CLA8SB
de la sotetanee aetire.
ANOLB
d« routktn
de^
rayons ronges.
Lnvogjre.
Dextrogyre.
Dextrogyre.
Lnvogyre.
— i5»,ai
Dextrogjre.i
DextîQgyre.
Dextrogyre.
Lœvogyre.
I7i PuLARlb.lTluM RUiATUlRE.
TAIII.BAU DBS ROTATIONS IMPRIMÉES AUX RAYONS ROUGES PAR DBS SOLUTIONS DE DIFFÉRENTS SUCRES.
nous DBS BUCRBB.
PftOPORTIOlt
dp U subktaucu &cUve
l*ovité de poids de
la tolatiou.
DBHSITé
la liolutlOD.
ROTATrON
À travers uné éfftlMeur
de
Jdem iiktn . . . • •
l,2âll
idtut idtM • • • • •
l,8tl
Sacre de lait crtetalliaé. . . .
Sucre d' amidon.... #w
Tous ces sucres soat dextrogyres. D'autres malîères sucrées sont, au contraire, laevogyres.
M. Biot s'est assuré que toutes les lois qu'il avait trouvées en étudiant Faction rotaloîre du cristal de roche régissent également celle que les liquides exercent, et de plus il découvrit un nouveau fait que nous allons maintenant faire connaître.
Pouvoir «ototoSfo notécnloire. — Si l'on prend deux dissolutions de sucre faites de telle sorte que sous le même volume elles contiennent des poids de sucre qui soient entre eux dans un rapport déterminé, égal à R par exemple, on trouve que dos épaisseurs égales de ces deux solutions font éprouver au plan de polarisation d'un même rayon des déviations qui ont au^si entre elles un rapport égal à R. — L'eau, par elle-même, est inactive, et, dans les deux solutions dont il s'agit ici, les densités de la substance active, rapportées au volume total, ont entre elles un rapport égal h celui que présentent les actions rolatoires produites par d égales épaisseurs des liquides. M. Biot admet alors {juc si, par des moyens quelcon(]ues, on pouvait faire varier régulièrement les distances dos molécules d'un corps actif, l'action rolatoire de ce corps ainsi dilaté ou comprimé, sans autre modification dans i arrangement intime do ses molécules, varierait proporlioniielItMTient à sa densité; cl dès
POLARISATION KOTATOIUE. 471
lors, se plaçant dans celte hypolhèse, il calcula pour les différentes substances soumises à ses expériences ce que serait l'angio de rotation qu'elles imprimeraient aux rayons rouges sous une épaisseur do I millimètre et avec une densité égale à 1.
Cet angle, il l'a appelé pouvoir rolatoire moléculaire de la substance.
Ainsi, une plaque de quartz do \ millimètre fait éprouver aux rayons rouges moyens une rolalion de I9«; le poids spéciûque de ce corps est 2,6; multiplions l'angle 19 par le rapport de 1
à 2,6, et le produit — = 7°, 30' sera le pouvoir rotatoire moléculaire du quartz.
Pour le sucre, ce pouvoir rolatoire moléculaire a été trouvé égal à 0°33',30", soit en opérant sur des plaques do sucre fondu, transparent et amorphe, soit en le déduisant par le calcul de l'étude des rotations produites par des dissolutions de cette substance. . • .
Voici d'une manière générale comment on peut, en observant l'action d'une dissolution, en déduire le pouvoir rotatoire de la substance dissoute, dans l'hypothèse où le dissolvant, inaclif par lui-même, ne fait que dilater uniformément la substance active.
