‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 194 sur 244 · FORCE DES AIMANTS · texte numérisé non relu

FORCE DES AIMANTS

gale, il prenait soin de fonner ses barreaux en réunissant des fragments d'un même fil de fer auquel une torsion déterminée, la même pour tous, avait communiqué un même degré de force coercitive. En opérant ainsi, il est arrivé à ce résultat remarquable que les moments magnétiques de barreaux semblables sont proportionnels aux cubes de leurs dimensions homologues.

Il résulte de cette loi, que quand il s'agit de barreaux longs, minces et ayant des sections semblables, les quantités de magnétisme qui existent à Fétat libre sur chacune de leurs moitiés sont proportionnelles à leurs sections.

Supposons en effet d'abord que les aimants soient toujours semblables entre eux ; leurs longueurs au delà d'une certaine limite peuvent être regardées comme proportionnelles aux distances polaires, et par suite, pour que le moment magnétique varie dans le rapport du cube des longueurs, il faut que la force du couple soit proportionnelle au carré de cette dimension ; ou si Ton aime mieux à la section de l'aimant.

Et si enfin les longueurs n'étaient plus entre elles comme les racines carrées des sections, ce défaut de proportionnalité n'altérerait pas rexactitfide de l'énoncé, puisque dans les aimants un peu longs l'intensité du magnétisme libre ne dépend plus de la longueur.

Influence de la trempe. — Le degré de la trempe que l'on communique à l'acier exerce, toutes choses égales d'ailleurs , une grande influence sur la quantité maximum de magnétisme qu'il peut recevoir, et en général on peut dire que les barreaux trempés très-raide ^ d!une part s'aimantent plus fortement, et d'autre part conservent mieux l'aimantation qu'ils ont reçue'.

A l'appui de ces énoncés, nous citerons encore quelques expériences de Coulomb.

Un barreau d'acier trempé au rouge sombre et aimanté à saturation, faisait 40 oscillations en 93". Trempé ensuite au cerise clair, et aimanté de même jusqu'à refus, il ne mettait plus que 63" à exécuter ces 10 oscillations.

Ainsi le moment de torsion était beaucoup plus grand dans le second cas que dans l'autre, et l'on peut affirmer qu'il en était de même delà quantité de magnétisme développée, car en admettant que la position du pôle eût un peu varié avec la trempe de l'aimant, il serait impossible qu'elle eût éprouvé des changements capables d'expliquer une aussi grande différence.

En outre le barreau plus fortement trempé conservait mieux son magnétisme ; en eSel, eu\^ çXv^\y^^\v\.\\vsajiV'^^* ^W^V^'ssasit re!ro\à\v lentement, on èXevaW. ç.%v\m^xvV V ^^* X^vkœss^ ^^^

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