‹ Leçons de physique généraleChapitre 85 sur 383 · MACHINES A INFLUENCE · texte numérisé non relu

MACHINES A INFLUENCE

i° Électrophore» — Le type le plus simple des machine influence est IVlcclrophorc dû à Voila (Jïg- 89).

Sur un g&tean circulaire de résine on d'ébonite, coulé dans m ^ moule en bois ou en métal, on pose un plateau métallique ou formel d'un plateau de Lois recouvert d'une laine d'étain et que Ton peuU soutenir a l'aide d'un manehe isolant. On charge l'isolant d'électrv- G i t é n éga 1 1 v e e n I e fra p pa n t oblïquemenl Fip* 89* une peau de chat ou de la soie, et l'on pose

?? sur lui le plateau métallique don l la I

Heure se couvre par influence d'électricité positive, tandis que l'électricité négativi repoussée sur ta face supérieure d'où on la f ^.^— '■ .--J ^ fait écouler dans le sol en en touchant un j^r^^^*^^*^™?) point quelconque avec la main. Si Ton soulève alors le plateau, il reste chargé d'électricité positive» on peut en tirer uue étincelle; en le posant de nouveau sur le gâteau de résine! on peut renouveler un nombre illimité de fois la même série d'opérations dans le même ordre. Un électrophore de o"\ro de diamètre peut donner des étincelles d'un demi-centimètre de longueur.

Dans certains appareils, le moule métallique porte une cheville de laiton qui traverse l'isolant et dont l'extrémité plane louche la face inférieure du plateau mobile et permet ain>ï à IV1, < 1,

alive de s'éconler dans le sul sans qu'il soit nécessaire de toucher le plateau avec le doi^t.

a° Replenisher de Lord Kelvin. — La fig. \y* représente os petit appareil à peu près en grandeur naturelle. Il se compose de

CHAP. \. — MACHINES ÈLECTROSTATtQIJES.

lecteurs À, B destinés à être chargés d'électricité de in mis Contraires, A pMMim-menl par exemple; ce son! deux portions d'un cylindre métallique soutenues verticalement smi1 dea isolants et laissant entre elles des fenêtres C et D.

À I întét îeur, un ha»3 en ébonite, coïncidant avec l'axe da cylindre «apporte deux plaques métalliques P, Q, légèrement courbai, symétriquement placées, isolées, el qui, dans leur mouvement <1

il. tiennent toucher alternativement quatre ressorts métallique-. A, <:, ri; a et b sont places au milieu de A et B avee lesquels ils mmœiuniquent, c et d communiquent entre eux et sont placés diamétrale oient en face des fenêtres C, D.

Fig. i)o.

jue la rotation ait lieu dans le sens de la ùi

le une faible charge inili.il» positive; au nt où lJ et c sont en contact, P e*l chargée par influe i le fluide positif e*l chassé dans le conducteur 1 Q est donc chargée positivement; le mouvement de rota* il ann ne alors P en contact de 6, par l'intermédiaire duquel

légalité à 15, et 1 ) en contact avec a t auquel il c positive, qui s'écoute sur L Lorsque lient

d* harpes qu'elles prennent sont p et négative*, et,

ile, la même série de phénomène* te reproduira dan* le même

barges positives el néga A et B vont d

h augmentant. 11 est facile d* comprendre qui-, si le n ment de rotation se faisait en sens inverse, le* charge* de A de B, au lieu d'augmenter, diminueraient,

