‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 210 sur 244 · YARIATIOMS DE LA DÉCLINAISON · texte numérisé non relu

YARIATIOMS DE LA DÉCLINAISON

l'Amérique une ligne de cette espèce, de forme à peu près régulière ; elle part de Tîle Melleville, coupe la partie occidentale de la baie d'Hudson, passe au-dessous de New- York, puis laissant le golfe du Mexique et la mer des Antilles à Toccident, elle traverse la pointe la plus orientale de l'Amérique du Sud, et rencontre le 60» de latitude australe à environ \ 7 degrés ouest du méridien de Paris.

Cette ligne passait par Paris et Londres en 1 662, et depuis cette époque elles'est mue vers l'occident, mais sans rester semblable à elle-même.

Outre cette première ligne sans déclinaison , il en existe une autre beaucoup plus contournée , qui suit à peu près les côtes de la Chine, s avance dans l'Inde jusque vers Borobays et retourne ensuite à travers l'Océan indien jusqu'à la Nouvelle- Hollande, qu'elle semble traverser à peu près dans la direction nord-sud.

Enfin, à l'est du Spitzberg, on trouve aussi une portion de ligne sans déclinaison qui ne parait guère explorée que jusqu'à Arkangel.

La grande oscillation séculaire de la déclinaison est un fait trèsgénéral et très-important pour la théorie du magnétisme terrestre.

Mais outre ces longs mouvements, l'aiguille aimantée éprouve encore des variations continuelles. Les unes sont accidentelles, les autres périodiques. — Les variations accidentelles s'observent le plus ordinairement pendant les aurores boréales ; sous la latitude de Paris, leur .valeur ne dépasse guère 20', mais elles sont plus considérables dans les régions polaires. Les variations périodiques sont annuelles ou diurnes. Les dernières sont mieux connues que les autres. On peut les définir en disant, qu'au moins dans nos contrées, l'aiguille semble chaque jour suivre le soleil depuis le matin jusque vers une heure ou deux de l'après-midi; elle revient ensuite vers l'est; le mouvement rétrograde, à Paris, paraît à peu près accompli vers 10 heures du soir, et l'aiguille reste sensiblement immobile pendant la nuit. Dans le nord, au contraire, ce mouvement continue jusqu'au matin.

A Paris, l'amplitude de la variation diurne est de 43' à 15' pendant le printemps et l'été, et de 8' à 10' pendant les autres saisons.

Ces variations diurnes se mesurent très-commodément avec les appareils de M. Gauss. On peut aussi les observer avec la boussole dont nous avons donné la description page 527. Enfin on peut encore les suivre à l'aide d*un appareil de M. Gambey, connu

BOUSSOLE DES YÂRIÂTIORS.

SOUS le nom de boussole des variations. La Ggure 369 représente la coupe et le plan de cet appareil.

BouMole des TariatîmM. — Le barreau mobile AÂ' a environ 0",60 de long; il est soutenu par un faisceau de Gis de cocon I qui s'enroule sur le treuil H; à chacune de ses extrémités il porte une petite plaque d'ivoire sur laquelle sont tracées des divisions

Fig. 362.

angulaires très-fînes, et qui valent ordinairement une vingtaine de minutes. Ënfm en L et L' sont des microscopes avec lesquels on peut observer les divisions des plaques d'ivoire dont nous venons de parler.

Cette boussole est exclusivement destinée à mesurer la marche diurne de l'aiguille. On l'oriente approximativement, suivant la direction du méridien magnétique, et à l'aide des vis microniétriques V et V on amène les fils occulaires des microscopes à coïncider avec la ligne de foi de l'aiguille qui est marquée sur les plaques d'ivoire A et A'. Et alors, pour observer les varia-

INCLIHÀISON. m

diurnes de l'aiguille, il faut ou suivre la ligne de foi en faisant oir les microscopes à l'aide dos vis micromélriques dont placement se mesure avec une extrême eiactitiide , ou bien I , laissant ces derniers immobiles , compter les divisions aques d'ivoire qui passent au point de croisement des Bis rs réticules.

Page 1