EXPÉRIENCES DE MM. DELARIVE ET MARCET
Dans les expériences que nous venons de décrire il y a toujours une certaine incertitude sur la température initiale T Le tube où le gaz s'échauffe n'arrive pas jusqu'au calorimètre, et MM. Dela- •X)che et Bérard ne croyaient pas apprécier sûrement le refroidissement que le gaz éprouve dans le tube de verre intermédiaire, njême en y plaçant le réservoir d'un fin thermomètre. Pour faire disparaître cette incertitude et se débarrasser en mome temps des
t« Nous avons déjà indigné que ponr Je faibles eicès de lempët^lw^^ \^ N\Vî^i^s><^ 'i»» r^imàjssement d'un même corps varie proportionnel lemenl ài ces e\tfe&»
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erreurs qui proviennent de réchauffement que le calorimètre éprouve sous l'influence des causes étrangères à celle dont or veut mesurer Tinfluence, MM. de la Rive et Marcet ont expéri mente d'une façon directement inverse de celle qu'avaient adoptéi MM. Delaroche etBérard.
Le calorimètre était primitivement chauffé à 45 degrés au-dessus de la température de Tenceinte, et le gaz introduit dans son intérieur à la température ordinaire en accélérait le refroidissement. Or on conçoit bien qu*en observant la vitesse avec laquelle celui-ci s'opérait pour un même excès de température 0, tantôt sous l'influence des courants de gaz et tantôt après leur suppression, on pouvait arriver à en déduire les chaleurs spécifiques absolues des gaz ou encore leurs rapports à celle de l'air.
MM. Delarive et Marcet ont surtout envisagé la question à ce dernier point de vue : voici comment ils ont conduit leurs expériences et comment ils les ont calculées d'après les indications de M. Dulong.
Le calorimètre chauffé à 4 5 ou 20 degrés au-dessus de la température de l'air, était porté dans une enceinte noircie intérieurement et rigoureusement maintenue à la température extérieure /; on faisait rapidement le vide dans l'enceinte, et l'on observait le refroidissement du calorimètre à l'aide d'un thermomètre dont la tige sortait au dehors. La série des observations permettait de calculer l'abaissement de température qui avait lieu en un temps très-court, 1" par exemple, lorsque l'excès de température était 6. Soit V cet abaissement.
On faisait ensuite des déterminations toutes semblables, mais en transmettant à travers l'appareil des courants de gaz différents. Soient v' et v" les nouvelles vitesses de refroidissement du calorimètre. Soient de plus P et P' les poids des gaz écoulés dans le même temps; puisqu'ils s'échauffaient d'un même nombre de degrés 6, les quantités de chaleur qu'ils prenaient à l'eau étaient entre elles comme ?x et PV, x et x' étant leurs chaleurs spécifiques. D'une autre part, ces quantités de chaleur sont évidemment proportionnelles aux différences v' — t?, v" — v, on avait
Px v' — — v donc zrr- = —n » équation de laquelle on pouvait déduire
le rapport de x èi x' ,