DÉCHARGE SPONTANÉE
Les mêmes phénomènes se reproduisant à chaque nouvelle étincelle , on voit que le nombre de ces derniers pourra servir de mesure à la charge de la batterie.
Aeeherehei de MX. Barrit et P. BîeM. — En faisant un USage
convenable du procédé électrométrique que nous venons d'in^quer, M. Harris d'une part, M. P. Reiss de Tautre, sont parvenus à résoudre quelques questions intéressantes dont nous allons donner un aperçu.
Ils ont d'abord établi que la quantité d'électricité dont on doit charger un condensateur pour que l'étincelle éclate spontanément entre ses deux armures, doit croître proportionnellement à la distance des points entre lesquels jaillit le fluide électrique. Ils ont fait voir ensuite, que si on laisse constantes et la charge absolue et les autres conditions de Texpérience, la distance explosive est inversement proportionnelle à l'étendue des surfaces du condensateur.
Il n'est besoin de rien ajouter à ce que nous avons dit à la page précédente, pour faire eemprendre comment, dans des recherches de la nature de celles que nous rapportons, la bouteille de Lane sert à la mesure des quantités d'électricité mises en jeu. Quant aux distances explosives, pour les déterminer avec certitude, il suffît d'appliquer à la batterie, ou plus généralement au condensateur dont on fait usage , une disposition identique à celle qui permet dans l'électromètre de Lane de faire varier la distance des boules qui sont en communication avec les deux armures.
La nature du gai dans lequel jaillît Tétincelie ne parait pas modifier considérablement la distance d'explosion spontanée lorsque le condensateur et la charge restent les mêmes.
Enfin il résulte encore des travaux de M. Riess que la conductibilité de l'arc conducteur qui joint l'intérieur de la batterie à la boule de décharge n'exerce pas d'influence sur la distance explosive qui répond à une charge donnée. Elle en exerce au contraire une très-grande sur la proportion de fluide qui reste sur la batterie après l'étincelle.
Dans les expériences qui ont révélé ce fait à M. Riess, quand l'arc conducteur était métallique, la batterie , après Félin-
celle, ne conservait plus que les 75 de sa charge primitive. Ell(
en retenait au contraire les r^ quand la communication aval été établie par une co\oni\e d'eavi»
BÉCHAR6S8 PA.R ÉTINCELLES SUCCESSIVES. 4i7
Quant à la manière dont Biess estimait la charge qui restait à la batterie, elle est on ne peut plus simple.
Aussitôt après Tétincelle, il chargeait de nouveau et comptait le nombre de décharges de la bouteille de Lane qui avaient lieu depuis le moment où l'on commençait à faire fonctionner la machine électrique, jusqu'à celui où Télectromètre ordinaire placé sur la batterie indiquait qu'elle avait reçu une quantité d'électricité égale à celle qu'on lui avait primitivement communiquée.