II semble nécessaire 1 ,morc*r ceUe machine en donnant une

initiale positive i \ : nuis, le pin* souvent, I appareil a ton*

senê une charge résiduelle, et il suffit que Tan des conducteur! ne

CHAP. X. — MACHINES ÉLECTROSTATIQUES. I27

Pour mettre cette machine en activité, il faut, après l'avoir soigneusement desséchée, mettre les pôles en.contact, faire tourner le plateau et communiquer ensuite une charge à Tune des armatures ; il suffit pour cela de la toucher avec une plaque d'ébonite frottée ou de décharger à sa surface, à l'aide d'une pointe, une petite bouteille de Leyde ou même un électrophore. Aussitôt on entend un bruissement très caractéristique, on éprouve une résistance plus grande à faire tourner la machine, et, si elle est dans une salle obscure, on observe les phénomènes lumineux suivants : à l'un des peignes sont de petites pointes lumineuses; ce peigne est négatif; de l'autre, qui est positif, part une nappe lumineuse violacée qui semble en 1 quelque sorte couler des pointes et remonter sur le plateau mobile ; en sens contraire de sa rotation; si Ton vient à séparer alors les deux j pôles, on voit jaillir, d'une façon continue, entre ces deux sphères, j à courte dislance (icm), plusieurs étincelles brillantes enveloppées , d'une lueur violette; à plus longue distance, une aigrette noyée dans une lueur violette en forme d'oeuf ; si Ton augmente par trop cette distance, brusquement, tous ces phénomènes disparaissent : la machine est déchargée.

Ce mode de décharge en aigrette tient à la faible capacité des conducteurs : on peut le modilier complètement en augmentant cette capacité; mais, pour arriver à ce but, au lieu d'accroître la surface des conducteurs, ce qui a l'inconvénient de conduire à la construction de machines volumineuses et pesantes, on réunit les deux pôles de la machine respectivement aux armatures intérieures <le deux bouteilles de Leyde, E, F, dont les armatures extérieures communiquent entre elles par une lame métallique, ce qui forme un réservoir électrique de grande capacité. L'échange électrique entre les deux pôles cesse alors d'être continu, les étincelles qui jaillissent sont blanches, très lumineuses et bruyantes; elles se succèdent à des intervalles réguliers, d'autant plus fréquemment que la distance des pôles est plus faible et que la vitesse de rotation est plus grande.

La plupart des machines de ce système sont doubles. Deux autres plateaux étant placés symétriquement, les plateaux fixes au milieu, *es plateaux mobiles en dehors entraînés par le même axe, les Peignes sont alors, comme dans la machine de Ramsden, en fer à cheval, les fenêtres et les armatures sont en regard, et celles qui sont voisines ont une charge de même signe. Il suffit de charger, comme précédemment, Tune quelconque des armatures pour amorcer la

Fi?. rj3.

machine; les étincelles qu'elle peut donner ne sont pas plus longues, mais elles sont plus nombreuses.

On peut donner de la marche de cette machine l'interprétation suivante : l'armature A. {fig. g3), électrisée négativement, détermine par le peigne voisin P un écoulement d'électricité positive, qui se répand sur le plateau mobile et en couvre la moitié inférieure, au bout d'une demi-rotation, pendant que le fluide négatif repoussé va s'écouler par l'autre peigne P' et couvre, par conséquent, l'autre moitié du plateau. Ces électricités arrivant devant les armatures réagissent à leur tour; l'électricité positive de la partie inférieure du plateau détermine un écoulement du fluide négatif par la pointe du papier/?', et l'armature A' est chargée positivement. Elle réagit à son tour sur le peigne voisin P' et détermine un nouvel écoulement d'électricité négative sur la partie supérieure du plateau pendant que le fluide positif repoussé va s'écouler par P. Cette même série de phénomènes se reproduit continuellement dans le même ordre pendant la rotation de la machine. Ainsi félectrisation des armatures et, par suite, celle du plateau augmenteront jusqu'à ce que les pertes de l'appareil viennent contrebalancer la production d'électricité ; et, pendant celte première période, les armatures PBB'P' seront traversées par un courant d'électricité négative, allant de P en P', et par un courant d'électricité positive suivant la marche inverse; si | ,.11 -,1 piiie alors les boules \\ et IV, la première étant chargée néga- Imiiiriil, l«i M-rninle positivement, des étincelles jailliront entre ces ibtix sphères. M les armatures sont reliées à des condensateurs. | ciiui elle m- jaillira que lorsque la machine aura fourni une charge .ulii-.-uiic pour porter ces capacités au potentiel qui convient à la ,li >l nu c explosive.

| , 1, uni -im-iiiciiI du sens de la charge sur les deux moitiés du |,lti..tu mobile est la condition même du fonctionnement de la mi. luiii 01 il cm produit par l'électricité provenant, d'une part, ,1. I niiltu'iii * des armatures sur les peignes et pendant la marche, ,1 .mu p.ui, de I millième des deux boules lilV; mais celte dernière

Page 1