dans la où on les expérimente.