Soit une solution renfermant un poids p de substance active et un poids p' de dissolvant inactif, d le poids spécifique de la solution et a l'angle de rotation produit par 1 millimètre de la solution. Si tout le dissolvant disparaissait, les molécules actives restant à leurs places respectives, l'action produite par 1 millimètre resterait la même, mais le poids spéciûque du milieu
deviendrait d — r—.- Ainsi a est la rotation produite par 1 mil- P-^P
limètre de la substance active prise sous un poids spécifique
égal à d — - — ;. Donc le pouvoir moléculaire ^ de celte substance
est a • - — - , ou encore
pd '' dp L'équation
il I
[)eut s'écrire
!»( I, ' «ri • r;",' 1 I I f
lu .11 ZI
£lle indique que le pouvoir rotatoire moléculaire ^ de' k
solution est égal au pouvoir moleculaae f de la substanco actis e,
mulUpUé |Mir le rapport , qui exprime la proportion de
bubslance active qui entre dans Tunilé de poids de la solution.
Il est facile de voir que. si le dissolvant était actif et avait uu pouvoir moléculaire Téquation précédente deviendrait
mais louiriLiis dans I hypoiliise où la îiukiiion ne ferait que dilater unitormutuent chacune iJis substances qui la forment; dans les autres cas, on ne peut rien affirmer touchant la relation qui doit exister entre l'action de k aolutioa etoeUes dedcorpe qu'elle reuieime*
d 4i CORltBLATlOTI DU IHItJVOia AOTATOtRIS AVEC L\ lIATtfRtS
Et L*KTAT PHYSIQUE IlES CORPS*
Los corps inscrits au lablean de la page 47t sont tous des produits immédiats du règne végétal.
Un certain nombre des substances que Ton retrouve le plus généralement dans le règne anima! Jouissent aussi de Faction totatoife. Le sérum du sang et tous les liquides altHimtneux sont dans ce cas.
Souvent ces produits immédiats de rorganisttion végétale oU animale présentent Tactlon rotatoire sous les différents étdts physiques qu'ils peuvent aSécler. De plus, ils la portent avec éux dans leurs composés, et qudquefois même ils la transmettent jusqu*à leurs dérivés.
Ainsi M. Biot a constaté que la vapeur d'essence de térébeilihine jouit de Taction rotatoire, tout aussi bien que l'essence elle^ même. Il a vu que les tartrates agissent comme Faeide qu'ils renferment; il a constaté que les combinaisons d'acide chlorbydrique et d'essence de térébenthine sont des substances actives. En6d il a retrouvé, dans le sucré fondu et transparent, le même pourvoir rotatoire qdé dans les solutions sucréM.
Tous ces fieiitsont reçu de nouvelles confirmations.
Ainsi le sulfate de strychnine possède, soit à l'état cristallin, soit à l'état de solution, la propriété do faire tourner le plan de polarisiition d'un rayon qui le travei"se, cl l'action rotatoire découvertp [iar M. l*asteur dans l'asparui^iuo se retrouve^ dans les
l>OL\KlSAilÛK liÛTATUlKE.
acides aspartique et malique que Ton en peut déduire, tandis que les mômes acides, dérivés d'un fumarate d'ammoniaque inactif par lui-même, sont dépourvus de toute puissance rotatoire, et il en est de même de tous leurs composés.
11 est beaucoup plus rare de trouver l'action rotatoirc dans leâ corpsqui appartiennent au règne minéral, et, quand on l'y trouve, elle paraît, jusqu'ici au moins, liée plutôt à l'état du corps qu'à sa nature chimique. Le cristal de roche, dans lequel cette action est si énergique, est la seule variété de silice pure qui la présente; le quartz amorphe, les silicates solides ou dissous en sont également dépourvus, et le chlorate de soude perd, lorsqu'il est dissous, l'action qu'il possède à l'état solide et cristallin.
Influence des modifioationi de la forme cristalline. — Le cristal de roche, le chlorate et le bromate de soude, le cinabre, sont les seules substances minérales proprement dites dans lesquelles on ait jusqu'ici trouvé l'action rotatoire*. Or le chlorate de soude appartient au système cubique, le cristal do roche au système rhomboédrique. Il ne parait donc y avoir aucune connexion entre le type cristallin, auquel on peut rapporter la forme de ces substances, et la propriété qu'elles ont do faire tourner le plan dii |)olarisation de la lumière. Mais des observations très-importantes ont fait voir que dans le cas où une substance est active, des modifications dissymétriques de sa forme sont souvent l'indice de l'existence de cette action, et du sens dans lequel elle s'exerce.
