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INDUCTION D'UN COURANT

Les étincelles qu'on obtient lorsqu'on ouvre le circuit d'une

pile d'un pelil nombre d'éléments, sont en général assez faibles. Toutefois, elles peuvent acquérir un éclat remarquable quand dans le circuit est intercalée une bobine un peu longue. En ces circonstances, l'observateur qui tient le ûl métallique en B et C (fig. 848) éprouve une commotion assez violente au moment où il ouvre le circuit en ab.

M. Faraday, M. Jenkins et Masson, ont à peu près simultanément observé ces phénomènes; Masson en a fait, dès -1836, le sujet d'une série d'études.

On admet que ces effets sont dus à un courant d'induction qui se développe dans le circuit et surtout dans l'hélice au moment où la rupture se produit en ab. Ce courant induit particulier passe de B en C à travers le corps de l'opérateur et prend le nom d'extra-courant. L'intensité des effets qu'il peut produire se trouve notablement accrue lorsqu'on introduit un faisceau de fils de fer doux dans la bobine. Elle diminue beaucoup au contraire lorsque, dans le voisinage du circuit où il prend naissance, se trouve un autre circuit fermé dans lequel l'action inductrice peut produire ses effets ordinaires.

Pour faire passer par le conducteur qui joint B et C une succession régulière et rapide d'extra-courants, il suffit d'employer, pour ouvrir et fermer périodiquement le circuit en ab, une roue analogue à celle que nous avons décrite page 737. Masson, qui a imaginé ce moyen, a remarqué que, pour une vitesse convenable do la roue interruptrice, l'observateur qui tient le conducteur en B et en C éprouve dans les mains une contraction violente ot qui l'empêche de lâcher le conducteur. • • . •

Faraday a établi que l 'extra-courant qui se développe dans le circuit au moment de l'ouverture est do môme sens que le courant primitif. Pour démontrer cette proposition, on joint par un fil conducteur deux points du circuit primitif, tellement choisis que la bobine se trouve sur une des parties du circuit ainsi divisé et la pile sur l'autre.

Un galvanomètre fait partie du conducteur de dérivation, et se dévie sous l'influence du courant qui le traverse. On ramène alors l'aiguille au zéro, et on l'y arrête par un obstacle qui neutralise l'action déviante du courant primitif sur elle, tout en lui laissant la

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