‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 179 sur 244 · AIMANTS NATURELS · texte numérisé non relu

AIMANTS NATURELS

^ussi arrive- t-on aisément à construire des aimants artificiels toutes formes : seulement, pour obtenir les meilleurs résultats si blés, il convient de s*astreindre à certaines règles que nous )ns connaître pages 496 et suivantes.

Pôles des aimants. — Lorsqu'on roule un aimant naturel ou ficiel (fig. 323, 324, 325] dans, la limaille de fer, on reconnaît

Fig. 323.

Fig. 3Î4

iment que cette dernière ne s'attache pas uniformément sur Le son étendue ; elle se fixe surtout autour de certains centres îtion auxquels on donne le nom de pôles. Dans les aiguilles ou

Fig. 325.

Teaux aimantés avec soin, ces centres sont ordinairement au nbre de deux ; ils sont situés vers les extrémités, et Fespace qui

sépare semble à peu près dépourvu de vertu magnétique. On )elle spécialement ligne moyenne, une suite de points situés vers uilieu de cet espace, et pour lesquels l'action magnétique est le.

^'existence des pôles et celle de la ligne moyenne peuvent ene être rendues sensibles par l'expérience suivante : )n place un barreau aimanté ÂB sous un feuille de carton blanc 'izontale CD, et l'on projette sur celle-ci de la limaille de fer, ayant soin de lui donner en même temps quelques secousses 3-légères. Aussitôt les parcelles de fer se disposent comme Dontre la figure 326. Elles accusent fortement sur le carton

contours des extrémités do la barre, en a'«Lce\ivxv\i\^\\\. «xir sus d'elles sous forme de longs filaments liénssfes, Vaiv(ï\'à o^v^

ni* ttlllKCTtON USS AIUAKTS.

WTs la pHrtio moyenne lus signes d'une aelion énei^iquo dbparaJssoiiloii peu s'cnrauU

D'après celle localisation apparente do la vertu magnétique vers les deux houl» du la nau on pourraitcroirequil cstfaciledolj-

tenir un aimant à un seul pôle en brisant par le milieu unolonj^ui aiguille ; il n'en est rien. Au moment de la rupture, iiinsî ([»• Gilbert l'a constaté, des pôles conlraires apparaissent aux dcu; notiiellcs extrémités, et chaque Tragment est un aimant complot

PoioU oouéqaenti. — L'exislence de deux pôles séparés pa un espace neutre est donc le fait normal ; mais quelquefois auf^l'on trouve dans les aimants plus de deux centres d'action. Seule ment, comme le plus ordinairement les centres d'aclion intermi iliaires ou points conséquents gênent dans les applirulion^, o cherche à les éviter, et l'on rejette les barreaux qui en préscnleni Aussi, dans tout co qui va suivre, supposerons-nous toujours qu" s'ni;isse d'aimants possédant deux pôles seulement.

DirMtiaii àf aimanb. — L'attraction qu'ils exercent sur le fe n'est pas la seiile propriété caractéristique des aimants : il en es une aulre qui parait aussi avoir été connue depuis un temps immi morial, cl qui a conduit aux plus importantes applications : Ie ai<;uillcs aimantées, librement suspendues par leur centre de gn vile, se dirifjenl d'elles-mêmes, do façon que chacun de Icoi pôles se tourne obstinément vei'S le mémo [loinl de l'espace, ( dans im même lieu cette direction est la mémo pour toutes.

Plus de milleans avant J.-C, s'il faut en croircquelques auteurs les Chinois proRtaienlde celte orientation naturelle des aimant pour so- guider dans \oHrs covxïms 6w mw cm to<\s d«8 contrée inhabitiicii. Kn ïïuropo, Vnsaas Aç\a\i«M%«to 'a* t«o»H*R, v»*

Page 1