Observations d'Herichell. — La première de ces obaorvations HiBt due à Herschcll. Le cristal de roche se présente ordinairement sous forme d'un prisme droit à six pans, terminé par une pyramide k six faces, et souvent les angles solides formés par la réunion des faces de la pyramide avec celles du prisme se trouvent, do deux en deux, modifiés par des facettes inégalement inclinées sur les faces du prisme qu'elles coupent. Ces variétés dissymétriques se partagent en deux groupes qui se distinguent de la manière suivante : lorsqu'un observateur plaçant le prisme verticalement tourne vers lui Tune des arêtes latérales sur lësquelles porte la modification, il voit que cette arête fait des angles aigus inégaux avec les droites suivant lesquelles les deux faces adjacentes du prisme sont coupées par la facette modifiante. Si le plus grand de ces deux angles esta la droite de l'observateur, le cristal est lœvogyre ; il est dextrogyre dans le cas contraire. Recherches de M. Pasteur. — Tel est le fait qui résultant des
I. L'action du chlorate ilc soude à étu décoliverle par M. MarbaoL» celle du uiusibre par M. Descloiscdux.
l'OLARlSATlON ROTATOIRE.
observations d'Herschell. Ce fait est resté assez longtemps isolé; mais, en 1848, M. Pasteur découvrit un nouvel exemple des relations qui peuvent exister dans les corps actifs entre le sens de la rotation et celui des modidcations dissymétriques que peuvent offrir les cristaux de ces substances.
On connaissait deux modifications de lacide tartrique, identiques par leur composition élémentaire et l'ensemble de leurs propriétés, mais différentes pourtant à certiiins égards.
La modiûcation la plus commune, l'acide lartrique ordinaire était plus soluble dans Teau que la variété la plus rare à laquelle on avait donné le nom d'acide paratartriquc ou racémique; mais surtout l'acide tartrique en dissolution exerçait sur la lumière une action rotaloire énergique, et l'acide racémique en était dépourvu. D'un autre côté, il résultait des recherches cristallographiques de M. Pasteur que les tartrates et les paratartrates cristallisés présentaient dans leurs formes des modifications dissymétriques analogues à celles que Herschell avait signalées dans le quartz.
Ainsi (Voir Aun. de phi/s. et Chimie, série 3, ï:24, p. |4o0) : ... Le tartrate double de soude et d'ammoniaque peut s'obtenir en cristaux d'une grande beauté dérivant d'un prisme droit k base rectangle. La forme primitive ne se rencontre pas. Elle est toujours modifiée, comme l'indique la figure 725, par les facettes
b' et et les cristaux complets ont en outre les angles solides tronqués. — Ce sel est hémièdre, et voici dans quel sens il faut prendre ce mot :
Puisque les cristaux dérivent d'un prisme droit à base rectangle, les arêtes B sont identiques, les arêtes C le sont également : les arêtes f et f sont donc aussi respectivement identiques. Donc, les arêtes f en particulier, lesquelles sont au nombre de huit, devraient, par une simple raison de symétrie,
Fig. 723.
Fig. 726.
POL/ililSATlOK HOTATOIRE. 477
éli» toutes modifiées de la même nmlère, si une aeale d'entre elles vient à l'être. Or, il arrive toujours que quatre seulement portent de petites facettes, et les deux arêtes qui SMii modiGées à'Qnooxtréinité du prisme sont placées en sens inverse de celles qui présentonl la modi6cation à l'autre extrémité du cristal.
