‹ Leçons de physiqueChapitre 188 sur 293 · THERMO-ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

THERMO-ÉLECTRIQUE

celte publication, et ce fut réellement Melloni qui app'iqua à l'étude de la chaleur rayonnante le précieux appareil dont qous venons de faire connaître le principe.

La figure \i peut faire coaiprendre la forme que Melloni lui avait définitivement donnée.

A la pile P et au galvanomètre G sont ajoutés différents systèmes d'écrans Iv, K' et de supports,

Li pile, les écrans, les supports sont montés sur des pieds à coulisse, et ces pieds peuvent se mouvoir le long d'une règle solide en cuivre RR', bien dressée, qui rend solidaires toutes les pièces de l'appareil.

Pour mieux faire comprendre l'usage de cet appareil, nous indiquerons rapidement ccniment M. Melloni l'a employé à l'élude de la transmission, de la réflexion et de la réfraction calorifique.

La première précaution à prendre est de mettre le galvanomètre au zéro, c'est-à-dire d'amener le zéro de la graduation soit rigoureusement, soit très-approximativement au-dessous de l'aiguille supérieure; Topération se fait aisément par le moyen d'un pignon à l'aide duquel on peut faire tourner à la fois le cadran gradué et le faisceau des fils conducteurs qui lui sont invariablement liés.

L'appareil étant ainsi réglé, s'il s'agit de trouver dans quelle proportion le verre laisse passer la chaleur venue d'une lampe S, on met cette lampe à une distance de la pile telle que le rayonnement direct ou accru par la lentille L produise une déviation de 25° ; puis on pince :

V Conlre la pile, un écran percé d'une ouverture un peu moindre que la surface de cette pile;

m U8A6K8 DK L'APPARtlL

2* Contre ré<Tan. un snppoii <i<'sîin(^ i\ porUT la lame de v^rre;

3<» Fn avant du .-Lip{>ort, un petit écran à ^enou à l'aide duquel on pciU ifîlorf ('[itiM ou permettre l'arrivéi' du rayon sur la pile.

Gràcf^ à (■('> (li'>p(Hiiions, on peuf 1res- i\i}udeinent mesurer plusieurs fois de suile et la déviation produite par le ravormement direct et celle qu'oa obtient en interposant devant l'oriUce

Fig. 767.

du premier écran la lame dont il s a^it de connaîti'e la diathermanéité, et de ces deux déterminations il est aisé de déduire la solution du problème.

Uétude des phénomènes de la réflexion et de la réfraction de la chaleur exige évidemment une disposition différente; celle que HeHoni a adoptée est fort commode et fort simple.

Supposons qu'il s'agissexie vérifier que les rayons calorifiques se réfléchissent, comme les rayons lumineux, en restant dans le plan d'incidence, et en faisant l'angle de réflexion égal à l'angle d'incidence.

Sur la règle principale on fixe un pied terminé à sa paitîa supérieure par un cercle divisé Afi (fig. 167), dont le centre est dans le plan vertical qui partage la barre RR' en deux parties égales itftraUèlement à la grande longueur. A sa partie inférieure« le pied dont il s'agit soutient une alidade GG' mobile horizontalement autour de la verticale du centre C, et sur laquelle peut se fixer la pile. Pour mesurer le mouvement angu* lairo de Talidade, il suffit de lire sur le cercle AB le déplacement d'une pointe de repère f fixée à la partie supérieure de la tige K que l'alidade entraîne avec elle.

Les choses ainsi disposées, on amène l'alidade au-dessus de la règle principale, et l'on place la source en un autre point de celte règle, lel que le faisceau calorifique qui vient diiecte-

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