MBSURE DB LA DECLINAISON EN MER
Boussole marine. — La boussole dont se servent les marins est iisposée de manière que l'aiguille reste toujours horizontale, malgré le mouvement continuel du vaisseau.
Elle se compose d'une boite suspendue, suivant le système de '^rdan (fig. 360) et dont le fond supporte le pivot sur lequel doit oumer Taiguille. Cette dernière est collée à un disque de substance égère, portant à sa circonférence une division en degrés. La ligne [ui passe par les divisons 0 et 4 80 coïncide avec Taxe de l'aiguille.
Sur le bord de la boite s'élèvent aux extrémités d'un même liamètre deux pinnulesF et K. L'une R est percée d'une ouverture ssez large qui se trouve divisée en deux parties par un fil à plomb xé à son rebord supérieur. L'autre, au contraire, n'est fendue ue d'un trait de scie très-fin parallèle au fil à plomb. Contre cette econde pinnule s'appuie un miroir incliné. La portion polie est ournée vers le bas, et l'on a pris soin d'enlever à la partie supéieure une petite bande d'étamage dans la direction du plan qui >asse par le fil à plomb et la fente R.
Pour faire une observation, on place l'œil en R, et l'on dirige 3 plan des deux pinnules vers un astre voisin de l'horizon. On oit en même temps par réflexion sur la face çulie du miroir la jvision du limbe guipasse dans ce plan. Lô tv* de cjeXVft ^vsîSsvq^
S3t BOVSBOLE UAHIAE.
donne la direction de l'aiguille par rapport au vertical de Vteli cl si l'on connaît la portion de ce dernier par rapport au ne dien, on en conclut immédiatement la déclinaison cherchée.
JOampeniateoT de M. IBarlow. — Les déclinaisons mesurées à twrd des navires seraient souvent très-fautives si l'on ne trouTsit moyen d'estimer l'inlluence perturbatrice qu'esercent sur l'aiguille les masses de fer qui existent dans le bâtiment. La correction, il est vrai, ne présenterait pas grande difficulté si toutes les pièces dont il s'agit pouvaient être assimilées à des aimants gardant un degré de magnétisme invariable. Alors, en effet, en taisant pivoter le vaisseau de 1 80°, on amènerait chacun de ces aimants dans une position symétrique de celle qu'il avait d'abord par rapport au centre de mouvement de l'aiguille. L'erreur provenant de leur action changerait seulement de signe, et la moyenne de deux déterminations faites en ces positions successives se trouverait exacte.
Mais presque toulcà tes çatW»^ i^a^feUafifes, du naviro ne sont limants que par l'inQuence iu %;iij\ift\\evi\% V\«& *ïws.^\& iis»j
COMPENSATEUR DE M. BÀRLOW. 535
la direction du navire, et dès lors la correction précédente n'est plus applicable.
Pour arriver à faire disparaître l'influence de la cause d'erreur que nous venons de signaler, on emploie maintenant une méthode imaginée par M. Barlow, et dont le principe peut s'énoncer de la manière suivante :
Quelle que soit la distribution du fer dans un navire, on peut toujours placer dans le voisinage de la boussole un morceau de fer de poids et de position tels, que seul il exerce sur l'aiguille une action égale à celle du navire entier, et cela dans toutes les positions possibles que peut prendre ce dernier.
L'exactitude du théorème de M. Barlow a d'abord été établie par les expériences de ce savant, et depuis elle s'est trouvée con- Grmée par les calculs de M. Poisson. Quant à l'application, elle se présente d'elle-même.
Lors en effet qu'on aura trouvé la position à donner à une pièce de fer doux pour que son action puisse équivaloir à celle de tous les corps magnétiques du navire pris ensemble , il faudra , pour obtenir la valeur exacte de la déclinaison, faire deux déterminations successives, la première en mettant le compensateur à sa place, la seconde après l'avoir écarté. La différence des résultats obtenus dans ces deux mesures successives sera précisément l'angle qui exprime la perturbation cherchée. Il faudra l'ajouter à la déclinaison apparente, ou l'en retrancher ; suivant que le compensateur a diminué ou accru la distance de l'aiguille au méridien.
Reste à indiquer comment on règle le compensateur.
Le navire étant chargé et en rade à une petite distance de la côte, on place la boussole dans l'habitacle sur une caisse de bois rectangulaire dont les parois sont percées de trous, et l'on marque bien exactement la position de la caisse. Puis on fait pivoter le navire, et pour une série de positions convenablement rapprochées les unes des autres, on détermine l'angle que fait l'aiguille de la boussole avec une droite menée à un point de la côte facilement visible. En ce point est placé un autre observateur qui, muni lui-même d'une boussole, mesure aux mêmes instants l'angle de son aiguille avec le rayon mené à l'habitacle.
Sans l'influence des masses de fer, les deux aiguilles feraient toujours des angles égaux avec la droite qui joint les deux observateurs ; les différences mesurent pour chaque position du navire, l'influence du fer qu'il contient.
Ou rapporte alors à terre /a boussole et \a ca\aç>^ ^>m \as3^^^ elle reposais Et, en tournant successivement C0V.I0 ^çitià^^^ ^î>^^^
n« COHPKHSATEUK Dl H. B&KLOW.
toutes les positions qu'elle a occupées pendant la rotation du navire, on cherche quel est celui de des pointe où il fanlfii^le compensateur pour reproduire par sa seule laflueuce, la série des perturbations dont on a déterminé les grandeurs par les obsenitiens simultanées précédemment décrites.
Le compensateur se compose ordinairement d'une ou deux ronj délies de fer fiiées normalement, et par
leur centre, à l'eitréniité d'une tige cylindrique qui peut entrer dans les trous de la caisse; de telle sorte que les tâtonnements par lesquels on arrive i déterminer la position qu'il faut lui donner, se font aussi commodément que possible. Quand cette position a élé déterminée, on la note avec soin; etenlîn on remet dans l'babitacte la boussole et la caisse qui lui sert de support, en ^- ^*'- ayant soin de rendre eiaclemenl i
cette dernière la position qu'elle avait à l'origine des opérations,
§ i. — VARIATIONS DE LA oiCLINAISON.
Les plus anciennes observations qui nous soient parvenues touchant ta déclinaison de l'aiguille aimanrée remontent environ à 4SS0. A cette époque l'aiguille, A Paris, déviait de ti' 15' à l'est du méridien terrestre.
De 1 SSO à i 662, la déclinaison a toujours élé en diminuant. En 4662, elle était nulle; l'aiguille se dirigeait exactement vers le nord. Après cette époque, l'aiguille déclina à l'ouest, et en 1SU elle atteignit un écart ma):imum égal & 32° 34. Depuis lors elle rétrograde. Les déterminations faites à Paris, le 7 septembre 1 8St, ont donné pour valeur <9° 57' i6".
Des phénomènes analogues ont été observés en beaucoup d'autres lieux du globe. Ainsi, au cap de Bonne-Espérance ' ta déclinaison était nulle vers 160S; puis elle devient occidenlale, et elle atteignit, en 1791, une valeur maximum égale à 35.40. Depuis elle rétrograde vers le méridien.
On désigne sous le nom de lignes sans déclinaison une suite de points où la déclinaison est nulle. Il existe actuellement vers