Quand on a posé le cristal devant soi, en mettant les faits P verticales et les faces T horizontales, Tcirète f, qui à la partie supérieure est placée à droite de la faee P, im plus rapprochée du corps de l'observateur, se trouve une des arêtes de modification; dans ce cas, Thémiédrie est dite hémiédrie droite.
Elle serait dite hémiédrie gauche, si la modification avait porté sur l'arête f placée à gauche de la faee P ia>piui» voisine de l'ob* servateur. , .
Or, continue M. Pasteur, «lorsque j'eus dérouvert l'hémiédrie de tous les tartiates, je me bfttai 4'étudier avec soin le paratartrate double de soude et d'ammoniaque, et je vis que les facettes dissymétriques correspondantes à celles des tartrates isomorphes étaient placées, relativement aux faces principales du cristal, tan* tôt à droite et tantôt è gauche sur les différents cristaux que j'avais obtenus. Je séparai avec soin les cristaux hémièdres à droite des cristaux hémièdres à gauche, j'observai séparément leurs dissolutions dans l'appareil de H* Biot, et je vis que les cristaux hémièdres à droite déviaient à droite, que les cristaux hémièdres à gauche déviaient à gauche le plan de polarisation. » , À ce foit si important pour la théorie de la polarisation rotar tQljDii ,|I^,Fa$tiaiiren lyouta deux autres également neufs dsns la Mfénce; il isola l'acide des cristaux hémièdres à droite et çelui oes cristaux hémièdres à gauche, et les mettant en présence en proportions égales, il les vit se combiner avec déga gement de chaleur pour reproduire l'acide paratartrique inactif qui lui avait servi de point de départ. / „ -
f^'acidj^ laevogyre, l'acide dextrogyre, soiSt: do»c un(s dans Vaîmde iâ^^>--* La combinaison aux* bases les sépare quelquefois, quoique cela n'ait pas toujours lieu ] mais il est des forces d'une autre espèce qui peuvent opérer la séparation. M. Pasteur fit dissoudre dans l'eau, en proportions égales, du tartrate de potasse tournant à droite et du tartrate tournant à gauche; dans cette eau il mit un peu de levure de bière, de façon à en déterminer la fermentation, et il constata que le tartrate gauche seul était détruit par cette action chimique spéciale.
De tous ces feits il résulte, comme nous Tavons énoncé en commençant ce paragraphe, que, dans les substances actives, des modifications dissymétriques dans la forme cristalline peuvent
gACCHARIMiftTRtK.
être un indien du «ens (ian> lo(|iu'l la rotation s'oporo, oL aiiï^si un indice de chanijemenis importants dans quelques propriétés de ia substance dans laquelle on les observe; il n'est besoin de rien ajouter pour faire voir quel nouvel intérêt s'attache maintenant à l'étude de ces particularités curievses q»e présente le stnidure cristalliBe dee corps hémièdrefr.
g 5. Sacciiaiiimétbie.
pMoédé de M. Biot. — L'('>tiide des phénomènes que nons venons de décrire a conduit M. Bioi à découvrir un procédé d'ana« lyse chimique très-employé maintenant dans l'industrie sucrière.
Lorsqu'on dissout du sucra dans I-eeu, la sdution est d'autant moins active qu'elle est moins concentrée, et rexpérienoe prouve du reste que l'eau employée à dissoudre le sucre peut contenir quelque peu de sulfates, chlorures, ou plus généralement des sels minéraux qui se trouvent dans les jus de cannes ou de betteraves, sans qu'il en résulte aucune modification dans l'action du sucre proprement dit. Gela posé, on fiiit une solution de sucre candi pur dans Feau distillée, de telle sorte qu'un Ktre en renferme p grammes. On cherche la déviation n' produite par un tube de longueur déterminée l rempli de cette solution. On prend ensuite p grammes du sucre impur que l'on veut analyser, on les dissout dans l'eau, de façon que la solution occupe encore un litre, et l'on cherche la rotation n* que produit le tube
de longueur l plein de cette solution : le rapport — représente la
richesse du sucre brut éprom é.
