B OA" - B"A" F.' A
mais
done
— Pour qu'un point puisse envoyer, à travers la lunette, quelques rayons de lumière à l'œil placé en C, il fiiut qu'il soit compris dans le cône ayant son sommet en O) et pour section droite le grand cercle de l'oculaire L'. Si le point lumineux sort tantsoil peu de ce cône, il ne sera plus visible dans TinstrumenL On appelle champ de la lunette Tangle compris entre la génératrice et Taxe du cône que nous Tenons de définir. Soit X cet angle et Sy le diamètre de Toculaire ; on aura très^nsiKIenienl:
OCULAIIIK .NKGATIF. 285
en sorte que, 9i Ton pose on aura entre le champ et le
grossissement la relatioa
Pour que l'oculaire soit tolérable, il faut que le rapport w soit toujours petit» ^ est une limite supérieure , par suite Umg X
sera nécessairement inférieure à , . „V — 7-,.
Les lunettes ne servent pas seulement à grossir les images des objets éloigaés que Ton veut observer; elles constituent en outre une partie essentielle de presque tous les appareils de mesure. Mais alors elles portent au foyer de leur oculaire un réticule ordinairement formé de deui fils très-fins, rectangulaires entre eux et tendus dans un plan perpendiculaire à Taxe du tube. Le point de croisement des fils doit être sensiblement sur cet axe, et Ton peut toujours satisfaire à cette condition en déplaçant convenablement ou le réticule entier ou Tun de ses fils.
On appelle axe optique d*une lunette la ligne qui joint le centre optique de Tobjectif au point de croisement des fils du réticule; et par suite on peut dire que la lunette aura son axe optique dirigé vers un point quand l'image de ce point se fera à la croisée des fils.
Le pouvoir amplifiant, que possèdent souvent les oculaires, permet déjuger, avec beaucoup d'exactitude, du moment où la coïncidence a lieu. Supposons, pour fixer les idées, que l'oculaire grossisse vingt fois : si un point deTimage est à un vingtième de millimètre de la croisée des fils, on s'en apercevra très-aisément. Or, si dans ce cas la lunette a deux mètres de long, l'angle compris entre l'axe et la ligne qui joint le point au centre optique de l'objectif ne sera que de cinq secondes environ.
Oeoldra Bégatif. — La Condition d'avoîr le plus de champ possible est tellement importante pour les observations que, dès le temps de Galilée et de Képler, on a cherché à modifier les lunettes de manière à en accroître le champ sans diminuer le grossissement, ou, ce qui revient au même, à accroître le grossissement en conservant le même champ. C'est dans ce but que Huygens et Gampani ont construit des oculaires à deux verres que Ton emploie encore aujourd'hui sous le nom d'oculaires népitafs. Dans ces oculaires, les rayons sont reçus un peu avant
Digilizeû
OCULAIRE ISÉGATIF.
leur concours en A'B' sur une première lentille de convergence L' qui plie les faisceaux, ainsi qu'on le voit sur la figure 599, et les envoie sur une loupe L" qui fonctionne comme Toculaire simple des lunettes à deux verres. Pour comprendre comment cette disposition résout la question qui nous occupe, reportons-
nous à la description que nous avons donnée de la lunette de
Képler : en supposant que l'on place l'oculaire L' (fig. 600) dont la
distance focale sera /", un peu en avant de l'image A'B' donnée
par l'objectif et à une distance égale précisément à f ; alors
1 image primitive A'B' sera remplacée par une autre A" B" égale
A'B' i en grandeur à —- et située à une distance - f du verre collec-
teur, et en môme temps les faisceaux tels que L'A', etc., etc., qui primitivement étaient très-sensiblement parallèles à l'axe, seront fortement inclinés vers lui. Prenons un second verre L" dont le diamètre Sy" soit le quart du diamètre ty' du premier verre L'; supposons de plus que sa distance focale f" soit égale à
, et plaçons-le à une distance de A"B" égale hf": il recevra tous
les rayons qui ont concouru à la formation de l'image A" B", et par suite le champ de l'appareil ne sera pas diminué. Tout cela résulte de ce que, dans la figure 599, O'L'A'B' est très-sensiblement un rectangle dont O'A' et L'B' senties diagonales. Quant au grossissement, il sera accru. En effet, l'angle sous lequel on verra A" B",
A'B" 2 A'B' en plaçant l'œil contre le dernier oculaire, sera ■ ■ «= — j-, — ,
tandis que, dans la lunette à deux verres, fonctionnant avec le seul oculaire de distance focale l'angle en question eût été
simplement .