ACTION DE LA TEHAE
qui lefoi^. |)artie> fy el cd, sontd'un roèmecôtédu plan ûao'. Il est clair que toute action d'un courant extérieur quc^lconquê«ur
Fig. 830.
l'ensemble des portions he et ef du conducteur total est nulle d'elle-même, en sorte que l'appareil est bien en réalité l'ensemble de deux cercles perpendiculaires à une tige commune mobile horizontalement, ce qui est notre hi'pothèse.
Au lieu de revenir en droite ligne de e et /je fil conducteur pourrait accomplir ce trajet en se contournant en hélice régulière et sans point de rebroussement. Chaque four de l'hélice équivaudrait alors à un courant circulaire semblable à o ou à o', et perpendiculaire comme eux à la direction ef, et en plus à un élément
de courant rectiligne dirigé suivant ef et qui serait la projection même dé la spire sur cette direction (voir fig. 834). L'appareil se dirigerait alors comme le conducteur plus simple que nous avons considéré d'abord, seulement il le ferait avec plus d'éneri^ie.
Si, au lîeu d'être suspendue comme nous rayons jusqu'ici siiipposé, cette hélice conductrice, ce cylindre électro-dynamique est mobile autour d'un axe horizontal passant par son contre de gravité et perpendiculaire au méridien ni;ii2:nétique, on le voit se diriger comme' rai.!2uille d'inclinaison. En un mot, sous l'aclion de la torre, il se comporte comme un véritable aimnnt : il se comporte aussi comme un aimant sous l'action d'un courant élec-
Fig. 831.
SÎTR LES COUnANTS.
triqup. Il tond en efîet à se mettre en croix sur ce courant cl son pôle austral, celle de ses extréniités qui se diri.î^e naturellement vers le nord passe à la gauche du courant. Sur un aimant, il agit comme lèverait un autre aimant; ainsi, celle de ses extrémités qui se dirige vers le nord, son pôle austral, repousse le pôle austral d'un aimant ordinaire et en attire le pôle boréal. Enfin, entre les extrémités de deux appareils de la nature de ceux que nous étudions se manifestent des attractions et des répulsions identiques à celles qui ont lieu entre les pôles des aimants.
Tel est l'enchaînement des faits et des idées qui de Tobservation de l'action réciproque de deux conducteurs voisins a conduit Ampère à sa théorie sur le magnétisme terrestre et sur la constitution des aimants. Pour Ampère, les molécules des corps sont entourées de courants électriques; les procédés d'aimantation orientent ces courants et la force coercilivc maintient cette orientation. D'après cette idée, abstraction faite des réactions mutuelles de ces courants élémentaires, un
barreau aimanté pourrait être considéré comme un faisceau de cylindres électrodynamiques de largeur infiniment petite, parallèles entre eux, ayant tous leurs pôles de môme nom à la même extrémité du barreau et le pôle contraire à l'autre. Seulement il est à croire que dans le voisinage des extrémités, l'orientation des courants élémentaires éprouve des perturbations causées
par leurs actions réciproques, et Ampère admet H|HHHH que ces perlurbations se traduisent par une ^^g. «3^. sorte de flexion des filets électro-dynamiques élémentaires, flexion qui, à partir de l'axe du barreau, les ferait diverger ainsi que le représente la figure 832.
Il est facile, au reste, de voir qu'un pareil assemblage de solénoïdes doit se comporter sous l'action d'un courant extérieur comme le font les hélices de la page précédente Si, en effet, on conçoit une section perpendiculaire à l'axe du faisceau, elle coupera trois solénoïdes contigus suivant trois petits cercles tangents entre eux et dont les points de contact seront les sommets d'un triangle curviligne, suivant les trois côtés duquel chemineront trois courants élémentaires dont l'ensemble n'éprouvera aucune action d'un courant quelconque situé à une distance un peu notable. Un pareil courant n'aura donc d'action efficace que sur les portions des courants moléculaires qui sont au périmètre de la section , et par suite ne sont juxtaposés à aucun courant contraire.
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