A cela il faut ajouter la remarque suivante :
Le sucre cristallisable, celui que Ton emploie dans les usages domestiques, est dextrogyre. Mais il existe aussi d'autres sucres non cristallisables qui sont lanoiîyres. Ces deux sortes de sucres peuvent se trouver mélangés dans les sirops que Ton produit d'abord pour les transformer ensuite, après raffinage, en sucres blancs ordinaires, et l'on conçoit à combien d'erreurs le mélange de ces deux principes dans un sucre brut pourrait conduire sur la richesse réelle de celui-ci.
Ce (pii permet de résoudre la difficulté pratique que nous signalons, c'est que le sucre de cannes sous l'action des acides peut être interverii, c'est-à-dire transformé en sucre laevogyre; et l'on a déterminé l'angle kn dont se trouverait dévié le plan
SACCHARIMÉTRIE.
do polarisation fl'un rayon roiijîo, si on lui faisait traverser une longueur I d'une solution de sucre interverti renfermant p iijrammes de ce sucre par litre. On connaît d'ailleurs Tan^île 7i de rotation qui aurait lieu dans les mêmes condilions sous l'action du sucre dexlrogyre.
Ceci posé, soit q le poids do la matière sucrée contenue dans un litre de la solution soumise à l'expérience, soient x et y les poids de sucres dextrogyres et lœvogyresqui forment en s' ajoutant le poids total q de la matière sucrée.
Soit enfin m l'ansle de déviation observé :
On a
JM' h n u
OU
Alors on intervertit le sucre dexlrogyre, et l'angle de rotiition est o*'. Si les opiTations chimiques qui ont amené l'inversion ne produi» saient aucun changement de volume, on aurait
f) »i' = t»x 4- A/Il/,
d'oii l'on déduirait
X serait donc connu.
En réalité l'addition d'aride chlorhvdrique qui produit l'in-
version accroît de le volume de la liquf^ur, el dès lors il faut,
il la place de w' dans la précédente formuh», mettre m' |^ . Mais
coin n'amène aucune complication dans les résultats.
SACCUARIMÉTRIE.
La fi^rure 727 donne une idée générale de l'appareil employé par M. fiiot dans ses études sur les liquides.
MM', la glace noire, destinée à polariser la lumière et à la réfléchir le long de l'axe du cylindre diaphragmé T; SS', tube qui renferme le liquide ; P, prisme analyseur dont la rotation se mesure sur le cercle gradué CC
Saooharimètre de MM. Soleil et Dubofcq. — MM. Soleil et
Duboscq ont imaginé un appareil sacchari métrique fort commode dans les applications, et dont le principe mérite une attention toute spéciale.
Les plaques de cristal de roche sont, avons-nous dit, tantôt dextrogyres et tantôt laevogyres, suivant les échantillons dont elles proviennent. Mais, quoique de sens différents, les pouvoirs rotatoires de ces deux variétés de quartz sont égaux en grandeur absolue. Ceci posé, concevons une plaque de cristal formée de deux lames l'une dextrogyre, l'autre lœvogyre, d'épaisseurs bien égales, et se touchant exactement par une facette plane, perpendiculaire à la surface sur laquelle doivent tomber les rayons.
