PROPAGATION DE LA CHALEUR PAR VOIE DE CONDUCTIBILITÉ
g I. —> PUÉNOSf ÈNES FONDAMENTAL'Xg — APPAREIL D*INQËNHOtJS.
Lorsqu'on chautiè un point, une portion déterminée d'un corps athermane, la chaleur se répand dans toutes les directions autour du centre d'échaufîement ; mais le mode de transmission diffère nécessairement de celui par lequel la cliaieur rayonnante se pro- |)agé dans les milieux diathermanes. Dans ce dernier cas, en effet, la j^ropagation est presque instantanée, tandis qu'elle est ordinairement lente dans l'autre. Conforinément aux uaagea reçus, nous dirons que dans les corps athermanes la chaleur se propage par voie de conducCibiiité, et nous allons indiquer quelques-uns des résultats auxquels on est arrivé dans l'étude de ce mode particulier de transmission de la chaleur.
Nous rappellerons d'abord, comme feiit d'expérience généi^ale, que les corps différent beaucoup les uns des autres au point de vue de la &cilité avec laquelle ils conduisent la chaleur : lorsqu'un charbon de bois de un décimètre de loirgueur est bien incandescent à Tune de ses extrémités, on peut le prendre par i'autre sans ressentir de sensation de chaleur particulière;' il en serait fout autrement s'il s'agissait d*un eylihdre de fer de même dimension.
. On sait encore que Ton peut poser 1â maiti sui^ uti bloé dé bois <ie t<H plus froid que le corps sans éprodver de séusation dés^ agréable, tandis qu'en opérailt dé même avec un bloc de dulVrë t)tt knème de marbre, on éprouverait uii refroidissement qili àé^ Viendrait bieiltdt insuffportable.
On emploie ordinairement, pour mettre en évîdetice lés diffé-^ lances de conductibilité des corps pour la chaleur, un appareil dû à Ingenhous et qui consiste en une caisse dé cuivrc rectangu^ laire, oblongue, d'environ 2 ou 3 litres dé capiacité, et sur une des parois de laquelle sont implantés normalement de petits cylindres bien égaux entre eux, mais de ilaLures différentes. On recouvre