MÈTR
Le baromètre à cuvette tel que nous venons de le décrire n'est pas transporta ble. Il est trop lourd, et les grandes oscillations du mercure de la cuvetle, cimeneraieni, non -seulement des pertes continuelles de métal, mais surtout une prompte rentrée de l'air dans le tube.
Enfin le mode mémo d'observation que nous avons indiqué suppose une installation fixe.
La disposition adoptée vers le commencement de ce siècle par Fortin, habile constructeur d'inslruments de physique, présente de grands avanlages.
La cuvette, représentée fig. 77, est fermée en haut par un couvercle, dans lequel on a ménagé do petites ouvertures, à travers lesquelles l'air peut pénélrer sans que \e mercure coure risque de sortir ; la paroi latérale se compose : 1" d'un gros tube de verre qui laisse voir le niveau ; 3° d'un prolongement en bols de buis, Bxé au verre par un bon mastic; 3" enfm, le fond est une peau épaisse qui |ieul être soulevée on abaissée à l'aide d'ime vis ; celle vis paasedans une
■IkOMkTKE ItK rOKTIH.
par trois petites liges.
Le tube est efSlé pw le bas ; dans toute sa longueur, il est entow^ d'un étui métalliqm percé de deux feotei longitudinales parole les, à travers lesquelle on peut voir le niercuri Le long d'un des bon de cette fente, est mti une échelle ennilliiD' 1res dont les diviâcN se comptent à partir i rextrémitéd'unepwa d'ivoireO, au contact!
laquelle on amène toi jours le mercure de curette, lorsqa'on ve faire une obâeri-aUan L'appareil toutenti'
se fixe à un trépied dont les branches peuvent se rapprocher manière à former une canne creuse dans laquelle on le loge f dant les (ransporls.
BâHOllÈTRC DE BORTIN. 79
L'échelle étant parallèle au tube, pour que les indications soient
bonnes, il faut que Taxe de Tinstrument soit bien vertical. Cette
condition serait toujours satisfaite, si le baromètre pouvait pivoter
librement, autour d*un axe horizontal 00. pen^endiculaire à sa
direction, et fixé invariablement à la bague de cuivre qui termine
le trépied à sa partie supérieure : mais comme Thorizontalité de
œi axe 00, ne pourrait être en général obtenue d'une manière
cooiinode, on a recours à un mode de suspension anciennement
imaginé par Cardan, et dont le détail se voit sur la figure 78.
L'étui métallique qui renferme le tube est porté par deux vis, 0,
fixées dans un premier cercle de cuivre, qui peut pivoter autour
de deux pointes MM, et celles-ci sont insérées dans un autre
cerde, qui est mobile lui-même autour d'un axe NN perpendicu-
itire à MM.
Ainsi, le plan perpendiculaire à MM, dans lequel le baromètre peut librement se mouvoir, tourne autour d'un axe ilxe, NN, pasi«nt par deux de ses points. On peut donc toujours l'amener à contenir la verticale du point fixe P, où se coupent les droites MM etNN. Donc, enfin, le baromètre sera toujours libre de se diriger suivant cette verticale ; et il le fera nécessairement car dans toute autre position l'équilibre serait impossible. Nous ajouterons encore quelques mots sur l'emploi du baromètre de Fortin.
Pour juger exactement du point de l'échelle auquel répond le sommet du ménisque, on fait usage d'un curseur C (fig. 78 et 79) en forme de bague qui glisse à frottement le long du tube (fig. 79). Lorsque le rayon visuel qui rase les deux bords opposés de l'anneau, touche le sommet du mercure, la distance du bord inférieur du curseur au zéro des divisions est précisément celle que Ton cherche à connaître ; un vernier, dont le détail se voil figure 79, permet de la mesurer à un dixième de millimètre près.
En6n, quand on veut transporter l'instrument, on tourne la vis V de la cuvette de manière à hausser assez le niveau du mercure, pour que le tube soit plein complètement; on ferme alors létui, on renverse l'appareil, et on peut l'emporter sans aucun risque.
§ 3. — BAROMÈTRES A SIPHOX.
Les baromèlros à siphon sont formés d'un simple tube de verre fecourbé à branches inégales; la plus courte est ouverle^VaaVc^ fermée, et sa longueur doit atteindre m moins 0"*,>^0. OtvvewV