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CHAPITRE XXV

SUITE DE LA POLARISATION ELLIPTIQUE. — RE- CHERCHES DE M. JAMIN SUR LA RfiFLEXION A LA SURFACE DES CORPS POLIS.

Dans une série de recherches dont les résultats ont été imprimés aux ilfu»., sér. III, tom. xix, xxtv, xxix, ux, M. Jamin a repris, dans son ensemble, la question de la réflexion lumineuse à la sùrtee de \»m ta» «orps polis non cristaUiaés, et il a fitii voir que rexpérieace s'accorde très-bien avec les formulés aux-* queUes M. Caucby était arrivé en cherchant analy tiquement l'explieatieii de ce phénomène.

Les déterminations que M. Jamia a di dans cet ensemble de travaux sont nécessairemeot des mesuras photométriques et des amures de difléreneee de phases* Il a exécuté les unes et les autres, quelquefois en ayant recours aux méthodes de M. Brewster et de M. de Semarmoont, mais le plus souvent en employant des procédés ou des appareils qui lui sont propres.

g I. — DBTBaiiINATIONS PHOTOMBTaïQITBS..

Voici d'abord en quoi consiste la méthode pliolométrique nouvelle employée par M. lamm :

PUMir trouver le pouvlrir réflecteur absolu d'un métaf dau de» eireonatances déterminées, M. Jamin lecempare h «elu^du veire

KÉVLBXfON MÉTAITLIQUB.

dans les mêmes circonstances et, comme ce dernier est connu d'après les formules de Fresnel, le résultat de la comparaisoa conduit immédiatement à la solution du problème.

Les expériences se font de la manière suivante : On assemble un miroir de verre et un miroir du métal à étudier, en prenant soin qu'ils se raccordent par une ligne bien droite, et que leurs surfaces polies soient dans le même plan. Sur ce miroir double, on fait tomber un rayon polarisé dans l'un des deux plans principaux, soit le plan d'incidence, et l'on fait en sorte que le plan d'incidence soit perpendiculaire à la ligne de séparation du métal et du verre. Si l'on désigne par 1 l'intensité commune des rayons qui tombent sur des étendues égales des miroirs, les portions de ces rayons égaux qui se trouveront réfléchies par les deux miroirs seroat a pour le verre et x pou^ ie

métal, a étant égal à . ^ * i .

Recevons normalement ces deux rayons réfléchis sur un spath dont la section principale fasse un angle « avec le plan de ré?

flexion; Fimage réfléchie par le verre en donnera imx aulffs dont les intensités sermit aeos*a et asin^; Il en aéra àé mém» pour X. Qr, en folsant varier convenabiement «, on pourra toujours arriver è rendre l'image ordinaire a coê* m égale à Timage

HÉFLËXION MÉTALLIQDE.

extraordinaire xsin^<x. du rayon réfléchi par le métal; pour cette valeur de a on aura donc a cos^ x ^ x sin^ a.^

co* « ■ . ., ■ . = X

Pour que cette méthode conduise à des résultats certains, il faut déterminer la valeur de l'indice qui convient au miroir de verre que l'on emploie. Une série d'expériences directes a conduit M. Jamin à prendre i,4925 pour valeur de "cet indice.

L'appareil employé par M. Jamin dans ses expériences est représenté fig. 748. E¥v est un cercle divisé horizontal porté à

la partie supérieure d'une colonne solide \\ et sur le centre 0 duquel est assujettie une pièce servant de support aux miroirs. A l'aide de l'alidade Ov on peut faire tourner cette pièce sur elle-même et en mesurer le mouvement. G est un tube fixé au cercle , parallèle à sa surface et destiné à recevoir un prisme de Nicol. CD est un second tube semblable à G mais porté sur un alidade Fig. 749. mobile. C'est dans ce tube que l'on en-

gage le prisme de spath achromatisé à l'aide duquel se font les mesures photométriques. Les axes des tubes CD et G sont tous deux horizontaux quand le plan du cercle EFv l'est lui-même ; ils viennent se rencontrer en un point de la normale menée à ce plan par le centre o. Enfin les positions relatives du polariseur et de l'analyseur sont déterminées à l'aide de cercles gradués AB et ST qiii se fixent en môme temps qu'eux sur les tubes IG et CD.

Dans la fig. 749, P est le tube qui reçoit le polariseur, MM' le miroir, A le tube qui reçoit l'analyseur.

Pour régler l'appareil , on polarise le rayon incident dans un plan très-sensiblement horizontal; puis, on tourne l'alidade sur laquelle CD est fixé, jusqu'à ce que le rayon incident tonribe sur l'analyseur, on éteint rigoureusement une des images et à l'aide d'une petite vis de pression on rend impossible toute rotation de l'analvseur autour de l'axe de CD ; alors on installe le miroir, et après'avoir fait pivoter tout l'équipage mobile ABCD jusqu'à ce que l'angle compris entre les axes des tubes CD et IG soit double de celui sous lequel on veut étudier la réflexion, on règle le miroir de telle sorte que l'analyseur reçoive le rayon réfléchi. Si

If ftSOMS PHOTOUf THIQUES. W

l'image éteinte avant la réflexion ne l'est plus complètement on la fait dp nouveau disparaître en tournant légèrement et de quantités égales le polanseur el l'analyseur, eL on est alors assuré que la lumière incidente est polarisée dans le plan de réflexion. Ce point de départ obtenu, on procède aux mesures décrites pape r)3 i.

On peut éclairer le nicol poiariseur soit avec la lumière d'une lampe transmise par un verre rouiro, soit avec la lumière trèshomogène, mais faible de Talcool sale, soit enfin avec les rayons prismatiques. M. Jamin a successivement employé leulps ces différentes sources. Nous transcrirons d'abord une série de résultats obtenus par cette [jremière méthode et extraits de ses mémoires; ils donneront une idée de la partie exclusivement pbotométrique de ses rechercbed,

TABLEAU DONNANT SOUS TOUTES LES INCIDENCES I L S li \- CINES CARRÉES DES POUVOIKS RÉFLECTEURS DU METAL BAS Miaous POUR LA LUMlÀaE ROUGE POLARISÉE.

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