‹ Leçons de physiqueChapitre 250 sur 293 · CHALEUR PRODUITE · texte numérisé non relu

CHALEUR PRODUITE

tité les quaotités d'électrictié employées dans chaque déchaîne, et, parsuile, estimer rinfiaeoce que la résistance do chaque spirale exerçait sur le développement de chaleur dont elle était le siège.

Heoherahet de M. Jonla et de H. Ed« Beoquerel. — Quelque tempe après la publication des premières recherches faites par M. Riess sur le développement de chaleur dans les fils métalliques traversés par les décharges des condensateurs, M. Joule entreprit une série d'études analogues sur Taction calorifique des courants voltaïques. Les fils dans lesquels se développait ractiou caloriûque du courant étaient roulés en hélice autour de tubes de verre et plongés dans de petits calorimètres à eau. La chaleur qu'ils abandonnaient à ces appareils pendant un temps déterminé était partiellement employée à en élever la température et partiel* lement perdue par leur refroidissement è rextérieur. Ces deux portions pouvaient être données par Tobservation, et par suite on pouvait évaluer la chaleur dégagée par le courant dans le ûl du calorimètre pendant le temps de Texpérience.

Il résulte dés expériences de M. Joule él de celles qui ont été faites depuis sur le môme sujet par M. Edmond Becquerel, que la quantité de chaleur produite dans un iil iiielallique par un courant voltaïque est proportionuelle au carré dé l'intensité de Ce courant et à la résistance élecU it^ue du fd qui s'échauffe.

Ces lois sont toutes seaibiables à celles que M. Riess avait établies.

On en deduii aisément une série de conséquences importante^ Iduchnnt l'élévation de tcm{)ératurc des fils traversés par les courants éloclriquos. D'abord, la longueur d'un fd n'intluë pas sur le degré d'échaullement que peut lui communiquer un courant d'intensité déterminée. En eiïet, si la seclior> du tii e?l constante, là chaleur totale qui s'y trouve développée est proportionnelle à sa longueur, puisqu elio l'est à sa résistance. D'autre part, lé poids de ce fil est aussi f)r()[)orlionnei a sa longueur; ainsi lé poids el la quantité d(* chaleur qui le doit échauller varietit danâ le même rapport. L. élévalioa de température est donc constante. , L'échauiïement est en raison inverse du carré de la section dd fil. En eiïet, si la section devient n fois plus grande, il en est de même du poids; mais en ces circonstances la résistance du ûl, et par suite la chaleur produite sont 71 fois plus petites. Ainsi, une quantité de chaleur n fois moindre se porte sur un poids n fois plus grand. L'élévation de température qui en résuite est donc fois moindre que si la section n'avait pas varié.

Que l'on transmette un même courant à travers plusieurs fils de même section, de même longueur, et ayant sénsiblement même pouvoir émissif» si la conductibilité, le poids sfléciûque tit

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