MACHINES D'INDUCTION
§ 4, — SIACUIN£ DE PUll. — • ||ACUiN£ Dft CLAaKB. — *
Le phénomène fondamental de la production des courants d'in* ductîon une fois connu, on a cherché des procédés qui pussent donner facilement et rapidement un grand nombre de courants de ce genre. Les machines que l'on a iouiglnées pour arriver à ce irat peuvent se rapporter à deux types distincts : dans les unes, Tappareil inducteur est un aimant; c'est une bobine dans les autres* " ' ■
La disposition générato des machines de la première espèce a été inventée par Pixii vers 1832; celle de la deuxième, par -Mil. Masson et Br^uet, en 4840.
' La machine de Pixii est représentée fig. ft50.
Elle se compose d'abord d'un aimant en fer à cheval CEO
ayuit 96» Iwanclm'dàrigëM verUcalement .et dans é» positkmB symétriques par rapport au proloiigeinent d'an axe Sjàide UN qui aert à le supporter.
Vig. 850.
L'axe MN porte an pigaon 1 dont les dents engrènent dans oelleB d'ane roae K, en sorte qu'en fiiisant tourner celle-ci on peut imprimer à MN et par suite à CED un mouToment de rotation rapide autour de la verticale du point B. Au-dessus de l'aimant mobile est placé un tiectro-aimant fixe AB, dont les branches sont dirigées suivant les prolongements de celle de l'aimant. La distance des plans horizontaux qui passent par les extrémités de CD et de AB est très-petite, mais elle n'est pis auUe. Les fils de l'électro-aimant se prolooge^vt en ¥X et sont
MACHIffS DE PlIII.
ftsés m moDUBU de boi« qui encadrent et eoalîeonent Umtt fappareil.
Voici comment cette machine reDcUonne. Supposons I aiinaat iouDobUe depuis un certain trapa an-defieoaa du fer à dieval. Ce dernier eat alors aimanté et présente, par eiemple, on pôie anatral en A, un pâle boféal en et ai nous aopposoiis le fil Ciiaant an eircnit complet, aucun courant ne traverse eacore. Mais taisons tourner la manivelle, le magnétisme décroît dans le Cardooif et le fil qui TenTeloppe eat traversé d*an courant direct, c'eat^-dîre d*iin courant qni produirait nn pôle austral en A-
Att moment où Talmant arrive à 90* de sa position première, c*eet-è-dîre quand le plan de ses branches est perpendicnlatre à celai dn fer à cheval, ce dernier rentre a l'état nentrOt et, la rotation continuant^ Il a'aimante en sens contraire: un pôle boréal se développe en A, un pôle austral en B, et l'intensité de ce nouvel état magnétique va croissant à mesure que les pôles de Taimant se rapprochent eux-mêmes des extrémités du 1er doux. Le fil est alors traversé par un courant inverae, c'est-à-dire par un courant qui tendrait encore à développer un pôle austral en A. Ainsi, pendant toute la première demi-révolution de l'aimant, le fil a été traversé par un courant conservant le même sens. Le aens change à ht demi-révolution suivante et ainsi de suite. Si le drcuit dont le fil de l'électro^aimant forme la partie principale est terminé par le corps d'un animal, ce dernier éprouvera des effets dont Fintensité dépendra de la force de l'aimant, des dtmensiona du fer doux et surtout de la longueur du fil qui l'enveloppe. Si l'on frotte les extrémités opposâs du fil XX, de manière à les joindre et à les séparer brusquement, oo verra des étincelles jaillir entre elles.
Rnfyn, si un voltamètre, l'eau y sera décomposée, mais les gaz seront mélan{?és.
Pour les obtenir séparc'S, il suHit d'avoir recours à un cominutiitoui il chaque demi-révolution de l'aimant, détruise dans le circuit extérieur a la Lobine, l'inversion que tend à v éprouver le Hens du courant. Les courants ainsi ramenés à a\oir une iluociion conalanlc produisent facilement les phénomènes d'aimuntation, et ceux de F incandescence de fils.
Le premier commulalcur adopté par Pixii rappelait beaucoup ceux (ju'Ampère avait imaginés pour ses expériences.
il se composait (ûg. 851) d'un axe isolant abj portant deux traverses conductrices qui se terminaient à leurs extrémités par des fiches également conductrices A, ^, e, f.
Les fiches ^ et « étaient reliées par des fils de cuivre très*
MACHINE DE PIXII.
flexibles à deux bornes fixes, 1 et 3 servant de rhéophores.
Au-dessous de l'équipage mobile abghef, étaient disposées deux lanières de cuivre conductrices sSj rr, se coupant en croix, mais sans se toucher métalliquement au point de croisement.
Fig. 851.
L'une communiquait par la borne 2 à la première extrémité du fil de l'électro-aimant et l'autre à la seconde. Un excentrique FG (fig. 852) qui, pendant la moitié de la rota-
■ tion de l'axe MN (fig. 850), venait presser contre le levier c (fig. 851), forçait, pendant la demi-révolution correspondante, les tiges f et ha toucher les lanières en p' et en s, et pendant l'autre demi-révolution le contact avait lieu au contraire entre ces lanières et les fiches e et g. Enfin, la posi- ^jj^ tion de l'excentrique était réglée de façon
que ce changement dans les contacts coïncidât avec le passage de l'aimant sous l'électro-aimant, c'est-àdire avec l'inversion du courant d'induction dans les fils de ce dernier. Par cette disfwsition, au moment où changeait la nature de l'électricité arrivant par V (fig. 851 ), changeait aussi le rhéophore auquel elle se trouvait conduite. Par conséquent, enfin, chacun des rhéophores 1 et 3 recevait toujours la môme sorte de fluide.
On a depuis appliqué à ces machines un commutateur plus simple et qui se retrouve employé dans un grand nombre d'appareils électro-magnétiques.
Sur une partie AB de l'axe de fer MN (fig. 853) on fixe une bobine de bois ou d'ivoire isolant aa et sur celle-ci, 1° une bague