ACTION DE LA TERRE
blable à celle que le courant circulaire de rexpérience précédemment analysée exerçait sur la partie horizontale du conducteur complexe de cette expérience, et il est facile de voir que les
Fig. 828. . .
choses se passeraient encore de la mt^me manière si le plan horizontal que CD décrit était simplement parallèle à AB. Quant aux portions verticales de ce conducteur, les actions qu'elles éprouvent de la part du courant terrestre ne peuvent contribuer à son mouvement. La vérité de cet énoncé ressort des considérations suivantes : •
Dans l'expérience à laquelle se rapporte la figure 824, les actions de i et i' sur l'élément a' symétrique de a par rapport à l'axe or, ont une résultante qui tend à donner à l'appareil une rotation de sens contraire à celle qui provient de leurs actions sur a, mais çlle est plus petite qu'elle, et c'est cette dernière qui l'emporte. Mais, si le conducteur fixe était rectiligne, indéfini et situé à grande distance de ZZ', ces deux actions seraient égales et se balanceraient complètement; par suite, le courant équatorial admis par Ampère n'exerce sur les portions verticales de l'équipage degh (ûg. 822) que des actions qui se neutralisent complètement.
Direction d'un conducteur circulaire ou rectangulaire. —
L'action de la terre sur les courants se manifeste encore par des phénomènes de direction d'une netteté remarquable. Que l'on conçoive un cadre rectangulaire, ou un cercle mobile, autour d'un axe vertical passant par leur centre, ainsi qu'on le voit fig. 8?9. Si on les fait traverser par un courant, ils se dirigent de telle sorte que leur plan soit perpendiculaire à l'aiguille de déclinaison, et de telle sorte aussi que le courant soit ascendant dans celle de leur? branches qui est tournée vers l'ouest . Or, c'est précisément ce qui doit arriver si l'hypothè-e d'Ampère est exacte. Considérons en effet d'abord le cas du cadre rectangulaire. Les parties horizontales ne reçoivent sous l'action du courant terrestre que des actions qui s'entre-détruisent et par suite elles sont comme si elles n'étaient pas. Quant aux por-
sua LSS COURANTS,
lions verticales, d*aprùs des raisonnements semblables k ceux de la page 803, il est clair que Tune, celle où le courant est ascendant, tend sans cesse à être poussée le plus loin possible de
Fig. 829.
l'axe, et cela dans le sens où se meut le courant terrestre ; c'est précisément l'inverse pour l'autre, en sorte que l'équilibre n'est stable que quand le cadre est dans la position que l'expérience DOii? a mon irée comme celle dans laquelle il se fixe invariablement.
Quant au circuit circulaire, chacun de ses éléments peut se décomposer en deux autres, l'un vertical, l'autre horizontal, et comme les actions exercées sur les éléments horizontaux s'entredétruisent, 1 action finale résulte seulement de celles qui sollicitent les éléments verticaux, et ces dernières produisent un effet semblable à celui que nous venons d'analyser dans le ca3 du cadre rectangulaire.
Solénoïde». — Si, au lieu d'étudier isolément la direction que picnd dans l'espace un de cp< ciri uit< ([ue nous venons de considérer, on en réunit deux par une sorto de traverse perpendiculaire à leurs plan? et mobile horizont-iloment autour de son milieu, il est clair que, les courante circulaires se plaçant perpendiculairement à l'aiguille de déclinaison, la traverse se dirigera parallèlement à cette dernière.
La réalisation d'un pareil conducteur ne présente aucune difficulté ; ia figure 830 montre comment doit être pb^ ie fii de cuivre