‹ Leçons de physiqueChapitre 158 sur 293 · MAGNÉTIQUE · texte numérisé non relu

MAGNÉTIQUE

Après avoir établi cette première loi, M. Verdeta cl>erché comment variait rinlensité do Ttiction rolatoire développée dans la substance soumise à l'expérience, lorsque l'angle compris entre la direction du rayon de lumière et celle de l'action magnétique variait de 0 à 90% et il a reconnu que l'intensité du phénomène optique est proportionnelle au cosinus de cet anj^le.

Pour faire commodément ces expériences M. Verdet disposait ses appareils à jîeu près comme on le voit fig. 732. F repré-sente la substance à éprouver, A et A' les armures des électroaimants. Elles pouvaient être rapprochées ou écartées l'une de l'autre et fixées dans une position convenable à l'aide des vis V et V. Le prisme transparent F se trouvait encore dans l'étendue du champ d'égale intensité, et rien ne gênait son orientation, ni le passage du rayon HH'. La perpendiculaire commune aux faces planes A et A' des armures représentait ici la direction de l'action magnétique.

Fig. 732.

Pouvoirs rotatoîret magnétîquei des liquides. — LeS liquides

sont susceptibles d'éprouver très-énergiquement le genre d'action que nous venons de définir. Pour les soumettre à l'expérience, on les enferme dans de petites auges, et l'on prend soin de déduire de l'effet total celui que produit l'auge vide soumise isolément à l'action des électro-aimants.

Les pouvoirs rotatoires moléculaires absolus que les différents corps acquièrent ainsi sous l'influence magnétique dépendent de l'énergie même de ces actions. Mais jusqu'ici, pour deux corps quelconques le rapport de ces pouvoirs a paru indépendant de l'intensité de l'action magnétique à laquelle son déveioppement était dû.

En comparant dans des conditions identiques les actions exercées sur un grand nombre de corps différents à celle qu'éprouve l'eau distillée, M. Verdet a pu donner les valeurs numériques des pouvoirs rotatoires magnétiques rapportés à celui de l'eau pris pour unité. O que nous avons dit page 474 suffit pour faire comprendre comment les chiffres définitifs se déduisent des rotations

m ilCTlOM DES AIIKCKS CRISTALLISÉES

observées elde te comaismiioe desikmsiléB des corps saumis aux expériences, et enfin, lorsqu'il 8*agU de dissolutions, des proportions dans lesquelles le dissolvant ei le corps dissous entrent dans la

solution totale. Il fout aeulenent remarquer que presque toujours le dissolvant luî-mème estacUf, mais la marcbe des raisonnements ne se trouve pas pour cela changée : soit R la rotation observée à travers unetcolonne de longueur constante prise, si Ton veut, pour

unité; D la densité de la solution; Pet P' le poids du dissolvant et celui du corps dissous; a le pouvoir rotaloire moléculaire du dissolvant; x celui du corps dissous. •

Si la densité était égale à l'unité, la rotation serait -g- et se

trouverait la somme de l'action «p^p; dissolvant et de

l'action X p^p; due au corps dissous : on a donc pour déterminer X la relation :

En suivant ces méthode?, M. Verdet a constaté qne toutes les substiincos n'arquièraut pas un pouvoir i ofatuiro de même si^rne, lorsqu on les place entre les pôles d'un puissant éfectro-aiiuaiit.

Les composés du fer, du titane, du cerium, du lanthane, éprouvent une action inverse de celle qu'éprouvent le v erre, le sulfure de carbone, l eau. Le nikel. le cobalt, le molvhdène, prennent un pouvoir rolatoire même sens que cu'lui de renu.

Le mangani'.se afiparlient à un typt^ intermédiaire, le pouvoir rotatoire de ses composés étant tantôt positif et tantôt négatif.

CUAPITRIi XXIL

ACTION DES LAMES MINCES C H I ST ALLISÉES SUR LA LUMltaE POLARISh.iL.

§. I. — PaiNGtPBa GBNÉBAUX.

Riet) ne pouvait faire prévoir le genre d'action tout spécial que le quartz et les autres substances actives exercent sur la lumière polarisée; en d'autres termes, la théorie physique exposée au chapitre précédent repose sur un principe compiéteaient indépen-

Page 1