Si l'on vient à répéter avec cette plaque double l'expérience fondamentale d'Arago, en prenant soin que les sections principales du polariseur et de l'analyseur soient ou parallèles ou perpendiculaires entre elles, rien de particulier ne se remarque d'abord. La plaque, dans toute son étendue, présente une teinte uniforme, celle qui répond à son épaisseur : on effet les quantités cos*( + j?) et cos*( — ar) sont égales entre elles; il en est de même des autres expressions : 4° sm*( + a?) et sin^ { — x)^ 2« cos*(a?— 90) et cos«(—x— 90), 3»siV(ir— 90) et sin^ [—x—90) , et, d'après ce quo nous avons vu p. 463, l'égalité de ces quantités entraîne l'idenlité des teintes des images ordinaires et aussi des images extraordinaires des deux moitiés de la plaque. Mais pour distinguer la plaque à 2 rotations d'une plaque simple do mùmo épaisseur, il suffit de placer successivement contre chacune, soit une plaque simple de cristal de roche perpendiculaire à Taxe, soit un tube, une auge, renfermant un peu de liquide actif, et d'analvser le faisceau transmis à travers le svstème. Dans le second cas, le faisceau prend une couleur différente, et rien de plus; dans le premier, il se trouve partagé en deux portions de teintes différentes; et il en doit être ainsi, car en juxtaposant la lame auxiliaire simple à la plaque à deux rotations, on produit le même effet que si l'on accroissait l'épaisseur de l'une des moitiés de cette dernière et qu'on diminuât l'autre d'une même quantité. Le faisceau transmis est donc composé de deux parties juxtaposées ayant traversé des épaisseurs différentes d'une même substance
sAccHAamÉTiiic* m
active. Soua Taetion de Tanalvaeur ces deux portions doivent donc prendre des teintes différentes.
H en résulte qu'une plaque k deux rotations peut être trèsavantageusement employée pour reconnaître si un corps ost ou non doué du pouvoir rotatoirc. Mais, pour que ce procède d'investigation ait toute la sensibilité dont il est susceptible, il faut que, d'elle-même, la lame donne sur ses deux moitiés la teinte de passage. Alors, en effet, les moindres changements do son épaisseur effective se traduisent par des ditTéronccs de coloration très-prononcées. Or, pour trouver l'épaisseur de la plaque qui satisfait à cette condition, on raisonnera de la manière suivante :
Si la section principale de l'analysour et celle du polariseur sont recta nL;u 'a ires entre elles. 1 intiMisité de 1 iinai,'? extraordinaire est donnée par une suite de termes de la forme X*sin-[x — 90), Soit j^'j la valeur de .r pour les rayons jaunes; puisque ces rayons doivent disparaître de i image, il faudra que l'épaisseur 2/ soit telle que ;
ai»* (90— iTijssO, d'où: ;r)« 90*; et
comme pour 1 ■ j*j ^3° 99, il faudra que i épaisseur y soit
égale à 4 m 3mm 75.
Si les sections étaient parallèles, la teinte résulterait de la compoaltion d'une série de rayons dont lo& intensités auraient des expressions de la iorme A^atn* œ. Pour que Tun do ces termes disparût, il faudrait que la valeur de m op correspondante fût 0, et comme la solution qui consisterait à prendre une plaque d'épaisseur nulle est une solution illusoire, on eu déduit que x doit être égal à 71 ir ; pour 7i — 4, y s 7*""* 50 les valeurs supérieures de n répondraient à des plaque.4 trop épaisses.
CScimp«ns«teur. — Après avoir ainsi construit des plaques à deux rotations, éminemment propres à manifester rexistence du pouvoir rotatoire dans une solution, MM. Soleil et ûut>oscq ont construit un compensateur d'un genre tout k fait nouveau et à l aide duquel on détermine immédiatement l'épaisseur de quartz à laquelle équivaut le tube plein de liquide actif. 11 est formé de trois pièces de quartz distinctes : 4* une lame dextrogyre ayant une épaisseur uniforme; un ensemble de deux prismes rectangulaires lœvogyres taillés sous un angle très-aigu, le même pour tous les deux; les faces opposées à Tangle droit sont super^ posées et les deux prismes peuvent glisser lentement Tun sur
8iVCCUÀHlM£THl£.
i autre en constituant toujours une lame a faces parallèles; seulement répuisseur de celte lame varie avec la position relative des deux prismes mobiles. Elle est égale a celle de la lame simple sous-jacente lorsque les deux prismes sont exactement superposés et ne débordent pas l'un sur i autie. Dans les autres cas, elle est plus grande ou plus ])etite, en sorte que le compensateur entier agit tantôt comme lame tournant à droite, et tantôt comme lame tournant à gauche.
