I. Fer loca soU
Saia pare formas Terbomm ex ordine red^Unt.
LudlcE, Ut. IV.
it B£i!LKXIÛI<j DU SON.
On Tobeerve eocore lorsque le centre de Tébranlement sonore est entre deux murs parallèles et suffisamment éloignés Tua de Tautre. Les ondes sonores renvoyées de l'un à l'autre peuvent, avant de s'éteindre, impressionner un grand nombre de fois l'oreille d'un observateur placé enlre les deux murailles.
En ces circonstances, il arrive d'ordinaire que les Impressions successives reçues par l'organe vont en s'affiaiiblissant g^dueUe* ment, comme s'aflfoiblissent les images multiplels d'une lumière placée entre deux glaces parallèles.
D'autres fois, les échos peuvent renforcer le son. Si, par exemple, plusieurs obstacles sont disposés de manière à renvoyer au même instant à l'oreille la portion de l'ondulation qu'ils réfléchissent, il se pourra faire que la somme de tous ces échos impressionne l'oreille de l'observateur plus fortement que le son direct lui - môme.
On cite toujours à l'appui de cette assertion l'effet que l'oa observe dans les salles ou galeries auxquelles on donne une forme ellipsoïdale. Quelques paroles prononcées à voix basse en l'un des foyers de ces ellipsoïdes sont distinctement entendues à l'autre foyer; elles ne le sont en aucun autre point, même beaucoup plus rapproché du centre d'ébranlement.
L'ensemble des phénomènes (jue nous vonuiis de décrire prouve d'une manière complète le fait de la réflexion du son; toutefois, il n'psf piis innlile d'indiquer quelques expérience^; à l'aide desquelles (in yn'ui , (]<iiis uQ cours, montrer que les ondes sonores se réfléchissent, et qu elles suivent, en se réfléchissant, les mèwes lois que la lumière.
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Fig. 409.
Lois de la réOéuQa du ion.— Lorsqu'un poiut lumineux est placé aufoyer F ^flg. 409 d'un miroir sphérique concave, toute la lumière qu'il envoie sur ce miroir forme après sa réflexion un faisceau cylindrique, et qui, par conséquent, peut se propager aune distance
I. Le foyer est le point qui partage en parties égales le rayon mené du ceoire C an milieu II du miroir.
KËFLËXION DL SON. 43
ooDsidéralile sans éprouver la déperditioa rapide d^intensilé qui accompagne d ordinaire la propagation sphérique. D'aprèâ cela, s*ii existe, en effet, une analogie complète entre la réflexion du son et celle de la lumière , un son, même de faible inlensiti*, produit en F, devra être entendu à une distance très-considérable du point F par une oreille placée dans l'intérieur du cylindre A'ABB'; une montre peut servir de corps sonore. On la maintient au fo} er à l'aide d'une tige convenablement disposée ; et en tournant Vaxe du miroir dans une direction déterminée , on envoie dans cette direction le son de la montre à une distance beaucoup plus grande que celle à laquelle il arriverait naturellement.
Le àiisceau sonore cylindrique qui se propage ainsi en avant du miroir M peut être aisément réfléchi par un mur, ou plus généralement par un plan solide quelconque. Par exemple, si on le fait tomber sous Tanglo do 45" sur une pUiiiche, il sria lenvo\é à yo* de sa direction primitive, et ce sera alors dans celle nouvelle direction que se propagera le son de la montre.
tfilm, si Ton reçoit le faisceau A'A BB', non plus sur une sorte de niiroii plan, mais sur un autre réflcîcleur spheiique, tloiit l a\e coïncide avec celui du |)remier, tout le mouvement Njnore ira se concentrer au foyer de ce second miroir, et le bruit lie la montre y sera f rès-fortement enteruln.
Pour terminer i exposition des pliénomènes de la réflexion des onde< >ni\nres, nous ajouterons qnchiues détails relatifs à la mamere dont on peut faire voir en j)rojection la réflexion des ondes liquides; les expériences que nous allons décriri^ fomuMit la suite naturelle des premières phrases de ce chapitre. Eïiv> i ( mlent jusqu'à un certain point sensible aux yeux l'exactitude de l'explication que nous avons donnée de toutes les particularités des phénomènes des échos.
Pour rendre visible la réflexion des ondes planes, on prend une petite auge de bois rectangulaire d'environ 50 centimètres de long sur 8 de large et SI de profondeur. On y verse du mercure bien propre» et Ton projette obliquement sur toute la sur- £ice de ce dernier un large faisceau lumineux qui, après 8*étre réfléchi, vient former sur un écran vertical une image rectangulaire oblongue.
Cette image, il est vrai, ne serait pas nettement terminée si on laissait concourir à sa formation les rayons réfléchis sur les bords convexes du bain de mercure; mais on les arrête en plaçant sur Tauge un couvercle de carton ou de bois percé d'une fente rectangulaire de dimensions un peu moindres qpe celles du bain lui-même,
Les clioses ainsi disposées, si Ton vient à frapper très-Iégèretnent Tun des petits côtés de l'auge, on voit apparaître sur le champ lumineux perpondiculai rement à sa grande longueur, plu* sieurs ririrs qui parlent d'une des extrémités, se propagent jusqu*à Kautre limite, et reviennent ensuite sur elles-mêmes. On peut quelquefois observer plusieurs réflexions de la même onde entre les doux bords extrêmes.
Si l'auge avait une forme circulaire, il suffirait d*en toucher le centre, pour que Ton vU du centre de l'image circulaire projetée sur le tableau, partir des ondes qui reviendraient sur ellesmêmes après avoir touché la circonférence du disque lumineux.
Enfin il est bon de remarquer que l'on détermine encore trèscommodément la naissance jde ces ondes en frappant du pied le sol de la pièce dans laquelle on opère.