‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 235 sur 244 · PROCÉDÉS DE MESURE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DE MESURE

Les déterminations à l'aide desquelles on vérifie les indications de la théorie capillaire sont le plus ordinairement des mesures de hauteurs verticales. L'emploi du cathétomèlre permet de les faire avec une grande précision. Seulement , dans chaque série d'expériences, la disposition générale des appareils change avec le but que l'on se propose spécialement d'atteindre.

Expériences de M. Gay-Iiiusae. — Pour mesurer l'élévation de l'eau dans des tubes de verre, M. Gay-Lussac fixait ceux

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iju'il voulait employer à une sorte de règle de cuivre, eu ayant soin que leur aie fût perpendiculaire à la grande longueur de celle^i.

On faisait ensuite reposer la règle ÂB par les deux bouts sur le bord d'un lai^e vase de verre (fig. 393) dans lequel on versait agseï de liquide pour baigner complètement l'extrémiléinférieuredu tube.

Le vase était supporté par un pied à vis calantes, et comme son bord supérieur avait été bien dressé, on parvenaitsanspeineà obtenir l'horizontalité de la règle, et par suite la verticalité du tube CD.

11 n'y avait pas non plus de difficulté à diriger la lunette sur le point le plus bas du

Fig. 301.

ménisque, par lequel se terminait la colonne liquide soulevée; mais il n'eût pas été possible de viser de même su niveau GH de l'eau dans le grand vase. Pour lever la difficulté, on amenait une pointe fine en contact avec la surface GH, à une dislance sulfisante des bords du vase, et, après avoir exactement noté la position de la lunette alors qu'elle était dirigée vers le point le plus bas du ménisque, on enlevait une petite quantité de liquide du vase et l'on descendait la lunette jusqu'à ce qu'elle visât à la puinte. Le déplacement du zéro du vernier était la mesure de la bauteur cherchée.

KxpènflBoei de M. Xd. I>ewiaa. — Dans des recherches récentes, H. Ed. Desaina fixait le tube et la pointe à des supports indépendants du vase principal, et il versait assez d'eau dans ce dernier pour que le nii'eau s'élevât un peu au-dessus des bords ; il amenait alors la pointe inférieure de la vis à être trèsvoisine du niveau , et visant successivement celle pointe et son iraage, il prenait la position intermédiaire de la lunette comme celte qui répondait exactement à la surface liquide.

Les mesures biles par ces procédés sont parfaitement d'accord avec les indications de la théorie. On peut on juger par les tableaux suivants, qui sont relatifs à l'élévation de l'eau dans les tubee de verre.

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