‹ Leçons de physiqueChapitre 239 sur 293 · KT PAR CELLE DE L'ELEMENT · texte numérisé non relu

KT PAR CELLE DE L'ELEMENT

GOfiOUCTIBIUTisi D£S CORPS POUR LES œURANTS.

§ 4.<^IllFtir8NGB DU CIBGUIT BXTBlIfBIfR m f/RiTENSITi

DBS GOURANTS.

L'intenaité du couiunt que produit un électtHHRioteur déter*miné varie «vec les dimensions et ia nature du circuit extérieur à travers lequel se complète la circulation électrique.

On emploie très-commodément les rhéomèlres ordinaires pour démontrer celte proposition; mais Texactitude en avait été éta*» blie longtemps avant la découverte de l-action des courants sur les aimants. Ainsi, d'après Biot {TntUé de physique eœpérimm* taie e4 maihématique), une pile très-propre à donner des commotions assez énergiques à un observateur qui eii touchait les deux pdies avec les mains mouillées, ne produisait plus d'effets physiologiques sensibles lorsqu'on introduisait dans son circuit une eolomie d'eau de faible section et de quelques centimètres de long.

D'autre part, h l'époque où Biot écrivait le récit de cette observation, Gay-Lussac et Thénard avaient déjà remarqué que la quantité de gaz dégagée dans un voltamètre en un temps donné varie considérablement, suivant la nature des substances dis*soutes dans l'eau dont ce voltamètre est rempli. Dans leurs expériences, elle devenait nulle quand lo liquide iuLerposé entre les pôles n'était |)lus (}iig de i'eau pure.

Enfm, la iriaiuie de l'École polytechnique, en se déchargeant à travers une chaîne de quelques personnes, ne donnait qu'une faible secousse aux expérimentateurs situés au milieu de

IIÉSISTANCE DES CIRCUITS.

la chaîne, tandis que Gay-Lussac fut souffrant pendant fdus de vingt-quatre heares pour avoir pris seul la décharge de cet appareil. Mais c'est surtout quand on emploie pour source d'élec* tricitc les éléments thermo-éleciriqueaque l'on voit les moindres variations dans le circuit extérieur accompagnées, toutes choses d'ailleurs égales, de changements considérables dans Tintensité des courants produits; aussi Fourier et OErsted insistent forte* ment sur ce point dans leur Mémoire de 4823.

Loit de Vmwj. — Un même appareil électromoteur donnant dans un conducteur extérieur des courants dont l'intensité varie avec les dimensions et la nature de ce dernier, il y avait à chercher sous quelies conditions deux conducteurs différents employés successivemiBnt pourrévair les deux pôles d'une môme pile sont traversés de courants égaux. En d'autres termes, il y avait à cliercber dans quelles conditions deux conducteurs sont équivalenis et peuvent se substituer l'un à l'autre dans un circuit sans qu'il en résulte aucun changement dans l'intensité du cou< rant qui le parcourt.

Davy se posa le premier la question, et, pour la résoudre, il opéra de la manière suivante ; l'appareil électro-moteur était une pile de Woltaston d^un aasex grand nombre d'éléments, et dont l'intensité afiSnUie par une action déjà prolongée était devenue seonblement constante. Le courant passait k travers un voltamètre et décomposait l'eau. En réunissant par un ûl additionnel deux points du circuit, A et B, situés, l'un avant, Tautre après Iq voltamètre, on pouvait, en donnant aux fils de jonction dies dimensions convenables, diminuer peu à peu l'intensité du courant transmis à travers le voltamètre , et faire en sorte que l'action chimique disparût ; quand cette condition était remplie, il suffisait d'allonger un peu le ùl de jonction pour que les gaz se dégageassent de nouveau.

Davy regardait coiiune equivalentti, au point de vue de la conductibilité, les Ois qui, interposés ainsi dans le circuit entre les points A et B, éteignaient l'aclion cljimiquo ci tins le voilamètre, et il reconnut que deux fds de même sub-tance sont équivalents entre eux quand les sections sont proportionnelles à leurs longueurs. Cette loi fondanienlale est identique à celle que nous avons déjà enoaciio page 697, touchant la conductibilité calorifique.

Davy chercha aussi quelles sont les longueurs qu'il faut donner à das fils de même section cL de [laUires diiïcrenli's p(;iir (ju'iis soient équivalonis. et il pritles rapports inverses de ces loiiirueurs pour mesures des rapports existant entre les cooductiiiUués des

CONDUCTIDILITÊS KLECTUIQUES.

métaux dont étaient formés les fils sur lesquels portaient ses observations. D'après cette définition, si l'on représente par c la conductibilité propre d'une subslance, par l et s la longueur et la section d'un fil qui en soit formé, de même par c\ s\ V les mûmes éléments pour un cylindre d*un autre corps, l'équivalence de ces deux fils, au point de vue de la facilité avec laquelle ils

se se'

transmettent l'électricité, sera complète si Ton a = -y-. En ces circonstances, on dit que les deux fils offrent môme résistanco

au courant, et on prend l'expression ~ pour mesure de celte

es

résistance. • •

Expérience de M. Becquerel. Rhéomètre différentiel. —

M. Becquerel, dans un travail imprimé aux Annales de plnjsique et ehiniie en 1826, a fait un emploi remarquable du rhéomètre multiplicateur à la vérification de la loi de Davy d'une part, et à la mesure des conductibilités d'autre |>art.

Concevons un élément électro-moteur AD fig. 798), et supposons que les conducteurs D et C qui recueillent l'électricité aux pôles A et B, se bifurquent chacun

en deux autres, c et c' pour l'un, d et d' pour l'autre, sous la condition que le circuit Cen' soit identiquement pareil au circuit \)d'm\ et que de même Ce'/// soit identique à D^///.

Puis supposons deux autres fils, F et F', identiques entre eux et du ne longueur assez considérable; enroulons ces deux fils F et F' sur le cadre d'un môme rhéomètre G,

de manière qu'ils forment un même Fig. 7ys.

nombre de tours et que les deux

circuits qui résulteront de leur enroulement ap;issent d'une manière identique sur Taiguille de l'appareil , au cas où ils seraient traversés par des courants égaux.

Concevons enfin quatre godets, m, m\ n, pleins de mercure.

En /// et m' on fait plonger les deux extrémités du fil F, en // et n' celles du fil F', puis on fait plonger e' et d' en m et ///', et c et en n' et n; e et c' étant identiques avec d et r/', les deux fils Fet F' sont traversés par des courants identiques; dirigés en sens inverses, l'aiguille reste au repos.

AlF.SUnR DES CÛNDUCTIBILITES.

Établissons maintenant entre met tu' d'une part, entre n et « do Tautre, des communications ù Taidc de deux nouveaux (ils que nous appellorons T et T'.

Lorsqu'on faisant varier la longueur de l'un d'eux, on aura ramené l'aiguille au repos, ers fils T et T' seront équivalents au point de vue do leur action sur le courant. Pour ces deux fds, es es'

les produits , considérés et définis à la page précédente,

se s' c' c seront égaux, et de l'équation -t- = — , on déduira le rapport — .

Nous ne nous arrêterons pas sur la discussion de ce procédé,

mais nous appellerons Tatlention sur le principe duquel il

dérive, savoir, que quand un courant se j>arlage entre plusieurs

circuits, il leur donne dos courants partiels égaux lorsque leurs

résistances sont identiques.

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