‹ Leçons de physiqueChapitre 185 sur 293 · KY[(T) - A'»] = - I · texte numérisé non relu

KY[(T) - A'»] = - I

d'où

car M Oit demeuré le môme, puisque le thermomètre n*a pas cliangé.

La méthode de Leslie pourladéterminaUon des pouvoirs émissifs est donc légitime.

L'emploi du miroir réflecteur n*amène aucune complication. Pour en tenir compte dans l'équation d'équilibre, il suffirait de faire croître la quantité « dans une certaine proportion, qu'il n'est pas nécessaire de connaître pour en conclure la proportionnalité des quantités B et • — t.

Fome de 1a fonetîoa c|iiî Um l'intemité de rémimoB à le tenepéretute. — Dans les détails que nous venons de donner sur les échanges de chaleur, nous avons laissé indéterminée la forme de la fonction qui représente le rayonnement, et cette indétermination n'avait aucune influence sur la marche des raisonnements. La détermination de cette fonction est une question compliquée. L'expérience ne donne jamais que la différence des valeurs qu'elle prend pour deux températures déterminées, et lorsque Ton a affaire à des sources un peu, énergiques, l'estimation de leurs températures devient ou très^difficile ou môme impossible. Delaroche avait comparé avec soin les effets produits sur un même thermomètre par un creuset de fér plein de mercure à des températures variables, ou par un lingot de cuivre inégalement échauffé. Ses expériences ont prouvé que la différence f (Tj — f{t) croit beaucoup plus vite que proportionnellement à TexcèsT — 1, mais on n'en avait pas tiré d'autres conséquences.

nebherohet de Duloug et Petit. — liM. Dulong et Petit^ dans le travail si justement célèbre qu'ils ont publié sur les lois du refroidissement, ont assigné à la fonction f{T) la forme exponentielle al*.

TRANSMISSION D£ LA CUALEUB.

Entre 0 et 3o0* environ, le rayonnement propre du verre leur a paru varier proportionnellement à la fonction (4,0077 ou tout au moins il s'est toujours trouvé que, pour cette substance, la différence /^( T) — f{l) a été représentée par l'expression (1, 0077) ' — (1,0077) ou bien par (4,0077)< [(1 .0077)^-' - -|],

MM. Duionget Petit ont encore admis comme résultat de leurs expériences que le rayonnement propre de Targent suivait la même loi de variation avec la température. Nous exporterons et nous discuterons ultérieurement le travail de MM. Du Ion g et Petit; mais ce que nous pouvons: affirmer dès maintenant d'après nos propres expériences, c'est que, si l'on chon be par la méthode indiquée page 574, comment la fonction f (ï) — f(i) varie avec la température, dans le cas où le corps est noirci, on trouve que entre 0 et 200 la forme exponentielle assignée à f[T} par Dulong et Petit convient en effet au phénomène; elle conduit à des résultats d'accord avec I expérience.

§ 4, — TKANSMtSSION DÊ LA CHALBim KATONNANTB. ^

TRAVAUX DE DBLABOCHB.

SectedM» de IMuoehe. — Dans le rmarquabie travail dont nous avons donné Fanalyse, Herschell employait une méthode de mesure toute différente de celle à laquelle Leslie s'est postérieurement arrêté. Pour comparer les intensités de deux flux calorifiques, il les faisait agir dans une enceinte de température sensiblement constante, et beaucoup plus basse (jue celle de la sourœ calorifique, sur uu môme thermomètre toujours placé de la môme manière par rapport au flux incident. Les quantités dont le thermomètre se récliauffaiL dans un njème temps très-court, une minute par exemple, ser\ aient tlf^ mesure à l énergie de la cause qui produisait le rérhauUemeal. La première idée de cette méthode est due a Lambci L

Delaroche l'adopta dans une série de recherches fort imj)orlantes, qu'il publia en 4814 , sur la théorie de la chaleui rayonnante, et pour écarter toutes les objections qu'on eût pu soulever contre elle, il en donna une vérification directe. Il disposa une source de température constante devant un réflecteur sphériquc, et mesura le récliautieuient qu'èpiouvait en une miiiuLe un thermomètre placé au foyer du réflecteur ; puis il recommença l'observalion en couvrant la moitié du miroir, et il vit qu'alors le récliauffement dans le même iem[)s se trouvait réduit à moitié. On peut, au reste, démontrer tiieon({uement f exactitude de ce procédé. Nous renvoyons sur ce point à notre

THANSMISSIOM DE LA CUÂLLLK

Mémoire sur la Détermination de$ pouvoirs absorbants [Am, de Ck, et Phys., série 3, t. xxvii).

