DIRECTION DES AIMANTS
ssi haute antiquité. On peut affirmer pourtant qu'il y était BU connu au commencement du xiii* siècle. Les vers de de Provins, gue nous citons en note, justifient cette asser-
maison, înolmaîson. — Dans nos climats, Taiguillc aimantée due par son centre de gra\'ité à un fil très-flexible, se place n plan vertical qui fait actuellement un angle d'environ 22" ! méridien terrestre; et dans ce plan, elle s'incline de 67° sous de l'horizon.
deux angles définissent la position de l'aiguille aimantée, mier a reçu le nom de déclinaison, l'autre celui d'inclinain un même lieu ils changent lentement avec le temps, et à ime époque ils varient avec la position géographique du »ù on les observe; ainsi, par exemple, si l'on fait le tour de > en suivant un méridien, on voit dans le voisinage de i'équa-
De notre père l'apostoile Volsisse qu'il semblast Testoili' Qui ne se mnet. Bien lavoyeut Li Marinies, qui si avoient.
Par celle estoile vont et Tiennent Et lor sen et lor voie tiennent.
Ils rappellent la tresmontaigne.
I celle estaicbe et monit certaine.
Tontes les autres se removent Et recbangent lor liens et toroont ; Mais ccle estoile ne se mnet.
Un art font qni mentir ne pnet Par la vertn de la manière.
Une pierre laide et bmnière Où li fers volontiers se joint, Ont, si gardent le droict point, Puis d'une aiguille iont toucbéo Et en un festn Tout couchée En lève le mettant sans plus Et li festu la tient dessus.
Puis se tourne la pointe toute Contre Testoile si sans doute Que jamais hom n'en doutera Ne ja pour rien ne faussera.
Quant la mer est obscure et hnine Quant ne voist estoile ne lune Dont font à l'aiguille allumer Puis n'ont-ils garde d'esgarer Contre l'estoile va la poincte
)n Gioja, né à Pâsîtano dans le royaume de Nap\es, \)3LTaî\. «:^Q\t\%^"wœC\^x 'gaille sur aae pointe et divisé Tborizou en huil Tlium\)« CLÇ^^etiX.
tSO DUEGTIOfl DES A1MAMT8.
leur l'inclinaison devenir Dkille, tandis que vers leB pâles elle atteint en certaines localités une valeur de 90**. Seulement lepâlede l'aiguille qui plonge sous l'horizon dans une hémisphère est celui qui se relève dans l'antre.
Ajoutons encore qu'on appelle méridien magnétique d'un lieu le plan vertical qui, en ce lieu, contient l'diguitle aimantée librenieot suspendue, lorsqu'elle a pris sa position d'équilibre. '
Si l'aiguille est assujettie à se mouvoir horizontalement, c'est dans ce même plan qu'elle se place.
Action réciproque de* pAlei de* aîmmnk. — On appelle pAICS
du mémo nom, ceux qui, dans le mi^tne lieu, se dirigent vrk le même point de l'espace, et pâles de noms contraires ceux qui se tournent vers des points opposés.
Or, et c'est là un fait fondamental, lorsqu'on approche deiix^ aimants l'un de l'autre par les pâles de noms contraires, il& s'atiJrent; par des pâles de même nom, ils se repoussent. Pour le
Fij;. 3Î7.
prouver, Gilbert faisait flotter sur t'eau une pierre d'aimant A (Hg. 3i7J dont il avait déterminé à l'avance les pôles C et D, puis il en approchait un second aimant de manière que celui de ses pôles qui se dirigeait vers le nord, Tilt voisin du pôle contraire D de la pierre flottante; aussitôt une attraction énergiquese manifestait; mats si retournant l'aimant qu'il avait à la main, 11 en opposait le second pôle D' au même pâle D de la pierre mobile, il la faisait fuir aussitôt. [De Magnete. L. I, c. v.)
L'expérience peut se faire plus commodément encore en qfnployant soit une aiguille mobile sur un pivot (fig. 32S), soit un petit barreau suspendu à un fil sans torsion CD (Sg. 329].
Enfin on peut encore opéreî d'wTie TMaiète un çeu difTérenle et sur I,i(/uellfl il ne sera paa iniUtte tfXtawVftt-