‹ Leçons de physiqueChapitre 99 sur 293 · LUNETTE ASTRONOMIQUE · texte numérisé non relu

LUNETTE ASTRONOMIQUE

essentiellement deux verres convexes, un objectif L (fig. 597) qui forme près de son foyer une image réelle A' B', des objets que l'on observe, et un oculaire L' avec lequel on regarde de trèsprès celte première image.

L'oculaire est porté par un tube à tirage, on l'écarté de l'objectif quand les objets à observer se rapprochent, et on l'enfonce le plus possible quand on vise aux étoiles.

En outre, pour une distance déterminée des points où l'on vise, il faut l'enfoncer d'autant plus que l'on a la vue plus courte. Cela résulte de ce que nous avons dit en exposant la théorie de la loupe (page 276).

L'œil doit être placé au point C (fig. 598) où se croisent, après la dernière réfraction, les pinceaux venus des points

Fig. b9S.

extrêmes A et B de l'objet. Si l'on se plaçait au delà ou en deçà, on ne recevrait plus ces pinceaux lumineux; on ne verrait plus, par conséquent, les points desquels ils émanent.

Il résulte de là que, lorsqu'on emploie des lunettes à oculaires simples, il faut placer l'œil à une distance h du second verre, sensiblement égale à la distance focale f de celui-ci. En effet, la distance doit nécessairement satisfaire à la relation

laquelle se réduit sensiblement à

parce que F est toujours fort grand par rapport à f.

Iê4 LUNKTTK ASTAONOM JODB*

Pour fixer ainsi au jujint C la j>u>iii<!n de l'œil, on adapte, au bout du porte-oculaire et à la distance que nous venons de calculer, uno petite plaque percée d'un trou et formant ce qu'an appelle rœiiielon.

La distance 0' D est théoriquement déUnie par la relation

00 si Ton admet A » ^

d'où

Gro99Ϋi«inent. — Le grossi^soinent , comme nous avons déjà eu occasion de le dire, est le rapport de l'angle B" C A" sous lequel on voit la dernière image A" B" à l'angle sous lequel on voit l'objet c esi-à-dire que Ton a la relation

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