La méthode d'Herschelf élant légitimée, Delaroche l'employa ainsi qu'il suit dans l'étude des phénomènes de la transmission de la chaleur à travers les écrans diathermanes.

Pour mesurer la proportion dans laquelle la chaleur d'une source déterminée se transmettait à travers un écran de verre, il plaçait à une certaine distance d'un réflecteur la source dont il voulait étudier le rayonnement, et il disposait un thermomètre au point où venait se concentrer la chaleur réfléchie, il mesurait le réchauffement produit en un temps très-court. Puis il arrêtait l'action de la source, et quand le thermomètre était revenu à son point de départ, il recommençait l'expérience après avoir mis entre le thermomètre et le miroir l'écran à travers lequel la chaleur devait se transmettre. Seulement il follait tenir compte de la légère action que l'écran lui-même pouvait produire après s'être un peu échauffé sous l'action du flux incident. Pour y arriver, Delaroche recommençait l'expérience de transmission après avoir noiroi l'écran. L'eÂt produit était alore presque an* nulé, mais enfin, quel qu'il fût, on le retranchait de celui qu'on avait primitivement obtenu , et l'on était sftr que la diflérenoe ne représentait rien de plus que l'eflét produit par les rayons directement transmis à travere l'écran transparent

En appliquant cette méthode, Delaroche démontra d'abord d'une façon complète l'exactitude d'une proposition déjà formulée par Lambert, à savoir que :

Les rayons calorifiques qui ont déjà traversé un écran de verre éprouvent , en traversant un second écran semblable, une déperdition proportionnellement beaucoup moins considérable que dans leur passage k travers le premier.

11 établit ensuite que :

La quantité de chaleur rayonnante qui traverse immédiatement le verre est d'autant plus grande^ relativement à la totalité de celle qui est émise dans la même direction, que la température de la source qui l'émet est plus élevée. Puis, et comme conséquence de ces propositions, il reproduisit cette vérité fondamentale, formulée et démontrée antérieurement par Ilerschel! et Prévost de Genève, à savoir que la chaleur est compo<t'L' de plusieurs radiations ditlérentes, dont les iulensiles ont entre elles des rapports qui dillèreiU suaauL la leaipcralure de la source qui l'émet.

Les deux tableaux suivants extraits du Mémoire de Delaroche coDrinnenl ces propositions.

k TBàViaS LB VERBE. HISTORIQUE.

TABLEAU FAISANT GONNAItRR LBS PROPORTIONS DANS LESQUELLES UN MÈVLE FLUX DE CHALEUR' SE TROUVE TRANSMIS SOIT PAR UN SEUL ECRAN DE VERRE, SOIT PAR L^ENSEMBLE DE CET ÉCRAN ET

d'un autre qui lui est identique.

A,SCBNSION DU TUEHMOMÈTRE

FKOPUBTtON dt

clialeur teMunlM.

Pas d'écr»o.

ier«n tKmntpartnt.

Kcrau aoirci.

i'Ai <i écr&u.

Uuuble écran.

Ml

Ainsi tandis que le premier écran ne laisse passer que les 0,t3 (le la chaleur de la source, le second transmet environ la moitié de celle qui lui arrive par transmisâion à travers l'autre.

TRANSMISSION DK LÀ ClIALEUK

TAULEAU FAISANT COXNAÎTRK LKS PROI'ORTIONS DANS LESQUELLES UNE Mlhti: LAME UE VERHE LAISSE PASSEA LA CUALËUR VENUS DE DIFFÉRENTES SOURCES.

C /\ 1! B O V tt

ASCENSION DU TUBHMOMBTRE

F&OPORTIOI

dant laQvelle

la chaleur eti tramoilae.

point d'écran.

fcrnn de verre irempayent.

Écran noirci.

Creuset plein de

mercure à liii». .

Gnutet pl^n de

n«iciitt à 846*. .

Lingot de fer à

Lampe d' Argand sans

Lampe d'Argand avec aa cheminée.. ..

La chaleur traverse donc le verre d'autant plus aisément qu'elle vient d'une source à température plus élevée. C'est après avoir prouvé cette proposition que Delaroche ajoute « qu'on ne peut s'empédier de voir dans ce phénomène un motif assez puissant à joindre à ceux d'après lesquels plusieurs physiciens s'accordent à regarder le calorique comme une modification de la lumière ou plutôt la lumière comme un éial particulier du calorique. »

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