‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 62 sur 244 · MACHINE DE COMPRESSION · texte numérisé non relu

MACHINE DE COMPRESSION

Dne pompe dont le piston eA complélfmeDt solide, el qui communique à son extrémité inférieure avec de j\ conduits à robinets B et B', peut aussi bien servir à condenser l'air liaas un récipient A, qu'à y faire le vide.

En eiïet, si l'on prend la précaution d'ouvrir R et fermer K' avant de soulever le piston, il est clair que lora de l'ascension de œlui-cl, le corps de pompe se remplit d'air à la pression extérieure ; qu'alors , on ferme R, que l'on ouvre R' et que l'on abaisse le piston ; tout le gaz entré dans lo corps de pompe sera refoulé dans le récipient; et, la même chose arrivant à chaque nouveau coup de piston, le poids de l'air renfermé dans le récipient, et par suite la densité de cet air, croîtront en progression arithmétique. Soit S le poids de l'unité de volume d'air, soient de plus V et u les capacités du récipient et du corps de pompe: les quantités successives d'air contenues dans le récipient, seront :

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V* + 3nï etc.

i la densité du Quide intérieur v

Au lieu de robinets, les pompes foulantes ordinnires ont des soupapes qui s'ouvrent de façon à laisser pénétrer l'air extérieur dans le cylindre quand le piston monte, et dans te récipient lora

MAGUir<i£ DE COMPRESSION.

du mouvement inverse. La figure 427 fait comprendre la dispos tien et le jeu de ces soupapes. Les ressorts ont assez de force poi les faire mouvoir aisément malgré leurs poids ou les frottemen qu'elles éprouvent.

Quelquefois la soupape d'aspiration se trouve placée dans Tint rieur du piston, quelquefois aussi on y substitue un simple tn pratiqué au haut du corps de pompe. Lorsque le piston arri' au-dessus de ce trou, l'air se précipite dans le vide qu'il a laià au-dessous de lui; mais il ne peut plus ensuite repasser par même orifice, et se trouve refoulé dans le récipient comme no lavons déjà marqué. Enfin, s'il s'agit d'introduire dans le rést voir un gaz autre que l'air, la soupape d'aspiration est plac dans un tube latérale D (fig. \ 26) , qui joint le corps de pompe ; réservoir contenant le fluide sur lequel on veut opérer.

Fontaines à compression. — La pompe foulante à air était ce nue dans l'antiquité. On trouve en effet très-complètement déc dans la Pneumatique de Héron d'Alexandrie, un appareil dont e forme la partie essentielle et qui, avec de légères modificatioi sert encore dans les cours de physique à montrer la force de n sort des gaz comprimés.

La figure 424 représente cette machine. Da un réservoir sphérique pénètre une pet pompe foulante AB, munie à son extrém inférieure d'une soupape B, qui s'ouvre à l' térieur du vase. Le piston est plein et l'aspii . tion de l'air se fait par un petit trou pratiq en haut du corps de pompe.

L'air injecté dans l'appareil se comprime i dessus de Teau, et pousse celle-ci au delK par le tube plongeur C. En C ce tube se bifi que, mais les deux branches se réunissent DD' dans une pièce creuse qui peut toum sur elle-même, et dans ce mouvement ouvr ou fermer le passage à l'eau qui fait effc pour sortir. Voici de quelle manière : Le tu Fig- 124. CD est fermé par une plaque ef, percée d'un trou excentrique o (fig. 425). De même le tubeDD' est fermé par une autre plaque percée d'un second trou o'. Pour la position représentée sur la figure 425, les ouvertures ne se correspondent pas et la fontaine est fermée; mais si l'on fait tourner la pièce Ï>W de \%^

Ftg. 125.

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yiCBINE at COMPRESSION. Ut

hnriioolat qui paaw au milieii du tube, les orifires airivenl :iur le prokiDgement l'un de l'autre , et l'érmUemeot devient possible. Daosla fontaine de compression actuellement en m

le mime tube I sert à l'introduction du gaz et à la sortie de

Au-dessus du robinet D, on visse une pompe Touliinte AB. Le détail des soupapes est précisémenl celui ijue nous avons wprfaenté fig. 127.

Par le jeu du piston, on introduit ou de l'air atmosphérique ou un gaz quelcon[|ue renrermé âans une vessie qui peut s'ajuster à la soupape de la tubulure c.

Quand la machine est suffisamment chargée, on ferme D, et l'on niel à la place de la pompe un ajutage convenable. Si alora oï* 'iuii'/» tfe aouveiu h robinet, le iiquide s'échappe à Yei^VjfeùwiT

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