L'épaisseur do cette lame variable est indiquée par la graduation tracée le long du cadre de cuivre qui règle la marche des prismes mobiles. 11 suiiit donc de régler la position de ces derniers de manière à détruire Faction que le tube avait exercée sur les rayons transmis îi îravers la plaque à deux rotations, pour que l'on puisse assigner l'épaisseur de la lame de quartz ayant même action rotatoire que le tube plein de solution active.
Au lieu de graduer le compensateur de manière îi connaître immédiatement l'épaisseur de quartz à laquelle il équivaut, on peut inscrire en face des divisions les richesses en sucre des solutions qui, sous une longueur de 1 décimètre, se trouvent comî>ensées par ra[)pdrfMl dans la position correspondante.
Coloration de rimage. — Nous n'insistons pas sur ce point, et nous nous bornons à ajouter quelques mots ]>our indiquer comment MM. Soleil et Duboscq (ionnent à la lumière qu'ils emploient la coloration qui convient le mieux dans les ditrerenls cas qui peuvent se présenter.
Tour comprendre le but de cette addition, il faut se rappeler que la teinte sensible est de toutes celle qui subit les altérations les plus profondes sous rinOuence d'une légère modification dans l'action rotatoire. Aussi le saccharimètre est-il réglé de façon à ce que, dans la lumière blanche, la lame présente cette teinte dans toute son étendue lorsque le compensateur est au zéro et qu'il n y a aucun liquide interposé. Mais, si Ton emploie une lampe pour faire les expériences, ou si la solution esi un peu colorée, la couleur que les deux portions de la lame posséderont à l'origine ne sera plus celle qui répond an maximum de sensibilité, et il en sera de même au moment où la compensation sera i'!tablic. L'eifet serait, par exemple, très-prononcé avec une solution rougeâtre.
Alors on fait subir au rayon qui émerge du compensateur une légère modification capable, si elle agissait seule, de lui donner une coloration complémentaire de celle dont on veut annuler l'effet. Pour cela, avant qu'il arrive à l'analyseur Onal. on le transmet à travers un système double formé d'un prisme de Nicol
SACCÎIARIMÉTniE.
et d'un quiîrlz perpendiculaliv. Placé devant un analyseur, ce .sy.«îtème peut donner aux rayons qui le traver«;ent toutes les teintes possibles : il est donc éminemment propre à compenser l'effet nuisible des colorations accidentelles dans les expériences de sacohariniétrie.
Appareil. — I.a fi^juie 728 représente la disposition p:énérale
TT
IJ
des pièces du saccliarimèlre de MM. Soleil et Duboscq. P, prisme polariseur;
R, lame à t rotations ; elle est vue de face en DG ; Tï, tube à liquide;
Q, ce, ce, système compensateur, formé dune plaque do quartz dextrogyre Q et de 2 prismes de quartz acliromatisés lacvogyres CC, ce;
A, Q', système destiné à donner aux images une teinte convenable; il est formé d'un prisme biréfringent achromatique A et d'un quartz perpendiculaire Q';
LL\ lentilles destinées à donner une bonne qualité aux images.
N, prisme de Nicol oculaire. . .
§ 4. — DU DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR ROTATOIRE DAN» LES CORPS TRANSPARENTS SOUS l'INFLUENCE D AIMANTS PUIS-» SANTS.
Découverte de M. Faraday. — M. Faraday a découvert en 4 845 que l'on |>eut faire acquérir le pouvoir rolatoire à un grand nombre de corps transparents en fais«inl agir convenablement sur eux les pôles d'un électro-aimant puissant. Pour constater l'exactitude de cette proposition, on opère de la manière suivante : on taille un morceau de verre bien pur, de flint lourd, par exemple, en forme de cylindre ou prisme droit k bases parallèles, et Ton fait reposer les deux extrémités de ce prisme sur les deux