‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 67 sur 244 · POMPES · texte numérisé non relu

POMPES

La pression atmosphérique étant équilibrée par une colonne d'eau de 10 mètres, il est évident que si la soupape F était placé*^ aune dislance du niveau XY, plus grande que cette limite. Teau ny pourrait arriver, et la pompe ne fonctionnerait |»as: c*est prérisément ce que remarquèrent les fonlainiers du duc do Florence. vers le commencement du xvii« siècle, et l'on se rappelle que cette observation devint le point de départ des recherches de Torricelli et de Pascal sur la pei^anteur de Tair.

La soupape d'aspiration n*est jamais à plus de 9 mètres du niveau du réservoir; mais souvent elle s'en trouve beaucoup moins distante , quelquefois même elle est baignée par le liquide de celui-ci.

Quant au tuyau de refoulement, il peut s'élever à une hauteur quelconque ; mais seulement, la résistance de ses parois et la solidité des joints doivent être d'autant plus grandes que la colonne d'eau à refouler sera plus longue elle-même. Enfin, avec cette longueur, croit la force qu'il fiaut employer pour faire descendre le piston lorsque le corps de pompe est plein d'eau. Cette force, en effet, égale évidemment le poids d'une colonne liquide ayant pour base la section du piston et pour hauteur la distance de relui-ci au niveau supérieur D.

L'effort à développer pour faire monter le piston , est égal au poids d'un cylindre d'eau de même base que ce piston et ayant |K)ur hauteur sa distance au niveau dans le réservoir. En effet, soit H la longueur de la colonne d'eau capable d'équilibrer la pression atmosphérique et B la section de la pompe, BH est i'pipression de la force avec laquelle l'atmosphère presse de haut en bas sur la base supérieure du piston. D'autre part, quand la pression atmosphérique soutient dans le vide une colonne d'eau <ie hauteur H, la tranche située à une distance s du niveau inférieur supporte sans s'abaisser le poids de la couche de hauteur H— !s qui est au-dessus d'elle. Ce poids e$t donc la mesure de la force contraire qui la maintient en équilibre; et, par suite, B (H — s) est la pression transmise de bas en haut sur le piston supposé à la hauteur z. La différence BH — B (H — z) = Bs est «kmc bien la mesure de l'effort qu'il s'agit d'évaluer.

Pompe de Gténbins. — On trouve dans la Pnevmatique de Héron et dans le dixième livre du Traité d Architecture de Yilruve, la description d'une pompe foulante double, que l'écrivain romain dit avoir été construite par Ctésibius, maître de Héron, 450 ans avant J.-C.

Nous reproduisons ici la figure de cette machine, en supprimant seulement la manivelle à Taide de laquelle on faisait mou-

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voir simultanément les deux pistons, comme cela a lieudi pompes à incendie.

Le rétrécissement du tube H, par lequel sort le liquide,

la vilesse de sortie, malgré le rrottement considérable qu contre les parois. Si, en effet, le jeu des pistons injecte en de temps dons le réservoir G, un cylindre d'eau de base hauteur p, et si tout ce liquide sort dans le môme temps orifice de sec^on *[, il faudra évidemment que la longi 2- cylindre qui s'éco

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PAMPtS ASPIRANTES.

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