PAR LES COURANTS ÉLECTRIQUES
la chaleur spécifique do ces fils sont respectivement c, p, 7 po^r Tun, c\ p', 7' pour l'autre, etc., les quantités do chaleur qui y
seront développées seront entre elles comme —, ~, ^» ®^ '^^ élévations de température correspondantes comme
Elles seraient donc sensiblement en raison inverse des quantités c, c\ c", si, pour les métaux étudiés, les produits p^, étaient à peu près égaux.
Enfin, tout ce qui facilite la déperdition de chaleur à Texlérieur diminue l'élévation do température que le fil tend à prendre sous l'action du courant qui le traverse. Ainsi un fil qui sous l'action d'un courant devient incandescent dans Pair peut cesser de l'être dans l'hydrogène, à cause de la grandeur du pouvoir refroidissant de ce gaz.
Nous terminerons cette étude de la chaleur développée par les courants, en décrivant un phénomène très-curieux découvert par Peltier, mais dont jusqu'ici l'explication n'a pas été donnée.
Recherches de M. PeltSer. — Quand deux fils métalliques sont soudés par une de leurs extrémités ol font partie d'un circuit, si un courant traverse la soudure en suivant une direction opposée à celle du courant thermo-électrique qui proviendrait
de réchauffement de cotte soudure, alors, par le seul fait de la transmission du courant extérieur, la température de la soudure s'élèvera toujours au-dessus de celle des points voisins. Ello s'élèverait moins, et pourrait même s'abaisser au-dessous
7i8 ACTIONS DES COURANTS ;
(lu milieu ambiant si le courant extérieur avait eu une direction identique à celle de courant qu'aurait produit un échauffement donné à la soudure. Pour mettre ce fait en évidence. Pelletier introduisait deux couples bismuth-antimoine ah, b'a' ^fig. 806) dans les deux boules d'un thermomètre différentiel, et il joignait les deux éléments antimoine par un fil de cuivre D,DD', les autre» par un second fil c; en faisant circuler un courant dans le circuit, il échauffait l'une des soudures, celle que le courant traversiiit en passant de l'antimoine au bismuth, et refroidissait l'autre. Ces différences de températures détorminaientdans l'index du thermomètre une déviation qui changeait de sens en même temps que le courant.