ÉPAISSES
Amieavz d« Newton. — Ne\\ ton a découvert et étudié avec soin une autre espère d'anneaux colorés dont le développ>ement s'explique en partiml des prinrij^es que nous venons d'exposer dans ce chapitre et dans celui qui le précède.
Un ravon solaire assez étroit était transmis dans une chambre noire. Newton le fit passer à travers une ouverture d'environ I centimètre percée dans un c^ïrlon blanc ; puis il le reçut sur un miroir concave de verre éUimé ayant 2 mètres de rayon, en prenant soin que l'ouverture fût à peu près au centre de ce miroir, de sorte que le faisceau régulièrement réûéchi revenait toiuber sur elle.
En ces circonstances, il vit l'ouverture entourée d'une sene d'anneaux; ils étfliont alternativement brillants et sombres dans la lumière liomo^ciio, irisés dans la lumière blanche. Les carrés des diamètros des anneaux brillants croissaient comme les nombre- pairs; ceux des anneaux obscurs suivaient la série des nombres impairs : ils étaient en raison inverse do l'épaisseur du miroir et proportionnels aux carrés du rayon de la spiiere dont le miroir faiî^ait partie.
Le phénomène prend beaucoup d'éclat quand on ternit avec le souffle la face antérieure vitrée du miroir: il disparaît sensibloinerU lorsqu'on enlève l'étamafro, et cette double observation prou\'o que les rayons, h 1 action réciproque desquels: il esf dil, ont été dilîust s il la première surlace et réfrulièrement refléchis sur la seconde. Nous allons indiquer comment ils se groupent et se combinent pour former les anneaux successifs : nous supposerons le miroir plan au lieu d'être sphérique : cette restriction n'empêche pas le développement du phénomène.
EzplioatûiB des «nieaiiz d«i places épaînet. — Soit LA un
des rayons qui viennent tomber sur la glace GG' (fig. 664) : on peut supposer Tincidence normale pour se mettre dans le cas spécifié par Newton. Au point A le rayon suit en grande partie sa roule en ligne droite, suivant AH ; toutefois une portion pénètre dans la glace en se diffusant. Soit AB un des rayons élémen* laires qoi en dérive ainsi par diffusion. AB se rédéchit régulière* ment en B et émerge en G, suivant CF ; il n'est aucune autre portion de la lumière propagée originairement, suivant LA, qui suive cetle direction GF« après réfleiion sur GG\ — La
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partie du rayon LAE, qui se réfléchit régulièrement en E, revient en A, et là donne aussi quelque peu de lumière émergente à la diffusion. Un de ces nouveaux rayons diffusés, et un seul, rencontre en F le rayon CF, qui comme lui a été réfléchi, difTusé, et