FRANGES DE MM. FISEAU ET FOUCAUT
Dans toutes les expériences que nous avons précédemment décrites, le nombre des franges que l'on jHîut compter est toujours peu considérable, même lorsqu'on opère avec de la lumière épurée par la transmission à travers un bon verre rouge. En d'autres termes , dans ces expériences, on ne voit interférer que des rayons dont les retards relatifs ne sont que de quelques vibrations. MM. Foucautet Fiseau ont trouvé une manière simple de manifester l'action interférentielle do deux rayons on retard l'un sur l'autre de plusieurs centaines de vibrations.
« On forme, avec les deux miroirs de Fresnel, des franges d'interférence d'une certaine largeur, et oii les reçoit sur un
Fig. 653. ^
écran percé d'une fente très-fine que l'on fait correspondre au milieu même de la frange centrale. On reçoit la lumière qui tra-
Digitizc^.
verse la fente dans un système réfringent desliiie a dilaler cette lumière en un spectre Ires-pur que l'observateur regarde au moyen d'une loupe. La frange centrale pour laquelle la différence de marclie des rayons est nulle fournissant alors la lumière, le spectre sera le spectre ordinaire avec ses lignes fixes. Maintenant si, tout restant en cet état, on fait avancer l'un des miroirs parallèlement à lui-même, on déplacera la frange centrale, qui sera remplacée par une autre d'un ordre d'autant plus élevé que le mouvement du miroir aura été plus grand : robservalxiur verra alors le spectre se recouvrir de bandes obscures et brillantes qu'il pourra resserrer de plus en plus, en continuant la mouvement du miroir. »
Soient DB et DC ffig. (>o3) les % miroirs, et Z' le milieu de la franfi:e centrale lorsque les arêtes des surfaces réfléchissantes sont confondues. Soient aiors A', A", les positions de la source et de ses SI imae:es. on a Z'A'= Z'A". Si l'on vient k faire avancer DB parallèlement à lui-même, Z'A" devient moindre que Z'A';
supposons que la différence soit rendue égale à | millimètre, ce
qui peut se faire sans difficulté. Les quotients de 0»'"%5 par les longueurs d'ondes du rouge et du violet extrAmes de Newton sont respectivement 775 et 1 Î07. — Par conséquent, si des rayons en retard l un sur l'autre d'un millier de vibrations peuvenf encoro interférer, on peut affirmer qu au point Z' seront aetuellement superposées la frange rouge extrême de rang 775 et la frange violette extrême de rang 1107. La longueur d'onde variant d une îêfjonBk continue entre les valeurs qui répondent aux rayons ex-
trémes du spectre, on est sur que le quotient — — peut prendre
toutes les valeurs entières comprises entre 775 et 4 4 07, par suile, au point P, il y aura maintenant superposition de 33â frangea brillantes de toutes couleurs, et d'autant de franges noires. Enfin le prisme sur lequel on recevra toutes ces franges les séparera les unes des autres et les distribuera dans toute l'étendue du spectre qu*îl forme* Tels sont en effet les phénomènes que ïim {àmnfBj et par conséquent il est démontré que les moute* mente des molécules lumineuses persistent sans perturbation pendant un ou plusieurs millierB de vibrations.
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