MACHINE DE COMPRESSION
avec une force d'autant plus grande que la compression intérieure a été plus énergique, Fusil À vent. — Lorsque l'air est fortement comprimé dans un
réservoir, si Ton vient à ouvrir pendant un temps trèscourt Torifice par lequel il peut sortir, le jet violent qui s'en échappera pourra pn- Fig 128. jeter au loin un corps de
faible poids qu'il rencontrera sur sa route.
C'est ce qui arrive dans le fusil à vent. On injecte de Tair, à haute pression, dans la crosse, puis, au-devant de la soupape d'écoulement ab, on fixe un tube au fond duquel on foit arriver le projectile à la manière ordinaire. Alors une détente, que le mouvement du chien fait partir, ouvre pendant un temps très-court la soupape, qui se referme aussitôt d'elle-même; mais le gaz qui s'est échappé pendant ce court intervalle, suffit pour projeter la balle avec une force qui dépend de la pression intérieure.
Sau de Seltz. — Les appareils à l'aide desquels on fabrique I eau de Seltz artificielle ne sont, le plus ordinairement, que des fontaines à ('X)mpression de dimensions un peu considérables.
La pompe puise l'acide carbonique dans un réservoir mis à la place de la vessie de la figure 126, et l'eau de la fontaine se charge d'une quantité de gaz proportionnelle à la pression produite dans la machine. Il faut évidemment avoir grand soin d'embouteiller rapidement le liquide pour l'empêcher de perdre sa force à la sortie de l'appareil.
C'est ici que se place naturellement le peu que nous avons à dire des machines soufflantes.
SouflDet. — La plus simple de toutes, le soufflet ordinaire, est une espèce de réservoir dont on peut à volonté faire varier la capacité, et qui pré-
sente deux [orifices : b
l'un est toujours ou- ^'g- *2^-
vert à l'extrémité intérieure du tuyau par lequel l'air doit s'échapper; l'autre, ménagé dans la planche qui forme l'une des deux parois solides de l'appareil, est muni d'une soupape qui s'ouvre du dehors en dedans. Lorsqu'on distend le soufflet, l'air entre à la fois par ces deux ouvertures, mais surtout par D ; lors, au contraire, qu'on rapproche les deux faces A et B, la soupape se
MACHINE DE COltfPHESSION. 133
. tout l'air s'échappe avec force, par la luyère élroile C. ~ ' '. — Quant aax grandes machines soufflantes (jue l'on emploie si avantageusement dans l'industrie métallurgique, elles se composent essentiellement d'un très-laige corps de pompe MN, dont le piston est mis en mouvement par une machine à vapeur.
c', c", c, c"', sont 4 soupapes qui Couvrent, les deux premières de dehors en \ dedans, et les deuxautres en sens inverse.
Quand le piston s'abaisse, l'air extérifltl pénètre par c' d' vide qui se îail à J partie supérii *''8 <3" corps de pompe ,J
se comprime au-dessous de P s'échappe par c" i la montée du piston, l'air entre au contraire p
iix orifices c et c" s'ouvrent dans un conduit co B l'air expulsé dans le fourneau d(mt il doit actif