CHALEUR DE FUSION
de Feau que Ton maintenait suffisamment chaude à laide d'une lampe placée au-dessous.
En réglant convenablement cette dernière, on pouvait maintenir indéfiniment le calorimètre à une température constante et voisine de 50*.
M. Ed. Desains a vérifié par un autre procédé l'exactitude de ia valeur qu'il avait assignée, d'après les expériences précédentes, à la chaleur latente du phosphore.
Un poids connu de ce corps était fondu sous une mince couche d*eaa, puis abandonné à un refroidissement tranquille. Lorsqu'il se trouvait refroidi à 30" environ, on le solidifiait brusquement à l'aide d'une légère agitation ; la température de la masse remontait aussitôt , et l'on pouvait , en observant sa valeur finale, en déduire la chaleur dégagée pendant la solidification. Cette cbatear, en effet, avait été employée à réchauffer d'un nombre de degrés connu un poids de phosphore également connu , et puis quelques accessoires dont le poids et la capacité calorique, ou si l'on aime mieux la valeur en eau, étaient déterminés à l'avance.
n faut bien remarquer que dans l'application de cette méthode, on n'a pas à se préoccuper de savoir à quel état physique le phosphore se réchauffe, puisque, solide ou liquide, il possède la même capacité.
Chaleur spécifique du potasnum, etc. — Recherche» de X. Aegnault. La détermination de la chaleur spécifique du potassium présentait de grandes difficultés à cause de l'impossibilité où l'on est de mettre ce corps en conlact avec l'eau ou plus généralement avec tout liquide capable de lui fournir l'oxygène. M. Regnault est parvenu cependant à résoudre le problème. « Il
< refroidissait le métal dans l'acide carbonique solide, et détermi- « nait l'abaissement de température qu'il produit sur une certaine
< quantité d'huile de naphte renfermée dans un petit calorimètre. « Hn faisant une opération toute semblable sur un poids connu « de plomb, on déterminait le rapport entre les chaleurs spéci- « fiques du potassium et du plomb considérés dans les mémos « circonstances de température. »
Ce rapport a été trouvé égal à 5,40, d'où Ton déduit 0,1655 pour chaleur spécifique du potassium , car la chaleur spécifique du plomb est égale à 0,0306.
M. Regnault a déterminé également les chaleurs spécifiques que le mercure et le brome possèdent à l'état solide à des températures très-basses. Après un séjour suffisamment prolongé dans un bain d'acide carbonique soUde qui marquait — T[ ,T ^>\ V\v^\momètre à air, ces corps étaient plongés dans uw ca\ovm^Vvft ^
360 GALORIMÉTBIE.