PIPETTE
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verser le pied du vase par un tube droit ouvert aux deux bouts, et recouvrir intérieurement la portion de ce tube par une petite cloche, laissant entre sa paroi interne et le tube un espace qui représente la courte branche du siphon i. Kpette. — Lorsque dans un liquide XX' (Bg. 4 45) on plonge
Af?
Fig. 145.
un tube ouvert par les deux bouts, les niveaux à l'intérieur et à l'extérieur se mettent naturellement sur le prolongement l'un de l'autre. Si alors on bouche avec le doigt l'extrémité A, et qu'on soulève le tube, on enlève avec lui une colonne de liquide qui peut y rester suspendue, môme quand l'orifice B est complètement hors du vase V, pourvu que l'ouverture soit suffisamment étroite.
La raison en est simple. Quand la pipette sort du liquide , l'élasticité de l'air contenu en A'C tend à chasser la colonne CB', et celle-ci commence en effet à descendre ; mais alors, le volume occupé par le fluide élastique s'accroît, et lorsque la pression n'est plus égale qu'à la différence de celles qu'exercent l'atmosphère d'une part, et la colonne CB' d'autre part, il n'y a plus de raison pour que celle-ci continue à tomber.
Si l'orifice B' s'élève au-dessus du niveau, le liquide intérieur peut encore rester dans le tube ; il suffit pour c«la que l'étroitesse de l'ouverture ne permette pas la division de la colonne, et par suite la rentrée de l'air.
On donne souvent aux pipettes la forme ci-contre (fig. 446), mais om ]eur conserve la forme cylindrique dîitv^ \^
/. iTéma. Spirifi$aliym liber. Prop. 2.
Fi?. 146.