‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 124 sur 244 · CHALEURS SPÉCIFIQUES DES ATOMES · texte numérisé non relu

CHALEURS SPÉCIFIQUES DES ATOMES

Les nombres qui précèdent suffisent pour confirmer d'une manière très-nette et la loi de Dulong et Petit et celle de M. Neuman. M. Regnault est allé plus loin : il a voulu chercher si dans des séries de composés chimiquement analogues, quoique n'ayant pas même élément électro-négatif, la similitude des formules , n'entraînerait pas celle des chaleurs atomiques. Et, en eflFet, les résultats que nous groupons dans le tableau n" 3, prouvent qu'il en est souvent ainsi.

Tableau n" 3.

vT«„o w^»e e„«e«»««»^.* CHALEUB SpiciFIQUE

NOMS DES SUBSTANCES. ^^ j^ ^^j^^^,^^

! Ohlornpe de formule ïiCP Ii7 00

[ Bromure de formule RBr'..... 12100

' lodnre de formule RI> 12000

Nitrate de potaèse A^O^K^O 302 6

Chlorate dépotasse Cl^O^K^O 321 0

Nitrate de Laryte Az^O^haO 248

Hétaphosphate de chaux PO^GaO 248

Sulfate de potasse SO^KîO 207

Chromate de potasse. .i.i.-.î.. CrO^E'O.;. .;..;..; 229

Ainsi , l'égalité des chaleurs spécifiques des atomes des corps ^'mples, l'égalité des chaleurs spécifiques des molécules composes analogues et de même formule , sont des faits "qiie l'on ne aurait révoquer en doute; mais il faut bien remarquer que la Vérification expérimentale de cette égalité ne comporte pas une '^gueur absolue. Souvent, d'après les tableaux précédents, entre ^es produits qui devraient être identiques , on trouve des difl'é- ''ences qui peuvent s'élever à un dixième de leur valeur moyenne, Ces différences sont trop faibles pour infirmer la loi, mais elles Sont beaucoup trop fortes pour pouvoir être attribuées à des erreurs d'observations.

M. Regnault les attribue à l'influence qu'exercent sur la chaleur spécifique des corps, 4° la température à laquelle ils sont soumis ; 2*> le degré de cohésion et la structure qu'ils affectent.

Ces deux influences sont en effet très-notables : la première a été découverte par MM. Dulong et Petit; la seconde a été signalée par M. Regnault. Et comme elles constituent deux faits importants dans la théorie de la chaleur , nous allons rassembler dans les tableaux suivants une série de nombres qu\ \es rcveVVcvvV ^w Menée.

3U CALOBIHfTBll.

ont employé successivement deux procédés que Rumford avait

indiqués.

L'un de ces procédés n'est, à proprement parler, qu'une application de la méthode des mélanges. Nous le décrirons d'abord.

Le gaz, primitivement chauffé à une température connue T, très-\oisirie de 400", passe dans un serpentin étroit qui fait un grand nombre de révolu tiens dans l'inlérieur d'un petit vase plein d'eau EE' (fig. 968). Bn circulant lentement dans cet appareil, il se

refroidit, et la chaleur qu'il abandonne étant exclusivement employée h chauffer le calorimètre, peut se déduire aisément d^ l'élévation de température que ce dernier éprouve. Soit en effet M le poids de l'eau employée et p celui qui équivaut â l'appareil lui-même avec l'agitateur (fig. 359] et le thermomètre qui doivent y être contenus; soient enfin t et t' les températures initiales et finales marquéei par ce dernier.

(M -f- p) [(' — () eiprime, abstraction faite des influences enté- Heures, la chaleur totale gagnée par le calorimètre ; si maintenant le serpentin a une \on?,uev« cowfltïvïWiv. , X-s tgn. wv wsrt

Page 1