‹ Leçons de physiqueChapitre 164 sur 293 · CRISTAL'X A DEUX AXES · texte numérisé non relu

CRISTAL'X A DEUX AXES

Ton remarque lorsqu'on oberve dans une pince k tourmalines ou tout autre appareil équivalent une lame d'un cristal de cette ospèce dont les faces |)anillèles entre elles sont convenablement orientées par rapport aux axes cristallojîraphiques.

Dimg un cristal dos trois derniers systèmes, on n'observe plus en. général de réfraction réfjulière, c'est-à-dire que les deux rayons réfractés suivent ordinairement des lois autres que celles de Descarie?. . i / /

Toutefois, dans ces cristaux il existe deux directions jouissant de propriétés analogues à celles de l'axe optique unique du spath, en ce sens que, si une lame e^l taillée de manière à avoir SCS faces i>arallèles entre elles et perpendiculaires à l une de ces directions, un rayon incident normal semble la traverser sans se bifurquer. Ces directions portent le nom d'axes optiques, et l'on appelle ligne moyeiwe du cristal la droite qui bissecte l'angle aigu de ces axes.

Ceci pos(\ lorscpi'on met dans une pince à tourmalines une

Fig. 744. Fig. 'Ah.

lame perpendiculaire k l'un de ces axes, si les tourmalines sont croisées, on obtient un système d'anneaux tel que l'indique la

fig. 744. Ces anneaux sont sensiblement circulaires; ils sont traversés par une bande noirâtre, qui est recliligne et parallèle au plan des axes du cristal quand ce plan est perpendiculaire ou parallèle k l'axe de la tourmaline polarisante.

Le phénomène se développe quand le cristal est taillé perpendiculairement à la ligcje moyenne.

La fig. 745 le représente tel qu'on l'obtient avec le nitrate de put<isse dans les conditions définies k la phrase précédente.

Les axes des tourmalines étant toujours croisés, si l'on tourne la lame de nitrate sur elle-même, l'espèce de croix qui partageait la fig. 745 en quatre parties symétriques se résout en deux

ClilSTAUX A DEUX AXES.

SOS

bninehoo fie eoErbe séparées el'psMsnt chacune par ira des deux centres autour desquels les anneaux se développent.'

La fig. 746 est relative au cas où le plan des deux axes du cristal est incHnéà 45* sur les sections principales des tourmalines.

Nous ne cherebons pas à rendre compte de ces eflélfa brillants : nous les indiquons parce qu'ils peuvent servir à reconnaître si une lame cristalline appartient à un cristal à un axe -ou à un cristal à deux axes.

M. Soleil a construit des appareils à l'aide desquels on les rend aisément visibles en projection.

Une lentille fait converger sur la lame cristalline un faisceau primitivement polarisé et amène le point de concours sur la face postérieure du cristal. Une autre lentille projette sur un écran rimage du cristal : si les rayons à la sortie de celte seconde lentille traversent un analyseur, tous les phénomènes précédem* ment décrits se reproduisent avec éclat sur le tableau.

Fig. 747.

L'iippareil de M. Soleil est indiqué dans ce qu'il y a d'essentiel fig. 747; l'analyseur A est formé d'un prisme de Nicol et d'une ou plusieurs lentilles. Cet appareil peut aussi servir à mesurer l'angle des axes du cristal, pourvu (oufofois que cet angle ne soit pas trop considérable. Il est en ctTot disposé de manière que la lame cristalline soit portée sur une alidade LL' mobile autour du centre d'un cercle gradué .MP parallèle à l'axe commun BB' de la lentille 0 et des prismes de Nicol qui servent de polariseur et d'analyseur. Cette lame est taillée perpendiculairement îi la ligne moyenne; on la fixe sur l'alidade, normalement au cercle divisé, et on l'oriente de façon que le plan de ses axes soit pnrallèle au cercle MP. Alors, en faisant tourner l'alidade on peut amener successivement la direction de chacun des axes optiques du cristal à coïncider avec celle que suit dans la lame l'axe de figure du faisceau conique incident. Quand la co'mcidenco est obtenue pour l'un des axes, on obtient l'apparence de la figure 744, et le centre de l'anneau intérieur se trouve sur la ligne BB'. On lit alors sur le cercle la position de l'alidade, puis on tourne

ntwLmon sua u vxere.

c«lle-ci jusqu a ce que lo second àw tiu crlMtil vienne k son tour coïncider avoc BB'. L are de rotalion serait celui que l'on eherehe s'il n'y avait pas de réfraction ilans ia lame. En réalité, p tiir obtenir l'angle des axes ii faut multiplier Tare de roUtion \)àv le rapport des angles que forment avec la normale à la plaque : T la direction de l'un ou 1 autre de ses axes, 2* celle du rayon incident qui se réfracte suivant cet axe.

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