ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE
e long et six centimètres de large à la base ; elle s'élève auessus du faîte des édifices qu'elle doit préserver, et se trouve erminée à sa partie supérieure par une pointe en platine ou en uivre rouge doré. On recommande de travailler celte pointe sous n angle de 30°. Le pied de la tige communique au sol par une barre e fer carrée de 13 à 20 millimètres de côté, ou bien par une orde de fils de fer vernissés, et cfui a environ 1 8 millimètres de iamètre.
Le conducteur, qui descend à peu près parallèlement aux murs u bâtiment, doit d'abord s'enfoncer dans le sol jusqu'à un demilètre environ; puis il se recourbe perpendiculairement aux lurs, s'en écarte à plusieurs mètres, et va, autant que pos?iblo, e rendre dans un puits.
Pour préserver de l'oxydation la partie souterraine du paratonlerre, on l'entoure de braise bien calcinée.
Enfin, quand on ne peut pas faire aboutir dans une nappe d'eau extrémité du conducteur, on la termine par un grand nombre de amifications, de manière à faciliter autant que possible l'écoulenent de l'électricité.
On admet souvent qu'un paratonnerre peut préserver un cercle iont le rayon est double de la hauteur de la tige ; mais cette règle l'a rien d'absolu, l'étendue de l'espace préservé dépendant éviiemment de la nature plus ou moins conductrice des corps qui s'y trouvent contenus.
Les paratonnerres doivent être en communication avec toutes les pièces métalliques un peu importantes qui entrent dans la ronstruction de» édifices que l'on en munit.
Quand il est nécessaire d'élever plusieurs tiges préservatrices, il faut toutes les relier métalliquement entre elles.
L'expérience a démontré de la façon la plus concluante l'efficacité des paratonnerres. Les preuves de statistique abondent pour Hablir que des édifices constamment frappés et endommagés par la foudre pendant plusieurs siècles, ont cessé brusquement de l'être dès l'instant où ils ont été armés de paratonnerres. En un mot, tous les documents recueillis sur cette matière concordent pour démontrer l'exactitude d'un énoncé par lequel M. Arago termine sa notice sur le paratonnerre, à savoir que :
« Les paratonnerres n'ont pas seulement pour effet de rendre les coups foudroyants inoffensifs; par leur influence, le nombre io ces coups est en outre considérablement réduit. »