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MAGNÉTIQUE

commulateur qui peut transmettre, soit à l'un, soit ù l'autre, l'électricité du pôle positif d'une pile en contact avec c. Le sen^ de la rotation change avec celui du courant, et le plus souvent, quand l'expérience est disposée comme on le voit fig. 730, le

•Mli» r \\. 730. ' ' '

mouvement du plan de polarisation semble suivre relui de l'électricité dans les fils de la bobine; d'ailleurs, la grandeur dos effets que nous venons de décrire augmente avec la puissance de l'électro-aimant; de plus, elle change avec l'angle que Taxe de figure du prisme ou du cylindre F forme avec la droite qui joint les pôles de l'électro-aimant. — L'effet s'annule quand ces deux directions sont perpendiculaires entre elles. . . •

Recherche* de M. Verdet. — M. Yerdet a cherché les lois des dépendances que nous signalons. Nous allons indiquer les principaux résultats qu'il a obtenus.

La première chose à faire était de définir d'une manière précise ce que l'on devait entendre par cette intensité de force magnétique à laquelle on voulait comparer la grandeur des rotations obtenues, et il fallait ensuite donner un moyen de la mesurer.

Or, concevons que l'on prenne Fig. 731.

un électro - aimant de force

moyenne, disposé comme sur la fig. 731 et ayant ses deux extrémités armées de plaques de fer doux CC et DD' disposées parallèlement entre elles. : .

m POLARISATION IIOTATOIIIE

Si l'on suspend oniro ros plnqups uno trèïî-|)otilo aiguille aimantée ah, fortement trempée, et qu'on la fasse osciller, on trouvera que le nombre d'oscillations faites dans le même temps est indépendant de la position que l'aiguille occupe dans l'espace CG'DD', à moins toutefois que Taiguilie ne soit amenée presque au contact d'une des plaques. L'esi^ace CC'DD' est ce que M. Faraday appelle un champ d'intensité magnétique constante.

Avec les très-forts électro-aimants que M. Verdet employait dans ses recherches, cette constance du nombre des oscillations de l'aiguille pourrait ne pas s'observer, à cause des variations que son magnétisme éprouverait sous les actions trop puissantes des pôles voisins ; mais par une autre méthode que nous développerons en son lieu, M. Verdet s'est assuré qu'en armant toujours les pôles de ses aimants de fortes plaques de fer doux iwrallèles entre elles, il obtenait entre ces plaques un champ magnétique d'intensité constante; et les appareils à l'aide desquels il constatait cette constance pouvaient également lui servir à déterminer la manière dont variaient, avec les intensités du courant de Télectro-aimant, les intensités des actions qu'eut éprouvées dans une position quelconque, comprise entre les armures, une petite aiguille aimantée de forer voercUice absolue soustraite à l'action de la terre

En telle sorte que, dans tout ce qui va suivre, les intensités magnétiques auxquelles nous comparerons les déviations pourront être regardées comme mesurées par les carrés des nombi-es des oscillations de cette aiguille. . ■ • -i

Dans la série des recherches faites pour chercher la loi qui lie l'intensité de l'action magnétique à la grandeur de la rotation, M. Verdet employait un électro-aimant semblable à celui de la ligure 730.

Le rayon traversait les deux bobines suivant leur axe. Les expériences furent faites tantôt par la méthode d extinction, tantôt par l'observation de la teinte de passage. Dans tous les cas, en alternant les mesures d'angle et les mesures d'intensité, on se mettait à l'abri de l'influence des variations de la pile.

Lois de M. Verdet. — La relation cherchée s'est trouvée être une proportionnalité exacte, et M. Verdet en conclut que la loi élémentaire du phénomène peut se formuler de la manière suivante :

« Le pouvoir rotatoiiv développé par l'action d'un centre magnétique dans une tranche infiniment mince d'une substance monoréfringente varie proportionnellement à l'action magnétique, c'est-à-dire en raison directe de la quantité de magnétisme accumulée en ce centre et en raison inverse du carré de la distance. »

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